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TED 2: LE RETOUR DU NOUNOURS QUI PARLE

Un Ted qui manque d’insolence

Qu’il est mignon, Ted. On dirait l’ours Cajoline.

Bilan de ce deuxième épisode: Ted est moins insolent, moins mordant, que dans le premier opus. Il a un côté Disney quand il est triste, ou quand il se réjouit pour son copain John ait trouvé une nouvelle meuf.

Amanda Seyfried dans Ted 2
Amanda Seyfried dans Ted 2

C’est Amanda Seyfried qui remplace Mila Kunis dans le premier rôle féminin. Ses yeux bleus globuleux lui valent le doux surnom de « Gollum. »
L’avocate, aussi irresponsable que ses clients, rappelle un peu Fiona dans Shrek.

Ted est-il une personne ?

Voilà le problème: le prétexte de ce deuxième opus est de savoir si oui ou non Ted est une personne. L’occasion de faire du Clarence Darrow, à savoir jouer les avocats des grandes causes perdues. Darrow était spécialisé dans les droits civiques, et c’est de cela qu’il s’agit pour Ted.
C’est drôle, dans le premier épisode, on ne se posait pas la question. Il parlait, ressentait, jouait avec son pote John et était même l’invité d’émissions télé. Dans le numéro 2, il doit se battre pour récupérer ses droits civiques.
Scénario bien mince, mais émaillé de quelques scènes amusantes. On trouvera plusieurs références à la culture populaire, notamment Jurassic Park pour le champ de cannabis.

On reconnaît aussi une référence à Roger Rabbit, la chanson à laquelle on ne résiste pas. C’est « Sweet Caroline » dans Ted 2. Pour Roger le lapin c’était « On rase gratis. »

Ted 2 essaie de parodier la morale à l’américaine, mais reste trop proche des films habituels pour réussir. Sa parodie de la télévision ne convainc pas non plus.

Ted devient moraliste

Cet épisode essaie de faire dans la dérision en parlant de Samuel L. Jackson comme l’acteur noir que l’on voit dans tous les films. Il invite cependant en guest star un certain Morgan Freeman qui, depuis longtemps, se contente de donner une caution de sérieux à de mauvais films.

Le comble: Ted 2 fait dans le moralisme, tels les pires films familiaux qu’il prétend dénoncer. La dispute entre Tami-Lynn et Ted en début de film ressemble à une mauvais sitcom. Plusieurs scènes se voudraient loufoques mais ne sont qu’outrancières.

Flash Gordon tombe dans l’auto-caricature, plus camé que jamais.

Les références à l’actualité récente (Robin Williams, Charlie Hebdo) ne sont pas très drôles, tout comme ce comedy club que le film cherche à moquer.

Quelques bons gags quand-même

Il reste tout de même quelques gags inattendus, et des répliques hilarantes. Certains running gags sont un peu lourds, et l’humour graveleux est à l’honneur, mais s’est ramolli, semble-t-il, par rapport au premier épisode.

Les références au premier opus raviront sans doute les fans, et certaines répliques vont rester cultes.

Bref, Ted 2, ça se regarde, c’est même assez marrant à voir entre potes pour se détendre, mais l’ours, hélas, s’est assagi, quand l’insolence faisait le sel du premier épisode.

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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

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