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LES AVENTURES DE SPIROU ET FANTASIO : Z COMME ZÉRO ?

Par Tim Bullock

Du neuvième au septième art

Adapter une bande dessinée au cinéma n’est pas un exercice nouveau, mais il est toujours délicat. Si l’auteur travaille sur l’adaptation, les chances de ratage sont moindres (l’excellent Persépolis de Marjane Satrapi), mais pas inévitables. Sans l’auteur d’origine, le résultat est souvent décevant.

Pour rester dans la BD franco-belge, on a eu le désastre du Lucky Luke de Terence Hill ou le Blueberry avec Vincent Cassel. C’est en remaniant considérablement l’œuvre de Tardi, sombre et glauque, que Luc Besson est parvenu à faire des Aventures d’Adèle Blanc-Sec un film d’aventure lumineux, plein d’allant et d’humour (quitte à crier à la trahison). 

Pour Besson, l’échec retentissant de Valérian et la cité des mille planètes, calamiteuse adaptation de la BD originelle, n’en fut que plus rude.

Dane DeHaan et Cara Delevingne se demandent où est passé le scénario dans Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson (2017)
Dane DeHaan et Cara Delevingne se demandent où est passé le scénario dans Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson (2017)

Spirou et Fantasio à travers les âges

Les Aventures de Spirou et Fantasio a fort à faire avec son héritage : Spirou a 80 ans ! Il a été créé en 1938 par le Français Robert Velter (dit Rob-Vel) qui imagine un groom travaillant dans au Moustique Hôtel. « Moustique » deviendra le journal où travaille Fantasio. 

La création est ensuite rachetée par Dupuis en 1939. Après l’intérim de Jijé (1943-1946) qui imagine Fantasio, Dupuis confie le personnage à un dessinateur, un certain Franquin.

André Franquin, qui a amené la série à son âge d'or
André Franquin, qui a amené la série à son âge d’or
C’est à lui que Spirou doit tout, notamment l’univers qui l’entoure. Entre 1946 et 1968, Franquin invente la ville de Champignac avec son maire et son illustre comte (Il y a un sorcier à Champignac, 1950), le marsupilami (Spirou et les héritiers, 1952). Seccotine (La corne du rhinocéros, 1953), Zorglub (Z comme Zorglub, 1959). Les auteurs ultérieurs développeront cet univers sans rien y ajouter de spécial.
En 1968, lassé d’un personnage qui n’est pas le sien et qu’il considère comme une « coquille vide », Franquin s’efface. Il est remplacé par Fournier (1968-1980), qui fait du bon travail (L’Ankou, 1977), puis par le duo Tome et Janry (1984-1998) mais ceux-ci orientent la série vers trop de noirceur et de sérieux (on se pince pour croire que Machine qui rêve est une histoire de Spirou !) et ils seront remerciés. La série est toujours en cours aujourd’hui, avec le même duo depuis 2009 (Yoann et Vehlmann). Depuis la parution de la BD, on compte deux adaptations en série animée, mêlant adaptations et scénarios originaux, en 1993 et 2006. Avant que le réalisateur Alexandre Coffre s’empare à son tour de la BD.

Alexandre Coffre, réalisateur de Les Aventures de Spirou et Fantasio
Alexandre Coffre, réalisateur de Les Aventures de Spirou et Fantasio

Les Aventures de Spirou et Fantasio, le film : Un excellent casting

Si l’entreprise est viable, le choix des interprètes s’avère primordial. Sur ce plan, Les Aventures de Spirou et Fantasio convainc plutôt. Thomas Solivéres et Alex Lutz sont tout à fait crédibles dans les personnages iconiques que sont Spirou et Fantasio. Christian Clavier en Champignac était un choix un peu plus risqué, mais l’acteur s’en sort bien.
Géraldine Nakache – qui retrouve l’univers de Franquin après avoir joué dans Sur la piste du Marsupilami (2012) – se débrouille correctement dans le rôle de Seccotine. On se réjouit que ce personnage, trop peu présent dans la BD, ait une partition étendue. Hélas, sa présence dans l’action est trop accentuée et déséquilibre la deuxième partie du film.

