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Happy Birthdead 2 You : pourquoi ?

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Et vous, vous en pensez quoi ?

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poupée russe

Poupée russe : analyse de la série et explication de la fin (spoilers)

4 out of 5 stars (4 / 5)
 
C’est pas parce que Nadia, l’héroïne de Poupée Russe, est juive, qu’elle a 36 ans, une mère impossible, et des cheveux qu’il faut couper depuis 1913, qu’on est forcément la même personne.
 
Mais je vous avoue que j’ai des doutes.
 
 
 

Happy birthdead

 
Nadia fête son anniversaire. Elle meurt le soir même. Comme une certaine lycéenne pouf dans un mauvais film d’horreur. Sauf que la nouvelle série Netflix est bien meilleure. C’est pas dur, bien sûr, mais elle est bien meilleure.
 
J’ai regardé Poupée Russe d’une traite et je crois que, comme une nouvelle à chute, il faut la regarder ainsi.
 
D’accord, d’accord, Poupée Russe est une énième histoire de Scrooge. Vous savez, ce vieux gars radin qui devient généreux après la visite de trois fantômes la nuit de Noël ? 
 
 
Eh bien le noël de Nadia, c’est son anniversaire. J’ai 36 ans, je sais ce que ça fait. Bon, je ne suis pas aussi ravagée. Nadia rappelle ce personnage de Bette Davis dans The Rose, vous vous souvenez, cette chanteuse qui a plein de kilomètres au compteur et donne l’impression qu’elle a tout essayé côté drogues et alcool ?
 
Voilà.
 

Dead Like Her

 
Alors, vous connaissez la chanson de la boucle temporelle, pas vrai ? C’est comme dans Un Jour sans fin, où Bill Murray revit tous les jours la même journée (de merde) jusqu’à ce qu’il devienne un type bien.
 
Même principe pour Nadia, la cynique (hilarante) de Poupée Russe. Elle n’aime pas les anniversaires. Elle n’aime pas les gens, non plus. Elle aime son chat, Oatmeal. C’est à peu près tout.
 
Chacune de ses morts est inattendue et hilarante, a l’instar de séries comme Six Feet Under ou Dead Like Me.
 
A ce propos, il existe quelqu’un qui est dead like her. Je veux dire quelqu’un qui meurt plusieurs fois et revient sans cesse au même point de départ. Ce type s’appelle Alan.
 
 
Tous les deux se « réveillent » chaque fois dans une salle de bains. Nadia dans la salle de bains de son amie Maxine, le soir de la fête. Alan dans sa propre salle de bains, un jour de rupture amoureuse.
 
Les deux pensent n’avoir besoin de personne. L’une est auto-destructrice, l’autre est control freak (comme Bree van der Kamp, Alan a un besoin compulsif de tout contrôler). L’une se fout de ses amants, l’autre est obsédé par sa petite amie, et refuse d’accepter leur rupture.
 

Allô maman bobo

 
Nadia n’est pas tout à fait seule au monde. Elle a des amies (qu’elle néglige) et une tante psychanalyste aimante, Ruthie.
 
En cherchant le pourquoi de sa boucle temporelle, Nadia revient sur ses origines. Elle s’intéresse au judaïsme (autant qu’une athée new-yorkaise, autant dire par longtemps) puis repense à sa relation conflictuelle avec sa mère (ce qui est un pléonasme pour une fille juive, voire pour une fille tout court, j’attends vos commentaires).
 
Sa mère était disons un peu perdue et ne parvenait pas à s’occuper d’elle. Quand elle était très jeune, Nadia a donc été confiée à sa tante Ruthie.
 

