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FLOPS 2017 : LES PIRES FILMS DE L’ANNÉE

Voici l’heure de faire la gueule. On est en décembre, ça caille, y a un vent dégueu. C’est l’heure de faire le bilan des pires films de l’année et se défouler un bon coup.

10) Les Gardiens de la galaxie 2, de James Gunn

Davantage une déception qu’un très mauvais film, Les Gardiens de la galaxie 2 est loin de m’avoir transportée. Grande fan du premier, j’attendais trop, sans doute, de ce deuxième volume.

ANALYSE DU FILM
9) Les Fantômes d’Ismaël, d’Arnaud Desplechin

Comment se faire chier et passer ensuite pour un intellectuel à table ? Il y a pour ça ce dernier opus de Desplechin, peu aisé à suivre et dont on ne retient rien, si ce n’est le gâchis de trois immenses acteurs.

8) Split, de M. Night Shyamalan

Alors là, je sais que je vais me faire engueuler. Quasiment tous les blogueurs ont salué cette dernière tentative de Shyamalan. Mais avant de me juger, lisez mon papier.

7) Happy Birthdead, de Christopher Landon

Survendu comme un film fun parodique de Scream (déjà une parodie en soi), Happy Birthdead vous fait suivre une pouffiasse insupportable qui s’amende en vivant plusieurs fois son assassinat. Courage.

6) L’Expérience interdite, de Niels Arden Oplev


Non pas que le film de Schumacher était grandiose. Mais le remake, eh bien…

5) Cars 3, de Brian Fee


Le 2 était déjà… Et le premier était pas…

Bref, la pire trilogie Disney-Pixar finit… sur un pneu crevé.

 

4) Baywatch, de Seth Gordon


Sommet de bêtise, adaptation d’une série déjà pas très fine, Baywatch est consternant, mais provoque quelques fous rires involontaires.

3) Ghost in the Shell, de Rupert Sanders


Fantôme dans la coquille et rien dans le ciboulot, Ghost in the Shell fait amèrement regretter le chef-d’oeuvre manga par Mamoru Oshii, sorti en 1995. Au fait, je n’ai pas eu la force de le chroniquer.

2) Valérian, de Luc Besson

Grosse croûte qui aura coûté beaucoup d’argent, Valérian se contemple dans les premières minutes pour étaler son manque de scénario et d’intelligence pendant les deux heures qui suivent. Nikita et Léon sont bien morts. Depuis Lucy, on sait que Besson ne fera plus rien de bon. Un flop qui est aussi commercial, et bien mérité.

ANALYSE DU FILM
1) Death Note, de Adam Wingard

Cette fois, je voulais vraiment faire le papier. Mais mon ordi, qui a une âme et un coeur, a fait un bug exprès (véridique).

Vous comprenez, j’avais justement découvert la merveilleuse série Death Note, chef-d’oeuvre du manga, sur ordinateur, en DVD.

Et la version Netflix… Comment vous résumer cela ?

Non.
Non !
Non ?!
NON.

CANNES 2017 – UN BEAU SOLEIL INTÉRIEUR : SIX PERSONNAGES EN QUÊTE DE SCRIPT

Juliette Binoche dans Un beau soleil intérieur de Claire Denis (2017)
 

Par Clément

Regarde les hommes valser

Claire Denis aime les sujets peu agréables : les liens difficiles entre Noirs et Blancs dans S’en fout la mort, le cannibalisme dans Trouble Every Day (à l’honneur cette année dans le formidable Grave de Julia Ducournau), survie et répression en temps de guerre dans White Material.

Dans Un beau soleil intérieur, le sujet est plus social : comment trouver l’amour quand on est quinqua, divorcé.e, et sans argent ? Bref, comment refaire sa vie quand les belles années sont révolues? 

Keep calm mid-life crisis

Telle est la situation d’Isabelle (Juliette Binoche), artiste peintre sans grand succès. Après son divorce, elle valse entre plusieurs hommes : Vincent, un banquier abject (Xavier Beauvois), un jeune acteur (Nicolas Duvauchelle), son ex-mari François (Laurent Grevill), Sylvain, un homme très sensible (Paul Blain), un autre homme doux et fin (Alex Descas, habitué des films de la réalisatrice). Elle se heurte à la lâcheté ou l’indisponibilité de ses partenaires, mais aussi à ses propres entraves.

