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Miracle Workers, avec Daniel Radcliffe : Dieu merci ?

Miracle Workers, avec Daniel Radcliffe : Dieu merci ?

3 out of 5 stars (3 / 5)
 
Vous avez envie de voir Daniel Radcliffe en ange débordé ? Vous avez envie de découvrir un dieu dépressif sous les traits de Steve Buscemi ? Eh bien vous verrez tout cela dans la nouvelle série proposée par Warner TV, Miracle Workers.
 
Au cinéma et dans les séries, on sait depuis longtemps qu’être Dieu, c’est difficile.
 
Vous vous souvenez de Bruce tout puissant ? Jim Carrey tentait d’être Dieu pendant une semaine avec un succès disons mitigé.
 
 
Mais dans Miracle Workers, on a affaire à Dieu lui-même.
 
Steve Buscemi est Dieu dans Miracle Workers, série créée par Simon Rich (2019)

Steve Buscemi est Dieu dans Miracle Workers, série créée par Simon Rich (2019)

 
Le pauvre homme – si j’ose dire – est dans un triste état face au monde qu’il a jadis créé.
 
Il reste donc là, devant sa télé comme beaucoup d’entre nous devant Netflix : avec sa bière et l’air vaguement abattu.
 

Miracle Workers : les Chevaliers du ciel

 
Pourtant, il n’est pas seul au ciel. Miracle Workers est tourné sur la même logique que The Office : au ciel comme ailleurs, tout est question de gestion administrative.
 
C’est là que Daniel Radcliffe entre en jeu. Il joue un ange, Craig, chargé d’exaucer – ou plutôt de « traiter » – toutes les prières de l’univers. Il vit en ermite, au sous-sol, devant un ordinateur beige qui rappelle ceux des années 80.
 
Daniel Radcliffe (Craig) dans Miracle Workers

Daniel Radcliffe (Craig) dans Miracle Workers

 
Mais attention, Craig ne fait rien de révolutionnaire. En effet, faire quelque chose de révolutionnaire, ça peut mettre en danger la planète entière. Il s’agit davantage d’exaucer des voeux anodins plutôt que des prières. En clair, il classe la plupart des prières comme impossibles, avant de les remonter littéralement à ses supérieurs. 
 
 
 
Mais au sein de cette administration poussiéreuse, qui n’est pas sans rappeler l’administration française, il est une ange plus motivée que les autres, qui souhaite vraiment faire la différence : Eliza.
 
 
Geraldine Viswanathan (Eliza Hunter) dans Miracle Workers

Geraldine Viswanathan (Eliza Hunter) dans Miracle Workers

  
Eliza sera envoyée… au sous-sol, où elle rencontrera Craig.
 

Le paradis administratif au cinéma et dans les séries

 
L’idée d’un paradis administratif n’est vraiment pas nouveau. Je vous conseille vivement de regarder Liliom de Fritz Lang qui, étonnamment, commence par la mort de son héros. En effet, Liliom est un forain qui décède lors d’une agression. Il monte au ciel et a affaire à des anges qui tamponnent son papier, comme dans une administration classique.
 
L'ange de l'administration divine dans Liliom, réalisé par Fritz Lang (1934)

L’ange de l’administration divine dans Liliom, réalisé par Fritz Lang (1934)

 
Dans un tout autre style, il y a Charlie mon héros de Don Bluth, sorti en 1989. Ce film montre qu’on est tout aussi méticuleux au paradis des chiens. Le grand registre tenu par une whippet fait bien sûr référence au grand livre de Saint-Pierre aux portes du ciel.
 

 
Tout récemment, dans la série The Good Place, l’arrivée au paradis est également soumise à des calculs d’apothicaire par les anges. Un système de points permet de savoir si vous et moi méritons ou non d’aller au ciel.
 
Le système de points pour entrer au Paradis dans The Good Place, série créée par Michael Schur (2016-)

Le système de points pour entrer au Paradis dans The Good Place, série créée par Michael Schur (2016-)

 
Pas simple, hein ?
 
C’est justement cette lourdeur administrative qui sera la source d’un problème général et fera l’objet de la saison 3 de la série.
 
Alors que fait Miracle Workers de cette tradition travailleuse du paradis ?
 

Ce que promet le pilote de Miracle Workers (attention spoilers à partir d’ici)

 
Eliza l’ange zélée commet naturellement une bourde : aller dire à Dieu ses quatre vérités. Dieu lui donne raison, sauf que sa solution est un peu radicale : faire exploser la terre avant de recommencer autre chose. 
 
 
 
Afin de rattraper son erreur, Eliza proposera à Dieu un pari : si elle parvient à exaucer, avec l’aide de Craig, une prière cataloguée comme impossible, la planète sera épargnée. Si elle perd, la planète est perdue et Eliza devra… manger un ver de terre.
 
La prière choisie est toute simple : aider deux individus qui s’aiment sans se le dire à finir ensemble. Quand on y pense, ce premier épisode de cette série est idéal pour la Saint-Valentin.
 
Ce que je pressens du pilote de Miracle Workers : une série légère et drôle sur l’impossibilité pour deux grands timides de s’avouer leur amour et vivre leur bonheur.
 
En tout cas, le pilote de Miracle Workers est très prometteur. J’attends la suite avec impatience. 
 
Et vous ?
 
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