Le traumatisme d’enfance de Nadia

 
Nadia culpabilise tout le long de la série au sujet de la mort de sa mère. Elle confie à sa tante que sa mère se serait laissé mourir en moins d’un an de ne pas avoir obtenu sa garde. Dans un flashback, tout se passe comme si Nadia, petite fille, avait littéralement laissé mourir sa mère. En effet, cette femme, dans un accès de colère, casse les miroirs et les cadres des photos autour d’elle. Cette scène suggère qu’elle s’est peut-être suicidée avec un bout de verre. Nadia l’aurait regardé mourir sans intervenir. La phrase de la petite Nadia à la Nadia de 36 ans est révélatrice :
 
Tu dois la laisser mourir pour que nous soyons libres.
 
Cette réplique fonctionne au sens propre comme au figuré. Nadia petite fille s’est libérée de sa mère en la laissant derrière elle. Nadia adulte doit faire de même, en se laissant sa culpabilité derrière elle.
 
Jusqu’à la fin de Poupée Russe, Nadia avait littéralement quelque chose de coincé dans la gorge : un bout de verre qui finit par sortir.

 
Nadia recrache un bout de verre dans Poupée Russe

Nadia recrache un bout de verre dans Poupée Russe


Elle va mieux et peut alors commencer une nouvelle vie.
 
Alan, lui, décide de ne plus tout contrôler, et d’écouter, pour la première fois, ce que lui dit Beatrice, sa petite amie.
 
Les deux personnages réalisent qu’ils ont besoin des autres pour vivre. Surtout, ils ont besoin l’un de l’autre.
 

Que se passe-t-il au dernier épisode de Poupée Russe ?

 
Pendant la moitié de la série, Nadia et Alan ont tenté de comprendre ensemble le pourquoi de leur prison temporelle. Ce « purgatoire » comme l’appelle Alan, les aide à devenir de meilleures personnes : ils font la paix avec eux-mêmes puis avec les autres.
 
Lors du dernier épisode, Nadia et Alan revivent la même soirée, mais cette fois, quand ils essaient de se retrouver pour faire équipe, il y a un hic. Ils semblent être chacun dans une réalité différente.
 
Dans l’une des réalités, Nadia ne reconnaît pas Alan alors que lui se souvient de leur entraide.
Dans une autre, c’est Alan qui ne se souvient pas de Nadia alors qu’elle se rappelle leur route commune.
 
Alan et Nadia sont revenus à ce fameux premier soir, où chacun avait refusé d’apporter son aide à l’autre. Néanmoins, cette fois, l’expérience va changer leur attitude. Alan sauve donc Nadia de son accident de voiture, et Nadia sauve Alan du suicide.
 

Poupée russe : analyse du titre 

Pourquoi un tel titre ? Démarrons simple. L’héroïne s’appelle Nadia Volvokov, autant dire qu’elle est pas bretonne. Si l’on considère Nadia comme une grand poupée (l’opposé de Barbie, hein ?) la version d’elle-même petite fille serait la plus petite poupée en elle, celle à qui, justement, on arrive en dernier. La série nous prouve que l’on n’est jamais que la somme de nos expériences passées. Nadia a creusé longtemps sa mémoire pour revenir à l’enfance, et nous avons découvert les couches successives du personnage : son cynisme, son humour… et son amour des autres, bien caché sous tout le reste. 

À mesure que l’on découvre les poupées de la plus grande à la plus petite, le motif devient plus simple, jusqu’à la plus petite, où l’on arrive à l’essentiel.

Une poupée russe est composée de plusieurs poupées : chaque fois qu’on en découvre une, elle n’est ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. 

Poupées russes traditionnelles

Poupées russes traditionnelles

 

C’est ce qui se produit pour Nadia.

 

La poupée russe, c'est Nadia elle-même

La poupée russe, c’est Nadia elle-même

Poupée russe : dépression et des potes

À bien y regarder, Poupée Russe peut être lu comme une métaphore filée de la dépression nerveuse. Après tout, Nadia a des tendances auto-destructrices et Alan a eu un geste suicidaire. La boucle temporelle est une très belle illustration de la dépression : en effet, une personne dépressive ressasse les mêmes pensées en boucle, agit et réfléchit dans un schéma négatif dont elle ne peut sortir.
 
