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Leaving Neverland : Michael Jackson, l’homme qui ne voulait pas grandir

 
 
Difficile d’écrire sur Leaving Neverland. Nul ne sait, hormis Michael Jackson et les petits garçons devenus grands qui aujourd’hui témoignent contre lui, ce qui s’est réellement passé dans sa chambre à Neverland. Ce parc d’attraction construit pour lui seul.
 
 
Neverland est le nom du pays imaginaire de Peter Pan en langue originale.
 
 
Ce nom révèle chez Michael Jackson un refus de grandir. Il aurait aimé, sans doute, rester enfant toute sa vie (comme Peter Pan).
 
Dans sa chanson « Childhood », il dénonce dans son texte l’idée que les gens se font de lui. En filigrane, il récuse les rumeurs déjà virulentes de l’époque sur sa pédophilie.
 
 

 
Comme pour Woody Allen, il m’est difficile de parler d’un artiste que j’aime, et dans le même temps des allégations contre lui. 
 

Des témoignages accablants

 
Mais Leaving Neverland pose des questions trop graves pour ne pas en parler. Pourquoi ces deux hommes, Wade J. Robson et James Safechuck, ont décidé de témoigner à nouveau 10 ans après la mort du chanteur ? Pourquoi ce documentaire fait-il frémir alors que le procès avait blanchi Michael Jackson en 2005 ? Les témoins contre lui estiment avoir subi des pressions à l’époque (ils n’étaient âgés que de 15 ans). Leaving Neverland, selon eux, permettrait de rétablir la vérité.
 
Ces deux témoignages contre la star sont accablants. Ils se recoupent, notamment sur le type d’abus sexuels et les étapes qui auraient jalonné leur « amitié » avec Michael Jackson. À la manière d’un pervers narcissique, Michael Jackson aurait gagné la confiance de ses victimes avec patience, en rassurant notamment leurs parents.
 

L’obsession de l’enfant star 

 
Les parents, parlons-en. Se pose dans Leaving Neverland une question qui me chiffonne. Je me suis toujours étonnée de l’obsession des Américains pour les concours de mini-Miss (et les concours en général). Wade et Jimmy avaient en commun de participer à ce genre de concours. Wade pour la danse, Jimmy pour un casting de publicité. Sans vouloir blâmer les parents, bien sûr, de ce qu’ont peut-être subi leur fils, je m’inquiète tout de même de cette tendance des Américains à vouloir à tout prix faire de leurs enfants des enfants stars. Ils courent le risque de les exposer à la lumière trop tôt.
 
C’est justement ce point commun qu’auront Wade et Jimmy avec Michael Jackson. Michael Jackson est l’un des rares enfants stars à avoir réussi une carrière complète. Son enfance difficile n’est un secret pour personne. On connaît notamment son rapport à un père violent qui voulait à tout prix faire de ses fils des stars de la musique. Ils deviendront rien de moins que les Jackson 5.
 
C’est apparemment cette enfance particulière qui a rapproché Michael Jackson de ses victimes présumées. Il les comprenait, leur parlait des heures au téléphone, les conseillait dans ce qui semblait être une protection bienvenue.
 

Leaving Neverland : un documentaire dur à regarder

 
Leaving Neverland est glaçant, dans la crudité et la cruauté de ces témoignages. Il est aussi, hélas, instructif. Il raconte comment une admiration sans bornes pour une idole met en réalité les fans sur une pente dangereuse. Je me souviens d’une phrase de Jean-Jacques Goldman qui disait :
 
Il est plus facile de tomber amoureuse d’un poster que d’un être.
 
Pour Wade et James, l’amour a été au-delà du poster dans une chambre. Ils sont tombés amoureux, pour de vrai, d’un homme forcément fascinant. Ajoutez à cela qu’ils étaient âgés à l’époque de 10 et 7 ans.
 
Ils affirment d’ailleurs que Jackson était
 
larger than life
(plus grand que la vie elle-même.)
 
Les témoignages ne lésinent pas sur les détails des abus sexuels. Cela rend Leaving Neverland très dur à regarder, d’autant qu’il s’agit d’un docu en deux parties, à savoir 4 heures de visionnage.
 
On ne peut pourtant pas accuser HBO d’avoir fait un documentaire racoleur. HBO est un gage de qualité pour les programmes, qu’ils soient de fiction ou non.
 
Comme pour le témoignage de Dylan Farrow contre son père adoptif Woody Allen, j’ai du mal à croire que les témoins aient inventé ce qu’ils racontent. Quel intérêt d’aller ainsi accuser une puissante célébrité ? Les fans inconditionnels de Michael Jackson évoquent la question de l’argent. Elle était peut-être pertinente en 2005, surtout si l’on imagine les parents manipuler les enfants afin d’obtenir une grosse somme. Mais pourquoi des trentenaires reviendraient-ils sur les faits ? Pour la célébrité ? Qui au monde aimerait être célèbre pour pareille raison ? Quelle sorte de publicité cela peut-il produire ?
 
Oui, les témoignages sont inquiétants. Michael Jackson était, d’après les témoignages, un homme malade, qui se croyait réellement en couple avec ces petits garçons. Il aurait usé de son ascendant et son aura de roi de la pop pour abuser d’eux.
 
 

Des paroles… et des actes ?

 
Pourquoi est-il si difficile d’imaginer Michael Jackson en pédophile ? J’imagine que le talent a tendance à surpasser tout le reste. Il est compliqué de faire la différence entre un artiste remarquable et les actions condamnables d’un homme qui, peut-être, était un cas médical.
 
Surtout, Michael Jackson était surnommé Bambi. Quand je pense à Bambi, je pense à un jaune faon aux grands yeux bruns, innocent, qui perd sa mère un peu trop tôt.
 
Comment associer un tel surnom à de tels actes ?
 
Je n’ai pas de réponse quant à la question que tout le monde se pose : Michael Jackson était-il pédophile ? C’est le genre de réponse que l’on n’aura jamais, surtout que l’intéressé est dans la tombe.
 
Le documentaire Leaving Neverland, hélas, pose davantage de questions qu’il n’apporte de réponses.
 
 

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