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Parlez-vous séries #3 : Le Syndrome Chuck Cunningham

Parlez-vous séries #3 : Le syndrome Chuck Cunningham

Le « syndrome Chuck Cunningham » est né dans les séries dans les années 70. C’est la marque ultime du manque de respect d’un scénariste pour son personnage. Hélas, ce syndrome arrive fréquemment depuis son apparition. Découvrez donc dans cette vidéo ce qu’il est, avec quelques exemples notables (transcript ci-dessous) :

Transcript :

Bonjour les addicts ! Bienvenue sur Le Binge Doctor.

Aujourd’hui, je vous parle d’un nouveau syndrome qui touche des séries. On pourrait l’appeler le « syndrome de la grosse feignasse » parce que niveau « waouh je suis scénariste, mais je m’en bats les steaks de mes persos », ça se pose là.

Mais comme nous sommes entre gens civilisés, on va l’appeler par son vrai nom : le syndrome Chuck Cunningham.

 

Le syndrome Chuck Cunningham : la paresse d’écriture à son paroxysme

Qu’est-ce qui se passe quand vous créez un personnage, et qu’ensuite vous savez plus quoi en faire ? Ben, il y a plusieurs solutions : tu l’envoies se dorer la pilule au Chili, tu l’envoies en séminaire de méditation au Tibet, tu le fais tomber d’une cage d’ascenseur… Enfin bref, la moindre des choses, c’est quand même de trouver une excuse bidon.

Mais non, pourquoi se casser le cul quand on peut simplement supprimer le personnage sans explication ? Et tant pis si ça devient aussi cohérent qu’un scénario dans Lost.

Ainsi, le monde continue de tourner sans que personne ne s’aperçoive de la disparition du personnage… personne sauf le public.

 

Les premières apparitions du Syndrome Chuck Cunningham

Ce phénomène date au moins de 1971 avec la sitcom The Doris Day Show. A la fin de la saison 3, Doris Day n’a plus envie de jouer une mère de deux enfants qui vit à la campagne. Du coup, en saison 4, elle devient une femme active à la ville… et sans enfant.

Mais alors, où qu’elle est la cohérence scénaristique ?

COLONEL TRAUTMAN (RAMBO 3) : Dans ton cul !

Toutefois, ce syndrome tire son nom de la sitcom Happy Days qui date de 1974. A l’origine, la famille Cunningham a trois enfants : Chuck l’aîné, Richie le cadet, Joanie la benjamine. Sauf que les auteurs ne savent pas quoi foutre du frère aîné. Par conséquent, en plein milieu de la saison 2 : Pouf ! Envolé sans explication !

La série est donc réécrite : en fait, désolé les auteurs se sont trompés, les Cunningham n’ont que deux enfants, haha, c’est con hein ?

Alors les fans se sont dit « mais, euh, où qu’il est passé Chuck Cunningham ? »

COLONEL TRAUTMAN (RAMBO 3) : Dans ton cul !

 

Top 4 des Syndrome Chuck Cunningham les plus WTF

De Erica Hahn de Grey’s anatomy aux soap opera spécialistes de l’exercice, la liste de persos tombés dans un wibbly wobbly wimey timey stuff est énorme.

Néanmoins, il existe un truc bizarre avec ce syndrome : c’est que les scénaristes l’utilisent souvent plusieurs fois au cours de la même série. Par conséquent, la tradition veut qu’on donne un nouveau nom au syndrome chaque fois qu’une série l’utilise.

Pour vous donner un aperçu, je vais vous citer mon top 4 de mes suppressions favorites de personnages.

 

Mandy Hampton : le personnage de trop

En quatrième position : Mandy Hampton de A la maison blanche.

En saison 1, elle est la chargée des relations publiques de l’administration Bartlet. Sauf qu’elle était aussi utile qu’un scénario de film porno. Finalement, elle disparaît sans explication après la saison 1.

Ça a tellement marqué les fans que depuis, quand un personnage disparaît comme ça, on dit qu’il a « pris le train pour Mandyville ».

 

David E. Kelley : le Thanos des personnages de séries

En troisième position : la moitié des personnages de David E. Kelley. J’adore ce mec, il a créé des séries extraordinaires comme Big Little Lies, récemment. Mais c’est un peu le spécialiste des persos biodégradables. Au point qu’on a inventé un nouveau terme : la « Kelleyisation ».

Prenez Renée de Ally McBeal, Alan Lowe de The Practice, ou la plupart du cast de Boston Justice. Ils se sont tous fait « Kelleyisés ».

 

Degrassi : le trou noir 

En deuxième position : tout le cast de la série ado Degrassi. Ah oui, non, là ce n’est même plus un syndrome, c’est une épidémie : à peu près TOUT le cast disparaît sans explication au fur et à mesure des saisons.

C’est ce qu’on a appelé chez les fans le « triangle des bermudes de Degrassi« 

 

Tori Scott : le tour de passe-passe foireux

Et je ne peux terminer cette chronique sans parler du cas le plus WTF du syndrome Chuck Cunningham. En première position : Tori Scott de Sauvés par le gong.

Alors là, on touche au sublime. C’est le triple double piqué salto arrière du foutage de gueule. Lors de la dernière saison de Sauvés par le gong, les acteurs jouant Kelly et Jessie quittent la série. Du coup, que font les producteurs ? Ils créent Tori, un personnage qui est en fait Kelly et Jessie, mais en une seule personne.

MARLA : C’est complètement nul !

Attends, t’as pas vu la suite : lors du final de la série, Kelly et Jessie reviennent. OUAIS !!! Et Tori ? Quoi Tori ? Quelle Tori ? Elle n’existe plus Tori, elle n’a jamais existé Tori.

 

Le syndrome Chuck Cunningham comme conséquence d’une série trop en avance sur son temps

Après il arrive que ni le scénariste ni l’acteur ne soit à l’origine du syndrome. En 1967, le soap opera Love is a many splendored thing a causé une sacrée controverse. C’était un soap qui se centrait sur une femme asiatique qui vivait une histoire d’amour avec un mec blanc. Mec blanc qui en plus est un docteur qui pratiquait des avortements.

Je ne sais pas si vous percutez, mais en 1967, parler de couple mixte et d’avortement, ça a suffi pour transformer les censeurs en Terminator, et à éliminer le personnage et la showrunneuse d’un coup d’un seul sans discussion.

L’anthologie Armchair Theatre avait présenté un baiser mixte dès 1959, et le soap opera Another World en 1964, un avortement. Mais les deux à la fois, c’était une première !

 

Et si on arrêtait d’utiliser le syndrome Chuck Cunningham ?

Si vous avez en tête d’autres séries victimes du syndrome Chuck Cunningham, je vous suggère d’en parler en commentaire.

Bref, le syndrome Chuck Cunningham, qu’est-ce qu’on en fait ?

ARTHUR (KAAMELOTT) : Je lui ouvre le bide de là à là, j’lui sors les boyaux, et je file sa langue à bouffer aux chiens.

Voilà.

 

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