Le premier jour du reste de sa vie

Si notre bonheur ne doit pas dépendre d’autrui, la
solitude peut vite devenir pénible. Qu’Isabelle passe son temps à
chercher un nouvel homme n’est pas sexiste en soi. Plusieurs films et séries ont parlé du choc du divorce ou de la mort du / de la conjoint.e, alors qu’on est plus tout jeune. Côté masculin, on ne peut oublier le superbe Manhattan de Woody Allen

Woody Allen et Meryl Streep dans Manhattan de Woody Allen (1979)

Cependant, bien des œuvres se focalisent sur l’ex-épouse. Deux monuments dans le genre sont Scènes de la vie conjugale d’Ingmar Bergman, où Marianne réapprend l’autonomie après l’explosion de son mariage avec l’infidèle Johan, et la série Six feet under où Ruth Fisher fait de même après le décès de son époux.

Ruth Fisher (Frances Conroy) dans la série Six feet under, créée par Alan Ball (2001-2005)
Ruth Fisher (Frances Conroy) dans la série Six feet under, créée par Alan Ball (2001-2005)
 

Récemment, De plus belle, avec Florence Foresti, traitait aussi de la difficulté de revenir dans le jeu de la séduction et de l’amour à un age mûr. Sous un prisme plus comique, c’est le sujet de l’amusante série Girlfriends’ Guide to Divorce. Liza Miller de la série Younger s’invente une nouvelle identité de jeune première, et batifole avec un beau jeune homme, belle revanche après une vie maritale morose.

Liza Miller (Sutton Foster) dans la série Younger créée par Darren Star (2015-)
Officiellement 26 ans. En réalité, 40. Liza Miller (Sutton Foster) dans la série Younger créée par Darren Star (2015-)

Le point commun de ces œuvres est un certain optimisme (oui, même chez Bergman) dans cette quête du bonheur après l’arrachement du divorce, grâce à ces femmes qui agissent, tombent, se relèvent jusqu’à la victoire.

Un Beau soleil intérieur : vide et réac

Un beau soleil intérieur sera sans doute mon navet de l’année, tant ses tares se ramassent à la pelle. Le film part dans tous les sens : 
– Isabelle rencontre un homme, elle discute de tout et de rien (surtout de rien)
– Elle fait l’amour ou pas, l’homme a une réaction négative (comme de sucer ses doigts après le sexe (je n’invente rien, c’est vraiment un motif de dispute)
– Isabelle pleure, passe à un autre homme… et le schéma se répète quatre fois ! 

S’ensuit une coda interminable, et… fin.

Isabelle (Juliette Binoche) et le jeune acteur (Nicolas Duvauchelle) dans Un beau soleil intérieur de Claire Denis (2017)
Isabelle (Juliette Binoche) et le jeune acteur (Nicolas Duvauchelle) dans Un beau soleil intérieur de Claire Denis (2017)

Si les cinq hommes sont différents, les dialogues, les flux et reflux des relations sont identiques. Certes, Un beau soleil intérieur nous montre l’ordalie que constitue de recommencer sa vie tardivement, et la répétition épuisante du quotidien, mais la copie conforme des scènes épuise aussi le public (la salle s’est vidée peu à peu pendant la séance).

Le plus terrible est qu’Isabelle n’est définie que par le regard de ses hommes. Elle ne fait que réagir à leurs actions, ne prend aucune initiative. Ainsi, le rendez-vous interminable avec le jeune acteur où chacun ne cesse de demander à l’autre ce qu’il veut faire/dire. Exprimer l’incommunicabilité moderne, c’est bien, le souligner à chaque réplique, c’est lourd. Antonioni faisait presque rien dire à ses personnages, et on en était ravis.