Fantasio (Alex Lutz) et Seccotine (Géraldine Nakache) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio, réalisé par Alexandre Coffre (2018)
Fantasio (Alex Lutz) et Seccotine (Géraldine Nakache) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio, réalisé par Alexandre Coffre (2018)

En revanche, Ramzy Bédia en Zorglub est un atout maître pour Les Aventures de Spirou et Fantasio ! Physiquement, c’est bluffant, et l’acteur y met énormément d’énergie, quitte à en faire trop. Mais cela correspond à la (légère) mégalomanie du personnage !
Charlotte Gabris (Marie), Ramzy Bédia (Zorglub), et Vincent Desagnat (Claude) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Charlotte Gabris (Marie), Ramzy Bédia (Zorglub), et Vincent Desagnat (Claude) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Mention spéciale pour le tandem Charlotte Gabris-Vincent Desagnat dans leurs rôles de « personnes à tout faire » de Zorglub. Ils passent leur temps à se chamailler pour savoir qui est le préféré du patron. 

Placées au second plan, ces saynètes apportent une touche d’humour savoureuse (Franquin aimait placer des personnages récurrents dans des intrigues secondaires, comme le chat et la mouette rieuse de Gaston). 

Côté personnages, Les Aventures de Spirou et Fantasio coche donc la case avec brio. 

Encore une origin story  

Quelle histoire raconte-t-on ? Evoquer le passé des héros aurait pu être une bonne idée, car c’est un point qui est absent des albums. Le film raconte donc une histoire originale. Le scénario dit comment Spirou et Fantasio se sont rencontrés et ont été amenés à travailler ensemble. 


Les Aventures de Spirou et Fantasio tombe donc d’emblée dans un récit stéréotypé, avec les petits clins d’œil aux fans de la BD pour bien montrer où on est (une posture systématique des récents films de super-héros, qui peut marcher, mais finit par lasser).

Thomas Solivéres (Spirou) et Alex Lutz (Fantasio) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Thomas Solivéres (Spirou) et Alex Lutz (Fantasio) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio

Pourtant, l’ouverture était intéressante avec la peinture de caractères pas forcément laudatifs de nos héros. La situation initiale n’était pas non plus des plus réjouissantes pour chacun d’eux mais ça ne va pas très loin. Le début contient en germe le problème majeur de Les Aventures de Spirou et Fantasio : le spectateur passe donc un bon moment mais n’est jamais surpris.

Le Professeur Champignac (Christian Clavier) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Le Professeur Champignac (Christian Clavier) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Plus grave, certaines scènes sont trop longues, d’autres absolument pas drôles surtout parce qu’elles virent au ridicule voire au grossier. Pour le coup, nous ne sommes plus du tout dans l’atmosphère de Spirou ! Pour comparer avec une récente adaptation de BD franco-belge, Alexandre Astier avait peut-être rendu Astérix trop sérieux, mais il était resté fidèle à l’univers de la série.

Un gros manque d’originalité

Une fois la longue phase d’exposition terminée, quand Spirou et Fantasio décident finalement de faire équipe, Les Aventures de Spirou et Fantasio déroule un très banal récit d’aventure dans les décors du Maroc. Rien de désagréable certes mais pas de quoi ébouriffer un écureuil. Côté décors également, on a un flagrant manque de moyens avec la base de Zorglub qui se résume en une seule salle et à quelques couloirs. Bien fait là aussi sans plus.
Côté réalisation, Alexandre Coffre anime plutôt bien le récit de ses scénaristes, histoire de masquer son manque d’originalité et a quelques trouvailles pas désagréables (la chute du « champicoptère » à l’aéroport par exemple). Quelques effets spéciaux réussis également.
Thomas Solivéres (Spirou) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Thomas Solivéres (Spirou) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio

Il y avait donc suffisamment d’ingrédients pour créer quelque chose d’intéressant, d’original et de captivant. Faute d’audace, Les Aventures de Spirou et Fantasio est un échec certain tant critique que commercial. La pression va être d’autant plus grande pour la prochaine adaptation de Gaston Lagaffe, série dérivée de Spirou et Fantasio, et autrement plus périlleuse à adapter (l’échec du film de 1981 l’a prouvé). Gaston réussira-t-il là où Les Aventures de Spirou et Fantasio ont été insuffisants ?
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LE RETOUR DU HÉROS : ARNAQUES, FRIME, ET DEUX COMIQUES

Jean Dujardin dans Le retour du héros de Laurent Tirard (2018)
Par Tim Bullock

Lettres d’une inconnue

France, 1809. Alors qu’il vient de demander la main de Pauline Beaugrand, fille d’une bonne famille, le capitaine des hussards Neuville reçoit l’ordre de partir au front. C’est la campagne d’Autriche, celle d’Essling et de Wagram.

Bataille de Wagram, 6 juillet 1809, tableau d'Horace Vernet (1836)
Bataille de Wagram, 6 juillet 1809, tableau d’Horace Vernet (1836)
En partant, il promet d’écrire chaque jour à Pauline. Mais les jours passent sans lettres… Voyant Pauline dépérir, sa sœur Élisabeth décide de prendre la plume et de jouer le rôle du capitaine Neuville. Elle lui invente ainsi des aventures puis le fait mourir… sauf que le vrai Neuville revient ! Il s’approprie sans vergogne le rôle du héros mais doit composer avec Élisabeth. Désormais liés par leurs mensonges, ils vont se livrer une bataille sans merci.

De l’arnaque considéré comme un des beaux-arts

Le sujet est intemporel. Des arnaqueurs, des usurpateurs, des mythomanes ; il y en a à toutes les époques. Mais le mérite de Le Retour du héros est de rappeler, sous couvert d’un film en costumes, que l’imposture adore le temps de guerre. Nous sommes à une époque où les choses vont vite (on est 20 ans après la chute de la Bastille, 15 après celle de Robespierre et on en est au 5e régime politique depuis la chute du roi !) et où il n’existe pas de téléphones ni de réseaux sociaux. Un imposteur de génie peut donc prospérer en toute impunité et raconter des salades grosses comme des éléphants sans risquer d’être contredit par une recherche sur smartphone. La belle époque !

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Le capitaine Neuville (Jean Dujardin, au centre) dans Le Retour du héros de Laurent Tirard (2018)
Le capitaine Neuville (Jean Dujardin, au centre) dans Le Retour du héros de Laurent Tirard (2018)

Impossible en voyant Le Retour du héros de ne pas penser à Cyrano de Bergerac. Le héros pallie au manque d’esprit de Christian en écrivant lui-même les lettres de guerre qu’il devait envoyer à son épouse Roxane. Mais à la différence de Pauline, les lettres entraînent une prompte arrivée de la destinataire éblouie au théâtre des combats !
Roxane (Anne Brochet) dans Cyrano de Bergerac, d'après Edmond Rostand, de Jean-Paul Rappeneau (1990)
Roxane (Anne Brochet) dans Cyrano de Bergerac, d’après Edmond Rostand, de Jean-Paul Rappeneau (1990)
On peut toutefois inverser le processus, avec une arnaque du côté du destinateur, dans le but de rassurer le destinataire. C’est ce qui arrive dans La Promesse de l’aube de Romain Gary (qui a donné lieu à une adaptation inégale au cinéma fin 2017). On pense aussi au récent Madame où une servante et sa maîtresse se retrouvaient prises au piège de leurs mensonges sur l’identité de la première.
Rossy de Palma et Toni Collette dans Madame de Amanda Sthers (2017)
Rossy de Palma et Toni Collette dans Madame de Amanda Sthers (2017)
La série des Frankenstein de la Hammer vient aussi à l’esprit car, quelque part, Neuville représente la Créature qui échappe à son Créateur. Si on savait Jean Dujardin très à l’aise dans l’humour, la bonne surprise c’est Mélanie Laurent. Dans le rôle de la pince-sans-rire Élisabeth, elle réalise une performance comique de bon aloi.
Comme le film joue la carte de l’humour, Le Retour du héros lorgne vers Élémentaire, mon cher… Lock Holmes ! Dans ce film sorti en 1988, Holmes n’existe pas. Plus exactement, c’est un acteur engagé par le docteur Watson, génial enquêteur, pour incarner le personnage qu’il a imaginé mais qui se révèle un cabot alcoolique et chaud lapin !
Le Dr. Watson (Ben Kingsley) et le faux Sherlock Holmes (Sir Michael Caine) dans Élémentaire, mon cher… Lock Holmes, réalisé par Thom Eberhardt (1988)
Le Dr. Watson (Ben Kingsley) et le faux Sherlock Holmes (Sir Michael Caine) dans Élémentaire, mon cher… Lock Holmes, réalisé par Thom Eberhardt (1988)
Néanmoins, la plus belle histoire où une créature se joue des attentes de son créateur, c’est quand même la Bible qui nous la raconte !