Au-delà de notre besoin d’évoluer, Poupée Russe nous enseigne qu’il faut s’ouvrir aux autres. Dans le dernier épisode, Alan remarque enfin une jeune femme qui habite pourtant son quartier depuis un moment.
Nadia l’ex-misanthrope serre un invité de la fête dans ses bras. 
 
L’épisode précédent, où les miroirs disparaissaient, semblait nous dire :
 
Cessez de vous regarder vous-même et regardez un peu autour de vous.
 
Poupée Russe, c’est le début d’une belle amitié entre deux anciens dépressifs qui se rencontrent et se font du bien.
 
 
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Happy Birthdead : meurs un autre jour


0 out of 5 stars (0 / 5)

Happy Birthdead sera assurément dans mon top des flops de l’année 2017.
Imaginez une poufiasse du lycée que vous ne pouvez pas supporter. Imaginez-là coincée dans une boucle temporelle, comme Bill Murray dans Un Jour sans fin.


Mais au lieu d’une comédie charmante qui permettait à un Scrooge de devenir un type bien, on a droit, avec Happy Birthdead, à un film de campus qui imite Scream sans lui arriver à la cheville, et ne cherche même pas à le parodier.

Parodie ratée


C’est pourtant bien une parodie que semblait nous vendre la promotion du film, sachant que Scream, film-référence de 1996, était déjà une parodie de films d’horreur.
Et puis, il existe déjà une parodie de Scream : Scary Movie. Happy Birthdead m’a beaucoup rappelé cette parodie potache, surtout la scène où une godiche fuyait le meurtrier en choisissant, comme arme de défense, une banane.


Dans Happy Birthdead, l’héroïne, Tree (comme un arbre, oui) est vaguement moins tarte que la godiche de Scary Movie, mais pas de beaucoup.
Elle vit sa vie banale, entourée de son club de mode et les pestes qui vont avec.


Bon, ça c’est Quinn, soeur de Daria dans la série du même nom. Mais Tree lui ressemble beaucoup. Comme toutes les pimbêches des films du genre, elle méprise tout le monde, ne dit pas bonjour, ignore le gentil garçon et ne mange rien de la journée, parce qu’il faut faire attention aux calories, quand même.

Tree (Jessica Rothe) dans Happy Birthdead, de Christopher Landon (2017) happy death day
Tree (Jessica Rothe) dans Happy Birthdead, de Christopher Landon (2017)

L’actrice est particulièrement mal castée, et l’on peine, pendant tout le film, à s’attacher à ce personnage déjà vu mille fois au cinéma.

Dead again


Le jour de son anniversaire, Tree se fait tuer. Par un malade masqué dont on ne connaîtra l’identité qu’à la toute fin, bien sûr.

Vous trouvez le masque très con ? Moi aussi. happy birthdead happy death day mask
Vous trouvez le masque très con ? Moi aussi.

Le lendemain, Tree se fait re-tuer. Le surlendemain, re-retuer. En 16 jours, elle va découvrir qui veut l’assassiner.
Ce n’est pas la première fois que l’on reprend le vieux truc de la boucle temporelle. Ça ne date pas, comme on pourrait le croire, du fameux film Un Jour sans fin, mais de bien avant : cette mécanique était déjà présente dans La Quatrième dimension, lors d’un épisode mémorable, « Shadow Play » (1961) où un homme revivait tous les jours le moment de sa mort : il s’agissait d’un condamné à mort qui revivait en boucle son procès… et son exécution.


Les jours sans fin au cinéma


Techniquement, on ne peut pas faire l’expérience de sa propre mort, mais en fiction, c’est possible.
Si la comédie Un jour sans fin reste dans les mémoires, c’est parce qu’elle détient une dimension universelle, et le génie de ne jamais expliquer le pourquoi de la punition du héros. Chacun trouvera sa réponse spirituelle, et s’attachera à cet homme qui tente maladroitement de séduire sa belle.

