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La Reine des neiges 2 : du réchauffé ?

2 out of 5 stars (2 / 5)

Suite très attendue du premier, La Reine des Neiges 2 promettait beaucoup. A l’arrivée, ce sequel semble avoir bien du mal à égaler le film qui l’a précédé. Ziggy nous dit pourquoi en vidéo ! (Transcript ci-dessous)

 

Transcript :

Salut les nullards, c’est Ziggy ! Aujourd’hui, je vous parle de La Reine des neiges 2. Alors, au départ, quand on m’a dit :

– CLÉMENT : Hey Ziggy, tu veux voir La Reine des neiges 2 en VF ?

– ZIGGY : Euh… j’peux pas, j’ai aqua-poney.

La Reine des Neiges 2 : un festin visuel

Bon, pour être honnête, il faut dire que Disney, c’est souvent très beau. Et La Reine des Neiges 2, c’est beau. Le numéro 2, c’est un vrai festin visuel rarement égalé en animation au cinéma. Mention spéciale pour le cheval magique d’Elsa à la fin du film.

Le pouvoir des éléments n’est pourtant pas évident à mettre en scène. Surtout celui de l’eau. Mais Disney avait déjà réalisé cette prouesse
avec Vaiana.

Des chansons trop ostentatoires

Ce qui m’avait le plus séduit dans le premier épisode, c’était la voix de Idina Menzel, qui chante la fameuse chanson « Let It Go ». Kristen Bell, l’héroïne de Veronica Mars, se débrouillait aussi très bien. Alors dans le numéro deux, ça chante beaucoup aussi.  En fait, ça tombe bien, j’aime les comédies musicales quand elles sont réussies. Et parfois, les studios Disney font du bon travail de ce côté là. Mais il y a un problème.

Voilà ce qui me gêne : les chansons, dans leurs thématiques et leur ton, sont un copier/coller des chansons du premier épisode. Les deux sœurs sont éprises de liberté, Olaf est là pour faire marrer la galerie. Surtout, On a l’impression que les chansons ont été écrites pour être chantées par les candidats de The Voice, histoire d’épater la galerie.

Un scénario trop sage

Bon, dans La Reine des neiges 2, y a pas que les chansons qui clochent, malheureusement. Il y a aussi un problème de scénario. La recherche des origines et la menace qui pèse sur la forêt voisine du royaume d’Arandelle auraient pu donner une très bonne histoire, une sorte de pamphlet écologique comme Princesse Mononoké.

Si vous aimez les princesses guerrières qui sont conscientes de l’importance de la nature, vous pouvez revoir le premier épisode de La Caverne de la Rose d’or. Mais revenons à La Reine des neiges 2.

La guerre qui oppose les habitants d’Arendelle et les Northuldras était l’occasion d’une critique en creux de la soumission des Indiens par les Américains. Il faut dire que Disney n’a jamais été très doué avec la critique de l’Amérique ou de la société de consommation. En même temps, La Reine des neiges 2, c’est aussi l’occasion de vendre des tas de robes pour les petites filles et plein de Olaf en peluche…

La Reine des Neiges 2 plus conservateur que le premier ?

C’est dommage, parce que le premier épisode était vraiment progressiste. Les deux sœurs se sauvaient l’une l’autre, pas besoin de prince charmant. Dans le numéro 2, on retrouve des personnages forts féminins. C’est dommage que le film insiste un peu trop sur l’importance du mariage, comme s’il fallait rattraper le progressisme du premier film et rassurer les con-servateurs.

Un humour trop inégal

Ce deuxième opus est plus sombre que le premier, et pourtant c’est l’humour qui tire son épingle du jeu. En effet, on retient surtout du film la chanson de Christof, qui n’est pas sans rappeler les clips ringard des années 80. Olaf fait toujours rire, bien sûr. Enfin, je dis ça, mais l’un de ses principaux gags est en réalité pompé sur Shrek 2, où le personnage de l’âne fait également suer pendant un long voyage. Voilà pourquoi je pense que La Reine des neiges 2, c’est quand même un peu… du réchauffé.