Isabelle (Juliette Binoche) dans Un beau soleil intérieur
Isabelle (Juliette Binoche) dans Un beau soleil intérieur


Un faible portrait de femme

Il y a bien quelques diversions, lorsqu’Isabelle claque la porte au nez (littéralement) du banquier imbuvable. La plupart du temps, Un beau soleil intérieur charge trop la barque. Malgré cela, elle va reprendre les mêmes défauts d’un sexiste Bridget Jones Baby : Isabelle est systématiquement en supplication devant les hommes, passive, et néglige son travail. Elle n’est guère plus qu’un concept, la représentation générique d’une femme célibataire d’aujourd’hui.

Isabelle (Juliette Binoche) et Vincent (Xavier Beauvois) dans Un beau soleil intérieur
Isabelle (Juliette Binoche) et Vincent (Xavier Beauvois) dans Un beau soleil intérieur

En pleureuse incessante, Juliette Binoche nous navre après nous avoir éblouis dans Sils Maria, film bien plus fin sur les questionnements existentiels que l’on se pose en atteignant l’âge mûr. On se croirait devant un mauvais documentaire.


Un beau soleil intérieur ne raconte rien, et se complaît trop dans les malheurs de son héroïne. C’est un désolant portrait de femme. Isabelle va même jusqu’à écouter les conseils d’un fâcheux (joué par Bruno Podalydès).

Fabrice (Bruno Podalydès) dans Un beau soleil intérieur
Fabrice (Bruno Podalydès) dans Un beau soleil intérieur

Christine Angot fait son cinéma

Pour être honnête, je ne pense pas que Claire Denis soit la plus à blâmer : elle réussit quelques idées de mises en scène comme un renforcement de couleurs vives quand Isabelle rit au restaurant, ou une scène sexuelle initiale filmée au plus près des visages, crue et sans glamour. Son talent est sinon complètement paralysé par un scénario écrasant de lourdeur, co-signé par Christine Angot. Là, on comprend mieux le désastre.

Christine Angot, co-scénariste de Un beau soleil intérieur
Christine Angot, autrice et co-scénariste de Un beau soleil intérieur

Au risque d’exagérer, je dirais qu’Un beau soleil intérieur est avant tout un film de Christine Angot : une la chronique dont l’intime vire à la prétention. Isabelle est de tous les plans, et ses hommes sont autant de fantômes. Surtout, on reconnaît Angot dans des dialogues catastrophiques. La plus belle scène du film, un slow romantique, est d’ailleurs la seule où ce caquetage s’arrête enfin.

Isabelle (Juliette Binoche) dans Un beau soleil intérieur
Isabelle (Juliette Binoche) dans Un beau soleil intérieur

Tous les sentiments des personnages sont dits, toutes leurs pensées sont verbalisées, leurs hésitations s’expriment par des répétitions continuelles. Ce néo-réalisme dégénéré qui nous vient d’une Nouvelle Vague qui n’en finit pas de finir, empoisonne le cinéma français depuis longtemps. Bavard jusqu’à la lassitude, le film, au lieu de montrer, explique. Il n’y a que le génie naturel de Gérard Depardieu pour donner à la fin un semblant d’intérêt à ces mots plats.

Le voyant (Gérard Depardieu) dans Un beau soleil intérieur
Le voyant (Gérard Depardieu) dans Un beau soleil intérieur

Il joue un voyant alternant la morale à trois sous du film : « soyez open » (sic) et des effets barnum irritants. Et encore, il ne nous évite pas l’ennui.

Tous les clichés du cinéma français

Face à ce pilonnage de phrases creuses, Denis a bien du mal à sortir des plans fixes et des champs-contrechamps mécaniques. Et lorsque Un beau soleil intérieur tente l’humour, c’est pire. Tant qu’à parler avec humour d’une divorcée à la libido encore frétillante, autant voir Pas si simple de Nancy Meyers. On se demande pourquoi la réalisatrice a laissé cette autrice si pénible pénétrer son univers avec sa plume absconse, son néant thématique, ses personnages pâlots.