Raison et sentiments

Neuville, c’est aussi la figure du double. En effet, s’il existe bien un vrai capitaine Neuville, il en existe un autre ; celui créé par Élisabeth. Le double ainsi créé révèle en creux le vrai Neuville, reflet du peu d’estime que lui porte la créatrice. Le « héros » dont Pauline lit les exploits – franchement rocambolesques même si l’adjectif n’existe pas encore en 1809 ! – est courageux, intrépide, altruiste, intelligent, désintéressé et il sait nager !

Monsieur (Christian Bujeau) et Madame Beaugrand (Évelyne Buyle) dans Le Retour du héros
Monsieur (Christian Bujeau) et Madame Beaugrand (Évelyne Buyle) sont sous le charme !
Si Élisabeth écrit pour sauver sa sœur de la dépression, elle révèle aussi un tempérament romanesque caché sous son pragmatisme et se relative froideur. C’est aussi la clef de son « accord » avec Neuville. Si elle l’avait simplement détesté, elle n’aurait pas pris de gants. Cela montre également qu’Élisabeth se sent à l’étroit dans la société impériale qui la corsète et ne voit pour elle que le mariage comme horizon social. Le « capitaine Neuville » dont elle écrit les exploits, c’est elle ! Madame rêve !

Élisabeth (Mélanie Laurent) dans Le Retour du héros
Élisabeth (Mélanie Laurent) dans Le Retour du héros

L’Arnacoeur 


Jean Dujardin avait déjà joué dans un film historique (The Artist) mais c’était relativement « contemporain » par rapport à l’Empire. Très élégant, l’acteur porte haut l’uniforme des hussards et se montre très à l’aise en costume d’époque. Il évolue dans le cadre du château de Nandy (Seine et Marne) avec l’assurance et la décontraction d’un familier des lieux et de l’époque. L’œil égrillard et le sourire aux lèvres, il donne une existence concrète à Neuville tout à fois jouisseur, escroc (en avance sur son temps vu le système mis en place !), sachant tirer profit des occasions et doté, sinon de courage, au moins d’un très sûr instinct de conservation !
Neuville (Jean Dujardin) et Pauline (Noémie Merlant) dans Le Retour du héros
Neuville (Jean Dujardin) et Pauline (Noémie Merlant) dans Le Retour du héros
Mais Neuville n’est pas un imbécile et encore moins une baudruche sans consistance. C’est le talent de son interprète de le rendre juste assez sympathique pour que l’on s’intéresse à ses manigances, que l’on s’intéresse à son existence et, aussi avec mauvaise conscience mais juste un peu, que l’on espère qu’il s’en tire sans trop de mal.