Par contre, Le résumé parodique d’Olaf du premier épisode est poilant, et prouve que les studios Disney savent enfin se moquer d’eux-mêmes. En même temps, le mieux, c’est de regarder Il Était une fois, vous aurez de la parodie tout du long, avec en prime un prince debile qui vaut le détour.

On est toujours dans l’autodérision quand Elsa, au cœur du film, voit le récit de sa propre histoire sous forme de statues de glace. Mais ce passage où elle revit les principales scènes de son existence se trouvait déjà dans un excellent film pour enfants, L’Histoire sans fin. En effet, Atreyu le guerrier voit sur son chemin, dessinée sur un mur, la fresque qui raconte ses aventures.

Pour le spectacle, seulement

En bref, La Reine des neiges 2, c’est quand même du beau spectacle, même si j’étais pas convaincu. Alors allez-y, faites-vous une idée !

 

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Dumbo, de Tim Burton : fais comme l’oiseau

4 out of 5 stars (4 / 5)
 

Quel cirque !

 
Pour Dumbo des studios Disney, Tim Burton revient à ses premières amours : le cirque, les artistes.
 
Dans Dumbo, on a un peu l’impression de retrouver le cirque de Big Fish. Danny DeVito est à nouveau le Monsieur Loyal, et il semble se tramer des choses pas nettes sous le chapiteau.
 
 
Danny DeVito en Monsieur Loyal dans Dumbo de Tim Burton (2019)

Danny DeVito en Monsieur Loyal dans Dumbo de Tim Burton (2019)

 
Burton reprend ses habitudes d’acteurs à gueule et de monstres de foire. Il parvient même, dans les dernières images, à coupler son amour du cirque à celui du cinéma. Cela grâce au cinématographe qui a immortalisé les exploits du jeune éléphant.
 

Dumbo, entre classique et moderne

 
La prouesse de Burton réside dans son amour du cirque. Il fait référence d’une part à des classiques du cinéma comme La Strada ou Freaks. D’autre part, il surfe sur une mode très contemporaine que l’on retrouve par exemple dans la série American Horror Story saison 4.
 
Le chapiteau du Freak Show de la saison 4 d'American Horror Story (2014), créée par Ryan Murphy & Brad Falchuk

Le chapiteau du Freak Show de la saison 4 d’American Horror Story (2014), créée par Ryan Murphy & Brad Falchuk

 
Il fait également écho au succès du livre The Night Circus D’Erin Morgenstern.
 
 
Burton, un peu freak lui-même, réussit à sublimer le monstre de foire bien mieux que la croûte récente The Greatest Showman.
 
On peut se demander, devant ce chapiteau nocturne, si Tim Burton n’a pas fait appel à son vieux complice Henri Selick, réalisateur de L’Étrange Noël de Monsieur Jack. En effet, les souris habillées en Monsieur Loyal ressemblent trait pour trait à celles de Coraline, film d’animation fabuleux réalisé par Selick.
 
Souris du cirque de Coraline, film d'Henry Selick (2009)

Souris du cirque de Coraline, film d’Henry Selick (2009)

 
À moins qu’il ne s’agisse, et ce serait logique, d’un clin d’oeil à la souris de Dumbo de 1941.
 
 
Le Dumbo de Tim Burton n'est pas seul : les personnages du Disney de 1941 veillent sur lui

Le Dumbo de Tim Burton n’est pas seul : les personnages du Disney de 1941 veillent sur lui

 

Dumbo : du très bon live action

 
Ne vous attendez d’ailleurs pas, avec Dumbo, à retrouver les mêmes défauts que dans les autres Disney live action sortis récemment. En effet, le film de Tim Burton n’est en rien un copié-collé du dessin animé de 1941 (eh oui, c’est le deuxième long métrage Disney après Blanche-Neige, qui date de 1939).
 