Le casting de Un beau soleil intérieur
Le casting du film

Le cinéma français n’a pas de chance : ou bien il pêche par trop de cérébralité précieuse, comme dans le dernier Desplechin, ou bien il sombre dans la comédie laborieuse, ou encore, comme ici, dans le naturalisme sur-écrit. Hors de ces voies majoritaires, le cinéma de notre pays trouve une audace qui lui donne sa valeur, comme L’Amant double et 120 battements par minute l‘ont montré cette année. 


Un beau soleil intérieur s’impose sans peine comme le navet de Cannes 2017, et l’un des plus irritants films de l’année.

 

Un avis, une réaction ? Dites-le en commentaire !

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GOING TO BRAZIL : FILLES PERDUES, HUMOUR GRAS

Going to Brazil de Patrick Mille (2017)
  

  
Par Clément

 

Going to Brasil commence comme Mes meilleures amies, comédie américaine de 2011 : trois jeunes femmes frustrées reçoivent
des nouvelles d’une quatrième qu’elles avaient perdue de vue : elle va se
marier et leur demande d’assister à la cérémonie. 

Les actrices de Mes meilleures amies, réalisé par Paul Feig (2011)
Les actrices de Mes meilleures amies, réalisé par Paul Feig (2011)

Jalousie et ressentiments
couvent au sein du trio composé de Chloé la-forte-en-gueule (Margot
Bancilhon), Agathe la coincée (Alison Wheeler) et sa sœur cadette agressive
Lily (Philippine Stindel). Mais après tout, Katia (Vanessa Guide) leur paye le
voyage au Brésil où elle va désormais vivre avec son (riche) fiancé et son
futur enfant. Alors pourquoi pas ?


Thelma et Louise sous amphets


Les quatre filles à peine débarquées, le film vire à la parodie de Thelma et Louise, sous amphets : après avoir
accidentellement défenestré un soulard qui tentait de la violer dans une boîte,
Lily embarque tout le monde dans une folle cavalcade à travers le pays pour
échapper tant à la police qu’au père de la victime, Augusto (Chico Diaz), un chef
d’entreprise tendance mafioso. Ah, dernière chose, l’agresseur n’était autre
que le fiancé de Katia qui comptait bien « profiter » de son
enterrement de vie de garçon.
Et ce n’est que le début…

La
bande-annonce avait tout pour me plaire : on me vendait une comédie
débridée et rythmée, riche en situations
loufoques, des personnages assumant la caricature, des femmes d’action sortant
des rôles psychologico-torturés dont le cinéma d’auteur
est friand. 

Les Inconnus avaient pastiché cette tendance dans leur satire des Césars : Les escarres.

Bref, je
m’attendais, avec Going to Brazil, à une comédie d’aventures ou une farce pop-corn grosse comme un
camion, deux genres très appréciables dès lors que les scénaristes s’y tiennent.
Oui, la farce fonctionne si on sait utiliser la vulgarité comme moteur de transgression. Et c’est là que ça se gâte…


Course-poursuite insensée


Car
Patrick Mille également acteur (il tient le rôle du diplomate veule) reste
dans un entre-deux qui sanctionne son film. Le crescendo insensé de la
course-poursuite entre le quatuor et le Corleone à la petite semaine rappelle Les Tribulations d’un Chinois en Chine
et L’homme de Rio, comédies
d’aventures de Philippe de Broca qui ravissent par leur élégance, leurs héros
en roue libre, et le côté BD déjantée.

Jean Rochefort, Ursula Andress, et Jean-Paul Belmondo dans Les Tribulations d’un chinois en Chine, réalisé par Philippe de Broca (1965)
La scène d’explications
chez le diplomate a des airs de On s’fait
la valise, Docteur
 ? de Peter Bogdanovich qui
mettait en scène une mémorable explication chez un juge atrabilaire.

Vulgaire et putassier

Sauf que la vulgarité patapouf des héroïnes de Going to Brazil anesthésie le volet
aventureux. De plus, elles ne sont jamais sympathiques. Chacune, sous couvert « d’ouvrir les yeux des autres », ne cessent de crier. Difficile de
se prendre d’affection pour des personnages aussi odieux. Loin d’être
féministe, le film parviendrait presque à réhabiliter la théorie misogyne de
Freud sur l’hystérie, maladie soi-disant féminine.