Élisabeth (Mélanie Laurent) doit jouer serré avec Neuville (Jean Dujardin) dans Le Retour du héros
 Élisabeth (Mélanie Laurent) doit jouer serré avec Neuville (Jean Dujardin) dans Le Retour du héros

Mélanie Laurent impeccable

De son côté, Mélanie Laurent réalise une splendide partition. Somptueuse en tenue d’époque, c’est surtout par sa répartie qu’elle impose son personnage. En cela, elle évite l’anachronisme que serait une femme trop indépendante. Mais, elle place Élisabeth dans l’héritage des salons des Lumières où les femmes brillaient par leur esprit. À elle revient l’humour acide et pince-sans-rire. Par son maintien assez raide, elle montre qu’Élisabeth est en position un peu fausse au sein de sa famille et de la société. À tout moment, l’actrice se montre éminemment juste. Placide, tranquille, à l’affût ou agressive mais aussi tendre ou émue, elle varie son jeu avec souplesse et à-propos. On ne lui connaissait pas un tel potentiel comique mais on en redemande !

Élisabeth (Mélanie Laurent) et Neuville (Jean Dujardin) dans Le Retour du héros
Élisabeth (Mélanie Laurent) et Neuville (Jean Dujardin) dans Le Retour du héros

Une belle fin ?

Le problème avec un film si bien écrit c’est justement son écriture car comment le terminer ? Visiblement, Laurent Tirard s’est posé la question mais sans pouvoir donner une réponse satisfaisante. Comment ne pas rompre trop abruptement la narration ? Face au choix effectué, le spectateur a deux possibilités. Se dire que ce n’est pas très convainquant ni crédible. Ou, comme Élisabeth, choisir d’en rire. 

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SANTA & CIE D’ALAIN CHABAT : ÇA SENT LE SAPIN

Cher Père Noël,

Cette année, je m’interroge. Parviendrai-je encore à m’émerveiller devant un film de Noël ? D’en avoir tant vu, du Miracle sur la 34e rue au Noël de monsieur Jack, en passant par La Caverne de la rose d’or, diffusé 1532 fois sur M6, je me demande si l’émerveillement de mes premières années reviendra un jour.

Je suis allé voir Santa & Cie d’Alain Chabat pour me détendre. 

Les blagues tombaient-elles à plat, ou est-ce moi qui ne sais plus rire aux farces potaches ? 
Ai-je trop la nostalgie des meilleurs Disney et Burton pour trouver du charme à ces effets spéciaux qui n’apportent rien? 
Suis-je trop fan de Michel Audiard pour apprécier les dialogues ineptes de cette comédie ratée, qui ne ravira ni les petits ni les grands ?

Alors oui, on sourit de temps en temps, davantage par lassitude que par conviction. Les acteurs s’épuisent à nous intéresser à cette histoire plus que banale. La bande-annonce n’était déjà pas réjouissante, les quelques gags en plus dans Santa et Cie ne suffisent pas.

Père Noël, aura-t-on un jour en France un film de saison digne de ce nom ? N’en as-tu pas assez de voir tant d’hommes t’incarner si mal au cinéma ? Ne pourrais-tu pas intervenir, casser les murs de Hollywood, ou gifler les réalisateurs français et rétablir enfin la vérité sur qui tu es et ce que tu es ?

Mal réalisé, assez mal dirigé, Santa et Cie m’a davantage déprimée que fait rire. Il n’y a guère que le passage sur l’argent qui m’ait donné un peu d’espoir, et m’a rappelé le joli film de Colline Serreau, La Belle verte, où l’actrice-réalisatrice questionnait déjà l’omniprésence de l’argent et la futilité de la société de consommation.

Doit-on attendre le talent de Pixar pour nous offrir un film de Noël qui émeuve petits et grands ?

Jeux de mots niveau Carambar, enjeu dérisoire (les lutins du Père Noël ont besoin de vitamines) Alain Chabat ne tenait même pas de bonne idée pour ce film où il semble juste faire mu-muse avec des effets spéciaux. On se demande ce qu’Audrey Tautou, Pio Marmai, Golshifteh Farahani, et même mon cher Bacri, sont venus faire dans cette galère.

Cher Père Noël, fais en sorte que je m’émerveille encore, avec de nouveaux films, même si j’en ai déjà vu plus que ton ciel compte d’étoiles. 

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