Tim Burton est cependant assez fin pour parsemer son film de clins-d’œil au classique d’animation : une petite cigogne sur le toit du train, des éléphants roses en bulles de savon lors d’une représentation, et surtout la berceuse « Mon Petit » reprise avec talent par des membres de la troupe.
 

 
Si je résume, heureusement que Burton n’a pas fait un copié-collé du dessin animé original. On imagine mal, y compris dans l’imagination fertile du cinéaste, une petite souris être le guide spirituel d’un éléphant en lui donnant des conseils à voix haute. Si le dessin animé était entièrement animalier (à l’exception, justement, du Monsieur Loyal), il est judicieux de la part de Burton d’introduire de nouveaux personnages autour de l’éléphant volant.
 
Eva Green dans Dumbo

Eva Green dans Dumbo

 
L’éléphant volant, parlons-en. De tous les dessins animés de Disney que Tim Burton aurait pu adapter en film, il a choisi celui avec un éléphant volant. Autant dire que ce n’était pas la facilité.
 
Or, ses effets visuels et sa mise en scène rendent tout à fait crédible cet éléphanteau magique. On voit dans les mouvements de Dumbo toute la maladresse d’un petit, toute la lourdeur d’un éléphant et tout le mérite de ses ailes.
 

Action et émotion

 
Les deux enfants témoins du prodige, leur père revenu de la guerre, le méchant Michael Keaton (encore lui) accompagné de la sublime Eva Green en artiste de cirque, permettent à Burton d’ajouter ce qui manquait au dessin animé des années 40 : de l’action.
 
 
En effet, le Dumbo de 1941, un peu à l’image de Bambi, est adorable et innocent. Mais il se laisse porter par les événements plutôt que de devenir le héros de sa propre histoire. Devenir le maître de sa propre vie.
 
Dumbo dans la version de 1941, studios Disney

Dumbo dans la version de 1941, studios Disney

 
 
Sans jamais trahir l’esprit Disney (poursuivre ses rêves et croire en la magie), Burton parvient à réaliser un film nocturne quand le dessin animé était très solaire. Il réussit également à faire de la séparation d’avec la mère un véritable élément de scénario.
 
Dans un clin d’œil malin, il se moque en passant de Disney et de ses peluches marketing. En effet, Dumbo est un charmant joujou qui rendra très bien dans la chambre du petit dernier.
 
Les acteurs font le job, même si l’on peut regretter qu’Eva Green ne soit là que pour sa beauté physique. En effet, la femme de tête, c’est davantage Milly, la petite fille du film.
 

Milly (Nico Parker) et Dumbo

 
En femme de sciences, Elle devient assez vite le cerveau de l’affaire.
 
Quant à Colin Farrell, il a connu de plus grands rôles. Michael Keaton fait  le strict minimum.
 
Avec Dumbo, Tim Burton a réussi avec brio à allier action et émotion tout en rendant hommage aux artistes et aux artisans du cirque. Si j’ai souvent été sévère avec ses derniers films, je suis ravie de le voir revenir en grande forme.
 
 
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Ralph 2.0 : quand notre coeur fait bug

 4 out of 5 stars (4 / 5)
 

Vous auriez dû voir ma tête quand j’ai appris que, pour préparer la prochaine émission de Ciné Ouatch, il me fallait aller voir Ralph 2.0

 

 
Il faut dire que cette suite des Mondes de Ralph commence par un jeu de devinettes et un concours de rots.
 

Ralph 2.0 : retour à Toy Story

 
Cependant, Ralph 2.0 réserve plein de surprises. Précisons que les créateurs de l’excellent Zootopie sont aux commandes. Zootopie bénéficiait déjà de la bonne influence de Pixar. C’est aussi le cas pour Ralph 2.0.
 
Comme dans Les Mondes de Ralph, on retrouve dans Ralph 2.0 un schéma à la Toy Story. En effet, après Woody et ses amis de la chambre d’Andy, ce nouveau Disney aborde à son tour la peur universelle de se faire remplacer, de disparaître au profit de jouets plus neufs, plus brillants et plus beaux.
 