Chloé (Margot Bancilhon) dans Going to Brazil de Patrick Mille (2017)
Chloé (Margot Bancilhon) dans Going to Brazil de Patrick Mille (2017)
Si Lily se distingue par
son côté taciturne, ses trois amies tournent sur le même humour : mieux
que le doublon, le « trouplon ». Going to Brazil possède le même défaut que l’adaptation d’Absolutely Fabulous

Joss
Whedon disait qu’un film était une fête entre amis : si le spectateur a
l’impression d’être invité à cette fête, le film est réussi. S’il se sent à
l’écart, le film est mauvais. Ici, les actrices s’éclatent, pas nous. Nous
n’avons plus quatre personnages, mais quatre machines criardes animant un script
putassier. La vulgarité ne peut pas se contenter d’être gratuite, travers que l’on retrouve dans Sausage Party, que ce blog a élu pire film de l’année 2016, ce qui situe l’ambition de Going to Brazil

Le casting sexy toujours en tenues légères ne fait pas illusion sur la durée. Au final, beaucoup de cris, et peu de
chuchotements.

Chloé (Margot Bancilhon), Agathe (Alison Wheeler), Lily (Philippine Stindel), et Katia (Vanessa Guide) dans Going to Brazil
Chloé (Margot Bancilhon), Agathe (Alison Wheeler), Lily (Philippine Stindel), et Katia (Vanessa Guide) dans Going to Brazil


Recalé à Nanarland

Et
si le film était un bon vieux nanar ? J’y ai pensé car, à quelques rares
occasions, le scénario, à force d’aller dans le n’importe quoi, finit par
longer des rives que seuls les cinéastes déviants ont l’audace d’aborder.

Les héroïnes se transforment en  Rambo et attaquent une villa pleine de
gardes. Une sympathique chef d’un gang de drogue lance 25 exclamations locales
à la minute. Sans parler de ces dialogues émouvants de sobriété (« Tu n’es qu’une coincée de la teuch ! »), ou ce méchant qui
compte ses expressions faciales sur les doigts d’une main amputée
de quatre doigts. 

Mais ce ne sont que des promesses non tenues : où se
trouve la démesure de Arrêtes (sic) de ramer, t’attaques la falaise ! ou la débilité assumée de Mon curé chez
les Thaïlandaises
 ? étrons de cinéma dont la démesure était rafraîchissante.

M. Hervé (Patrick Mille lui-même) dans Going to Brazil
M. Hervé (Patrick Mille lui-même) dans Going to Brazil
Going to Brazil
n’est rien de tout cela, c’est un film « réaliste » où les situations, si
folles soient-elles, s’enchaînent logiquement. Le film échoue là où le Fatal de Michael Youn réussissait parfois : à force d’idiotie crasse, on finissait par échapper des trombes
de rire qu’on ravalait ensuite, honteux, avant de rire à nouveau.

C’est que du lourd !

Le
Brésil n’est filmé que sous l’angle des propriétés luxueuses, de boîtes muy
caliente, et vaguement leurs sylvestres espaces. Les habitants sont des
étalons machos ou de belles plantes déchaînées. 

La référence du film semble être le désolant Pattaya : la
Thaïlande façon reportage de M6 paraît aussi réaliste que le Brésil de
Mille.

Les actrices de Going to Brazil

D’ailleurs, on se demande si Fabien Onteniente n’a pas été engagé comme
premier assistant réalisateur : les fêtes bling-bling semées généreusement sont dignes du réalisateur de Camping

Mille
tenait un bon sujet pour dépoussiérer la comédie française de son aspect mollasson, son humour calibré, ses histoires de boulevard. On
l’entrevoit avec son tempo affolant. En faisant de l’hystérie ordurière son
moteur, la surenchère gratuite comme but, et des pantins irritants ses personnages,
Going
to Brazil
donne envie de chercher la bonne humeur à portée de main, dans notre réel.
Un avis, une réaction ?
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