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Whitney, documentaire de Kevin Macdonald (2018)

Whitney : les lendemains qui déchantent

5/5
4/5
 

 

La dernière fois que j’ai vu
Whitney, elle était ravagée. Elle participait à l’émission Star Academy,
il y a quelques années. Un jeune chanteur lui exprimait son admiration
et elle opinait du chef, l’air absente.

Je connais assez peu la chanteuse. Je me souviens juste qu’en 93, I Will Always Love You était en haut des charts, et qu’on passait la chanson (l’album, en vérité) en boucle dans les boums de l’époque. C’était la chanson où on dansait comme des nazes, à tenir l’autre le plus à l’écart possible, par les épaules.

Moi, j’avais des cassettes. Deux de ses albums dans mes boîtes. Le fameux album Bodyguard, bien sûr. Mais aussi l’album Whitney, que j’ai pas mal écouté.

Je vais me faire basher sur le web d’écrire ce qui vient, mais j’étais plutôt fan de sa concurrente (honnie par ses admirateurs, bien sûr), une certaine Mariah Carey. Elle m’a fait vivre mon premier concert à 14 ans. Comme Whitney, elle avait commencé par des morceaux inspirés du gospel avant d’embrasser la pop.

Le film Whitney est une belle surprise. Surtout quand je me souviens du dernier film vu de Kevin Macdonald.

Kevin Macdonald, réalisateur du documentaire Whitney (2018)
Kevin Macdonald, réalisateur du documentaire Whitney (2018)
 

Ici, le cinéaste a fait des recherches, et l’on apprend beaucoup sur cette Miss Perfection (mannequin, chanteuse puis actrice) pas si parfaite au final. Point d’hagiographie de Whitney, juste une chronique passionnante qui est aussi celle d’une époque. Le montage est splendide et imite le clip : en quelques images fugaces, on replace les chansons de Whitney dans un contexte politique et social.

Par des témoignages francs, Kevin Macdonald dresse un portrait nuancé de l’idole, qui finira tuée par la drogue qu’elle a consommée dès les années 80. Cette drôle d’époque où les boîtes de nuit sentaient la poudre sans qu’on y trouve rien à redire.

Elle a su se réinventer, Whitney. Quitter le gospel pour la soul puis la pop.  Elle n’a pas eu le temps, comme Mariah Carey citée plus haut, de passer au R&B (ni de se déshabiller sur ses covers d’album, d’ailleurs).

 
Jesus Loves Me, avec le recul, résonne avec amertume.
 
 
 
 

Adulée et détestée, parce que trop belle, trop douée, et pour certains, trop noire (ou pas assez aux yeux de certains Afro-Américains), Whitney est une idole contrastée, passionnante. Retracer sa vie était une idée formidable pour ce documentaire qui se suit, du coup, comme un film à suspense. Jusqu’au scoop final, que je ne révélerai pas ici.

De son enfance musicale à ses amours complexes, de son sommet à sa chute, la vie de Whitney a des airs de fiction. Whitney, c’est l’ascension et la chute.

Une ascension sublime, une chute dans les ténèbres.

Et vous, que pensez-vous du film ? Dites-le en commentaire !

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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

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