Ralph et Vanellope font partie d’un jeu d’arcade, où des jeux anciens sont souvent remplacés par de plus récents.
 
Si Ralph est satisfait de son existence dans son jeu rétro, Vanellope rêve d’aventures. Ralph lui construit donc à la va-vite un nouveau parcours dans son jeu de karting. Mais ce changement inattendu incitera une joueuse de l’arcade à un peu trop forcer sur le volant et… le casser.
 
Volant du jeu Sugar Rush dans Ralph 2.0

Volant du jeu Sugar Rush dans Ralph 2.0

 
Du coup, après Woody. c’est au tour de Vanellope d’être dépressive. En effet, elle et ses copines conductrices de bolides ont été… débranchées. En gros, elles n’ont plus de job.
 
Les conductrices de Sugar Rush dans Ralph 2.0

Les conductrices de Sugar Rush dans Ralph 2.0

 
Une seule solution : trouver un volant identique à celui défectueux. Hélas, il n’en existe qu’un dans tout l’univers : sur eBay.
 

Une inventivité formidable

Et c’est parti pour l’aventure. Ralph et Vanellope se lancent donc dans le vaste univers d’Internet. L’un des atouts de Ralph 2.0 est l’inventivité pour incarner les différents éléments du web.
 
Par exemple, le bibliothécaire hyperactif qui incarne le moteur de recherche s’avère particulièrement réussi.
 
Selon Disney, un moteur de recherche est un bibliothécaire survolté à qui on ne dit jamais merci

Selon Disney, un moteur de recherche est un bibliothécaire survolté à qui on ne dit jamais merci

 
La représentation de Twitter et ses conversations palpitantes autour de chats mignons vaut aussi le détour.
 
Surtout, les créateurs de Ralph 2.0 sont parvenus à personnaliser avec humour et intelligence les pop-up et autres merdes du web. Spamley est en cela très bien vu.
 
Spamley dans Ralph 2.0

Spamley dans Ralph 2.0

 
eBay, naturellement, devient une salle de ventes aux enchères géante, où l’on achète surtout des âneries (sans blague ?).
 
La bonne nouvelle, c’est que je sais maintenant ce qui arrive quand j’ai des bugs Internet chez moi. C’est Ralph qui me balance des trucs dessus, un peu comme Bip Bip qui balance des rochers sur le Coyote.
 
Il y a aussi un bonhomme qui aspire les like sur Youtube avec un ramasse-miettes. Mais Ralph 2.0 va plus loin qu’un série de clins d’oeil. Le film raconte une histoire véritable dans la lignée de Toy Story.

 Pourquoi Ralph 2.0 va plaire à toutes les générations

 
Toy Story, en 1995, a plu à toutes les générations. Les trentenaires de l’époque, en somme, se sont identifiés à Andy et son choix cornélien entre un cowboy et un conquérant de l’espace.
 
Andy doit choisir entre Woody et Buzz dans Toy Story, de John Lasseter (1995)

Andy doit choisir entre Woody et Buzz dans Toy Story, de John Lasseter (1995)

 
Ralph 2.0 témoigne du même choc des générations entre le gentil jeu de course Sugar Rush dans l’arcade et le jeu effrayant en ligne, Slaughter Race.
 
Le jeu de course de voitures en ligne dans Ralph 2.0

Le jeu de course de voitures en ligne dans Ralph 2.0

 
Ce contraste permet là aussi à plusieurs générations de se reconnaître dans le parcours de Ralph et Vanellope, semé d’embûches.
 
Résumé comme ça, l’un des thèmes du film semble être le choc des générations entre des personnages de jeux d’arcade et le grand méchant Internet. Cependant, Ralph 2.0 va beaucoup plus loin : il nous tend un miroir.
 

Ralph, c’est nous

En effet, Ralph 2.0 ne se contente pas de montrer les affres d’Internet. On croise également dans le film de nombreux avatars représentant les humains.
 