Dans Happy Birthdead, on a pas très envie de sauver la fille non plus.
Le film d’action de 2014 avait au moins le mérite d’être rythmé, et de donner l’impression d’un jeu vidéo géant, ou le héros revenait sans cesse à la case départ avant de vaincre le monstre final.
Moins connu, il y avait ce film qui fait le bonheur de M6 tous les ans : Un Noël sans fin. Dans cette bluette, un vilain ado apprenait à aimer Noël en se le bouffant tous les jours.


Le frère effrayant de ce film, c’est l’épisode « White Christmas » de la série Black Mirror, où un pauvre type se retrouve aussi prisonnier d’une boucle temporelle le jour de Noël.
En 2011 est sorti Source Code, où Jake Gylenhaal revivait sans cesse les huit minutes qui précédaient un attentat terroriste.
Ce pitch ressemble quasi mot pour mot à celui de Déjà Vu, sorti en 2008. Cette fois, c’était Denzel Washington qui sauvait des innocents d’une mort certaine.
Et puis, tout récemment, il y a eu Before I Fall (Le Dernier jour de ma vie), que je n’ai pas eu la force de chroniquer.


Tout juste un an avant Happy Birthdead, il s’agissait déjà d’une peste adolescente qui devenait une gentille fi-fille après avoir vécu plusieurs fois le jour de son décès. Le versant, cependant, était plus dramatique, et la fin parvenait à émouvoir un peu.

Un film con-sternant


Mais revenons à Happy Birthdead. Là, on n’est ni dans le drame ni dans la comédie, le côté horrifique ne ferait pas sursauter un enfant de 3 ans. Contrairement au film de Harold Ramis, Happy Birthdead n’est pas drôle. Pas une réplique, pas un gag de situation ne fait sourire le spectateur.

Certaines répliques consternent, par contre. Quand Tree raconte à Carter ce qui lui arrive, elle lui lance :

Would you stop looking at me like I took a dump on your mom’s head?
(Tu pourrais arrêter de me regarder comme si je venais de chier sur la tête de ta mère ?)


Tree (Jessica Rothe) et Carter (Israel Broussard) dans Happy Birthdead, de Christopher Landon (2017)
Tree (Jessica Rothe) et Carter (Israel Broussard) dans Happy Birthdead, de Christopher Landon (2017)

Tout est cliché dans Happy Birthdead, des gentils gnan-gnan aux méchants insipides.

Ajoutez à cela une suite d’incohérences : pourquoi, si on sait qu’on va être assassiné au soir, ne pas se promener avec une arme pour tuer son agresseur et lui ôter son masque ?
La pirouette au cœur du film est également maladroite. La fin est peu convaincante, et ressemble à un scénario rattrapé de justesse. Le « mobile » fera davantage rire que flipper.
Bref, vous pouvez éviter Happy Birthdead. Vous aurez plus vite fait de revoir les comédies potaches ou horrifiques des années 90, ou de découvrir les autres histoires, bien plus passionnantes, sur une personne prisonnière du temps.


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Edge of Tomorrow : faut-il sauver le soldat Tom Cruise ?


0 out of 5 stars (0 / 5)

Après un chef-d’oeuvre japonais, un documentaire sur une photographe de génie et un joli Ken Loach, il ne me restait plus rien à voir. Alors, j’ai fait ce que je fais habituellement pour me détendre: j’ai vu un gros blockbuster qui tache. Remercions les multiplex et la carte UGC.
Le film est sorti le 4 juin. Je l’ai vu à la mi-juillet. Il n’est jamais trop tard pour mal faire.

Tom Cruise sauve le monde


Si vous aimez l’esthétique de Starship Troopers,  vous serez servis. Les grosses bestioles du film de Verhoeven, ainsi que la tenue de Robocop, ont été recyclées dans Edge of Tomorrow.