Ils ne sont plus que des crétins décérébrés zombifiés devant l’écran.
 
Ralph fait des vidéos

Ralph fait des vidéos

 
Vous vous sentez visé.e ? Moi aussi.
 
Vous les aimez, hein, vos petits like ? Vous leur préférez les cœurs rouges de Facebook qui disent que quelqu’un que vous ne connaissez pas adore votre contenu ? Vous courez après quelques milliers de vues YouTube qui vous rapporteront 1,50 € ?
 
Pour la première fois de ma vie je peux dire :
 
Je suis devant un film de Disney. Et me voilà déprimée.
 
Avec Marla’s Movies, je voulais faire un site avec du contenu de qualité, détaillé et intello. Pourquoi tous ces efforts pour faire des vues, des clics et des like, quand on a plus de succès avec une vidéo de chat qui se casse la gueule sur un rebord de fenêtre ?
 
Disney attaque également, et c’était attendu, la nature très versatile d’Internet, où la gloire et la chute peuvent se révéler à 10 secondes d’écart.
 
Par conséquent, celui qui finit déprimé, c’est Ralph lui-même. Il lit malheureusement les commentaires YouTube, que les gens avec deux sous de bon sens ne lisent jamais.
 
 
Il ne faut pas nourrir les trolls sur Internet. Il ne faut pas les lire non plus.

Il ne faut pas nourrir les trolls sur Internet. Il ne faut pas les lire non plus.

 

Disney réussit enfin son auto-parodie

 
Ralph 2.0 joue par ailleurs sur une mise en abîme. Enfin une vraie parodie de Disney par lui-même ! Les studios avaient déjà essayé avec Il était une fois, qui était charmant, mais justement trop pour être parodique.
 
 
 
Dans Ralph 2.0, les princesses Disney s’accordent toutes à dire ce que l’on remarque déjà dans l’attraction « Art of Disney Animation », au parc Disney Studios : toutes les histoires Disney se ressemblent – mêmes schémas, mêmes symboles, mêmes types de chanson.
 
L'attraction "Art of Disney animation" aux Disney Studios

L’attraction « Art of Disney animation » aux Disney Studios

 
Pour la première fois de son histoire, Disney admet dans l’un de ses films avoir une recette, un schéma attendu, des fictions réglées comme du papier à musique (c’est le cas de le dire).
 
Là encore, Disney parvient à réconcilier toutes les générations. De la Blanche-Neige de 1939 à Mérida dans Rebelle de Pixar, toutes admettent leur rôle limité et leur condition de femme pas formidable. La fin de Ralph 2.0 vient ainsi inverser les clichés genrés. En bref, on respire mieux, et en passant, on s’amuse beaucoup.
  
Les princesses Disney font enfin de l'auto-dérision dans Ralph 2.0

Les princesses Disney font enfin de l’auto-dérision dans Ralph 2.0

 

Ralph 2.0 : Pixar pour le meilleur et pour le pire

 
À propos de Disney qui se répète, d’autres éléments de Ralph 2.0 ont comme un goût de déjà vu. La bonne influence de Pixar n’est pas une excuse pour carrément proposer des scènes cultes en copier-coller.
 
Par exemple, le cœur en plastique qui symbolise l’amitié de Ralph et de Vanellope est la copie conforme de celui de Bébé dans Toy Story 3.
 
 
 
 
La fin de Ralph 2.0 ressemble plan par plan à la fin de Monstres et compagnie numéro un.
 
La course-poursuite finale dans Monstres et compagnie, de Pete Docter et David Silverman (2001)

La course-poursuite finale dans Monstres et compagnie, de Pete Docter et David Silverman (2001)

 
En même temps, cette fin est aussi pompée sur Toy Story 2, sauf qu’il s’agit de portes au lieu de valises.
 
La course-poursuite finale dans Toy Story 2, de John Lasseter et Ash Brannon (1999)

La course-poursuite finale dans Toy Story 2, de John Lasseter et Ash Brannon (1999)

  

Ralph 2.0 : une vision nouvelle de l’amitié

 
Cependant… je me suis vraiment posé la question de quelle serait la fin de Ralph 2.0, quand je devine généralement à chaque coup la fin d’un film Disney.
  
Ralph 2.0, en réalité, n’est pas là pour parler d’Internet, ni même de jeux vidéo. Le coeur du film reste sur l’amitié entre Ralph et Vanellope, mais la fin ne ressemble pas à la morale traditionnelle des films pour enfants.
 
 
 
 Non, je ne vous dirai rien de la fin. Il faudra la découvrir en salle.
 
 
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Le Retour de Mary Poppins : une nounou d’enfer

3 out of 5 stars (3 / 5)

 

Faire une suite à Mary Poppins ?


Quand j’ai entendu la nouvelle, je me suis dit que c’était aussi saugrenu que de vouloir réaliser un Titanic 2, avec Leonardo di Caprio « réchauffé par les mers du sud, et qui retrouve Kate sur une île déserte. » Oui, Hollywood a sérieusement envisagé le projet. Il a même proposé à Léo un joli chèque de 50 millions de dollars. Il a décliné, car il ne voulait pas être considéré comme un naufragé toute sa vie. Mais ça n’empêche pas que Titanic 2 existe vraiment (et qu’il a eu les hommages de Nanarland).

 


Will you Mary me ?

Eh bien le pari de faire une suite à Mary Poppins est gagné. Tout en gardant le charme désuet de l’original, Le Retour de Mary Poppins signe également de jolies chansons, calquées sur le premier (les rues de Londres, la berceuse, les allumeurs de réverbères qui remplacent les ramoneurs…)

Le bouchon de la baignoire qui saute et la transforme ainsi en bateau à moteur évoque un autre classique Disney, Les Trois Caballeros, où un pingouin voyageur rejoint le sud ensoleillé dans une baignoire également.

Auto-hommage, encore, avec la participation d’Angela Lansbury qui chante la chanson finale. Elle chantait déjà la version originale de « Histoire éternelle » dans La Belle et la Bête en 91. Sa chanson dans Le Retour de Mary Poppins, « Nowhere to go but up » rappelle, avec ses ballons colorés, la poésie de La-Haut des studios Pixar. La chanson a cette magie des frères Sherman de trotter dans la tête joyeusement, sans que l’on se lasse. Dans L’Ombre de Mary, Walt Disney se réjouissait que la chanson « Morceau de sucre » possédât le même talent.

Avec Le Retour de Mary Poppins, Disney renoue avec ses œuvres d’antan : la scène de la baignoire rappelle ainsi aux fans des vieux Disney la scène aquatique de L’Apprentie sorcière, où les personnages chantent aussi sous l’eau avec aisance. Déjà en 71, il s’agissait d’Angela Lansbury.

 

 

Animation et live-action : pari réussi, encore !

Le morceau de bravoure, comme dans le premier Mary Poppins, est cet alliage magnifique entre film et animation. Il m’avait valu l’émerveillement à l’âge de cinq ans, et m’épate encore aujourd’hui. La scène des aventures dans la porcelaine est étonnante, colorée. Elle fait beaucoup de bien dans ce contexte morose. La berceuse ne vaut pas celle de la vieille dame aux oiseaux et ses fameux deux pence. Mais elle est très bien écrite et traite le thème du deuil avec délicatesse.

L’enjeu du premier volet était de « sauver Mr Banks », comme l’a montré le biopic de l’auteure de Mary Poppins, PL Travers. Le deuxième film se penche sur les enfants de Michael Banks, qui risque fort de ressembler à son père, en plus sympathique tout de même. L’enjeu ici est de sauver la maison familiale. Le film a un ingrédient de plus par rapport au premier : du suspense. Même si Disney nous habitue aux fins heureuses, la scène de Big Ben dans Le Retour de Mary Poppins est formidable d’intensité. Big Ben, symbole formidable du temps au cinéma, obsède décidément Disney. On se souvient de la scène d’anthologie de Peter Pan quand les enfants volent au-dessus de l’horloge.