Une grosse bébête et un soldat qui hurle dans Starship Troopers, de Paul Verhoeven (1997)

Une grosse bébête et un soldat qui hurle dans Starship Troopers, de Paul Verhoeven (1997)


Tom Cruise en combinaison Robocop dans Edge of Tomorrow

Tom Cruise en combinaison Robocop dans Edge of Tomorrow

Tom Cruise joue un officier planqué pendant une guerre où des extra-terrestres ont envahi la Terre et asservi l’humanité. Le lâche déserteur va se retrouver soldat et devenir un sauveur de l’univers façon Bruce Willis.

Bruce Willis dans Armaggedon de Michael Bay (1998) vêtu d'une belle combinaison également.

Bruce Willis dans Armaggedon de Michael Bay (1998) vêtu d’une belle combinaison également.


Un pro-militarisme primaire


Mais pour cela, il devra faire la même expérience que Bill Murray dans Un Jour sans fin: revivre en boucle le même jour, et gagner la victoire contre les méchants aliens.
Bill Murray se réveillait chaque matin à six heures avec Sonny et Cher à la radio (on le plaint rien que pour ça.)


Tom Cruise, lui, se réveille menotté, prêt à débarquer sur une plage où aura lieu un massacre des troupes alliées. Pour un film sorti deux jours avant les célébrations du débarquement en Normandie, voilà une stratégie tout en finesse pour rappeler que les Américains ont sauvé le monde, dans un film pro-militariste primaire.
La victoire sera effectivement scellée à Paris. Dans maints films catastrophe, les Américains s’en donnaient à cœur joie pour faire sauter les plus beaux monuments parisiens. Edge of Tomorrow ne fait pas exception.

Le Jour sans fin de Tom Croisière


Vous avez remarqué que Cruise signifie « croisière »? Pour un acteur de film d’action, s’appeler comme un voyage de vieux, c’est un peu fort de café. En même temps, vu que son nom entier est Thomas Cruise Mapother IV, on comprend qu’il ait voulu simplifier.
Croyez-le ou non, j’étais sur les Champs Elysées quand Tom Cruise est passé pour promouvoir le film.


Quand l’un des gardes m’a demandé « C’est pour voir Tom Cruise ? » j’ai répondu « Pourquoi venir voir un acteur arrogant, nabot et scientologue ? »
Si, comme moi, vous n’aimez pas Tom Cruise, vous pouvez cependant éprouver quelques instants de jubilation devant Edge of Tomorrow. En effet, dans le film, Tom Cruise meurt plusieurs fois (mention spéciale pour le camion qui lui écrase la cervelle.) Comme un personnage de jeu vidéo, il se plante à plusieurs reprises, et revient toujours au début du jeu, jusqu’à connaître par cœur ce qu’il faut faire pour vaincre le monstre final.
Mais bonne nouvelle, il n’est pas seul: il y a, comme dans tout film d’action qui se respecte, une nana sexy en combinaison moulante pour l’aider à sauver la planète.

 Encore une combinaison (sexy, cette fois) pour Emily Blunt dans Edge of Tomorrow

Encore une combinaison (sexy, cette fois) pour Emily Blunt dans Edge of Tomorrow


Du coup, quand Emily Blunt meurt (même plusieurs fois) c’est beaucoup moins drôle.

Emily Blunt : caricature sexiste


La fin est absurde, mais qu’importe, l’Amérique nous a encore sauvés, Tom Cruise est beau gosse et Emily Blunt a des airs de Lara Croft, caricature sexiste de la femme guerrière, un pénis, pardon, une mitraillette à chaque main.

Sur cette photo qui sert d'affiche du film, Emily Blunt semble faire de la pub pour l'armée américaine

Sur cette photo qui sert d’affiche du film, Emily Blunt semble faire de la pub pour l’armée américaine


Soldate photographiée par l'armée américaine

Soldate photographiée par l’armée américaine


Edge of Tomorrow empeste le patriotisme grossier et apparaît comme un long clip de propagande pour l’armée américaine.
Vous pouvez néanmoins regarder le film pour le plaisir de voir Tom Cruise se faire écrabouiller plusieurs fois.
Oui, il faut voir ce film. Avec des potes. Sous acide de préférence.

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