 
 

Astuce du scénario : mêler l’intrigue du premier et du second épisode. Bonne idée, là encore.

Alors, pourquoi seulement trois étoiles et pas quatre ? La faute à la mise en scène et au montage assez hachés et conventionnels, qui empêchent au Retour de Mary Poppins d’être magistral. C’était pourtant ce que visait son réalisateur, Rob Marshall.


Une mise en scène trop sage

La scène des allumeurs de réverbère (comme chez Saint-Ex, oui) aurait dû être meilleure.

 
 

Dans ce passage, la nostalgie du premier volet empêche l’envol de la scène. En 1964, les ramoneurs étaient filmés en studio, parce que filmer en vrai des danseurs sur les toits de Londres était, disons, casse-gueule.

 
 
 

Or, dans le film de 2018, les allumeurs de réverbère sont toujours filmés comme en studio.

Et moi, pendant la séance, je m’imaginais, avec une telle chanson, à une mise en scène grandiose, carrément dans les rues de Londres qui s’allumeraient au gré des acteurs. Mais si Disney suscite souvent l’imagination, il n’est pas forcément à sa hauteur. A force de respecter l’original, Rob Marshall a raté l’occasion de nous faire une vraie proposition de cinéma. Trop risqué, peut-être, quand une suite est très attendue, d’où le succès mitigé, sans doute, de Star Wars 8


De bons acteurs qui prennent la relève

Quant aux acteurs, ils ont beaucoup de mérite. Emily Blunt succède avec brio à Julie Andrews, même si elle n’est pas chanteuse professionnelle. Mention spéciale pour Lin-Manuel Miranda, rappeur américain de son état, qui chante fort bien. Il reprend le flambeau de Dick van Dyke, en imitant l’accent cockney, celui de la banlieue de Londres, à la perfection. – Ce n’est pas rien quand on est new-yorkais !

Dick van Dyke est lui aussi américain. Vous le verrez dans un rôle sympathique à la fin du film. Bref, vous passerez un bon moment devant Le Retour de Mary Poppins, qui ravira les nostalgiques du classique de 1964 et séduira les plus jeunes.

 

 

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JEU-CONCOURS : GAGNEZ 10×2 PLACES POUR « LE RETOUR DE MARY POPPINS » DES STUDIOS DISNEY !

Mary Poppins (Emily Blunt) dans Le Retour de Mary Poppins des studios Disney (Copyright : © 2018  Disney)

Le blog Marla’s Movies est fier de vous proposer de gagner 10×2 places pour le merveilleux film Le Retour de Mary Poppins de Rob Marshall.

Synopsis : Michael Banks travaille à la banque où son père était employé, et il vit toujours au 17 allée des Cerisiers avec ses trois enfants, Annabel, Georgie et John, et leur gouvernante Ellen. Comme sa mère avant elle, Jane Banks se bat pour les droits des ouvriers et apporte son aide à la famille de Michael. Lorsque la famille subit une perte tragique, Mary Poppins réapparaît magiquement dans la vie de la famille. Avec l’aide de Jack, l’allumeur de réverbères toujours optimiste, Mary va tout faire pour que la joie et l’émerveillement reviennent dans leur existence… Elle leur fera aussi découvrir de tout nouveaux personnages pleins de fantaisie, dont sa cousine, l’excentrique Topsy.

POUR GAGNER, IL SUFFIT DE RÉPONDRE À LA QUESTION SUIVANTE :



Quel est le nom de l’actrice qui joue Topsy, la cousine de Mary Poppins ?


Envoyez votre réponse à l’adresse suivante avant le mardi 11 décembre 2018, 20 heures :

Merci d’indiquer vos nom, prénom et adresse postale dans votre message, et de mettre en objet du mail « Concours Mary Poppins. » Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants ayant bien répondu.

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