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TOMB RAIDER : LES AVENTURES D’INDIANA JANE

Alicia Vikander dans Tomb Raider de Roar Uthaug (2018)

Par Tim Bullock

À la base, c’est une histoire simple sans beaucoup d’originalité ; couplé en outre à une nouvelle quête du père (vous avez remarqué que les héros recherchent rarement leurs mères ?). Tomb Raider se présente comme un nouveau film d’action/aventure. C’est un peu plus que cela.

Une vision moins sexiste de Lara Croft

Tomb Raider cuvée 2018 a ceci d’intéressant qu’il s’agit d’un retour aux sources. Le jeu vidéo est sorti pour la 1ère fois en 1996 et s’est vu adapté en 2001 et 2003. Le nouveau film se base cependant sur une version du jeu de 2016. Ce qui change ? Lara Croft pour commencer ! Finie l’image ultra-érotisée qu’Angelina Jolie avait portée à l’écran.

Lara Croft (Angelina Jolie) dans Lara Croft : Tomb Raider, réalisé par Simon West (2001)
Lara Croft (Angelina Jolie) dans Lara Croft : Tomb Raider, réalisé par Simon West (2001)
Alicia Vikander intègre une dimension moins voluptueuse et abandonne le short moulant pour un pantalon. Ce n’est pas un simple détail car la bombe sexuelle qui donnait des suées aux geeks est remplacée par une « vraie femme » (comprendre, avec un physique un peu moins fantasmagorique). Il y a davantage de réalisme et donc moins de sexisme. Ça ne va pas loin mais c’est un début.

Lara Croft (Alicia Vikander) dans Tomb Raider, réalisé par Roar Uthaug (2018)
Lara Croft (Alicia Vikander) dans Tomb Raider, réalisé par Roar Uthaug (2018)

Un surréalisme assumé

Ce qui change aussi, c’est la distanciation que prend Tomb Raider par rapport à lui-même. Ainsi, alors que Lara vient d’échapper à deux périls mortels et qu’elle croit pouvoir profiter d’un peu de repos, un troisième péril mortel pointe le bout de son nez ! Et la jeune femme de jeter un « Sérieux ? » incrédule et légèrement agacé. Le scénario assume pleinement le côté surréaliste de son propos.

Joint à plus d’humour que dans les opus précédents, cela confère un peu de légèreté au propos. Cela lui retire également de l’originalité puisque le tandem action/humour est un cocktail déposé au moins depuis Bruce Willis et Piège de cristal (1988) !
Bruce Willis dans Piège de cristal, réalisé par John McTiernan (1988)
Bruce Willis dans Piège de cristal, réalisé par John McTiernan (1988)
C’est ce côté « au-delà du réel » qui faisait la force de la version Angelina Jolie. En ramenant Lara Croft vers le monde des simples mortels, Tomb Raider se banalise.

Un film d’aventures classique mais efficace

Tomb Raider, c’est de l’aventure. Pour la lancer, le scénario choisit la facilité : la quête d’un artefact maléfique capable de plonger le monde dans la mort. Encore un péril mortel, ça devient lassant ! Pour le coup, doubler cette quête d’une quête du père (dans le top 5 des MacGuffin les plus clichés du cinéma) s’avère plus intéressant puisque c’est réellement la seconde qui motive Lara. La « pilleuse de tombe » (traduction littérale du titre) s’en tamponne pas mal de l’objet de la recherche ; classique mais efficace quête des origines.

Lord Richard Croft (Dominic West) dans Tomb Raider
Lord Richard Croft (Dominic West) dans Tomb Raider
Chercher quelqu’un, c’est aussi se chercher soi-même. Voilà qui distingue Lara Croft de cet autre pilleur de tombe qu’est Indiana Jones. Même si celui-ci a aussi cherché son père. Bon, la combo artefact de pouvoir-quête du père de Tomb Raider est un marronnier du film d’aventure, c’était déjà le cas l’année dernière avec Pirates des Caraïbes 5 et le personnage de Kaya Scodelario
Kaya Scodelario dans Pirates des Caraïbes 5 : La Vengeance de Salazar, réalisé par Joachim Rønning et Espen Sandberg (2017)
Kaya Scodelario dans Pirates des Caraïbes 5 : La Vengeance de Salazar, réalisé par Joachim Rønning et Espen Sandberg (2017)
Quand l’action est lancée, Tomb Raider déroule sans faiblir, niveau rythme. Lara fait du vélo. Lara fait du bateau. Lara court. Lara saute. Lara nage. Lara tire à l’arc… De chaque plan, Alicia Vikander assure sa part de travail et compose une très convaincante Lara Croft, plus sensible, plus faillible mais tout aussi efficace qu’Angelina Jolie. Néanmoins, cela n’enlève pas le côté « catalogue d’images » que l’on peut ressentir. Un peu comme si les scénaristes avaient coché les cases du scénario de film d’action standard (et en fait, au vu de leurs CV, deux des trois scénaristes écrivent majoritairement des blockbusters d’action).

Lu Ren (Daniel Wu) et Lara Croft (Alicia Vikander) dans Tomb Raider
Lu Ren (Daniel Wu) et Katniss… euh pardon Lara Croft (Alicia Vikander) dans Tomb Raider

Pour un film d’aventure comme Tomb Raider, c’est mieux de mettre le prix dans les décors. Sur ce coup-là, c’est honorable. Si l’île est assez basique, l’architecture du tombeau est très bien faite. Impossible cependant de ne pas sourire devant ces mécanismes pluriséculaires (à moins de mille ans d’âge, la cuvée n’est pas un millésime) qui s’ouvrent bien gentiment ou devant ces pièges à usage unique, classiques qui ne déçoivent jamais : sors de ce corps Indiana Jones !

Lara Croft (Alicia Vikander) dans Tomb Raider
Lara Croft (Alicia Vikander) dans Tomb Raider

Un méchant en demi-teinte

Côté interprètes, rien d’époustouflant. Dominic West s’en tire plutôt bien en Lord Richard Croft. Il joue sobrement pour donner plus de force à l’émotion qu’éprouve un père devant sa fille (même si celle-ci n’en a fait qu’à sa tête mais il fallait bien lancer le film), mais aussi pour rendre l’instabilité d’une psyché frappée par une quête improbable et des épreuves bien réelles. Walton Goggins en Mathias Vogel est par contre décevant à force d’être prévisible.

Mathias Vogel (Walton Goggins) dans Tomb Raider
Mathias Vogel (Walton Goggins) dans Tomb Raider
Ian Glen dans le premier volet avait bien plus de classe. Et dans le deuxième, c’était Gérard Butler qui… bon, en fait Walton Goggins, finalement, ce n’est pas si mal… N’oublions pas de remercier Kristin Scott Thomas venue chercher son chèque de retraite.

Agréable, sans plus

Tomb Raider
est donc un très honnête film d’aventure qui revient en arrière pour mieux aller de l’avant. Alicia Vikander est une interprète très intéressante pour une Lara Croft plus réaliste et plus sensible.

Roar Uthaug (au centre), réalisateur de Tomb Raider
Roar Uthaug (au centre), réalisateur de Tomb Raider
Le film n’évite toutefois pas l’écueil du manque d’originalité. Agréable à regarder certainement mais pas beaucoup plus.
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LES AVENTURES DE SPIROU ET FANTASIO : Z COMME ZÉRO ?

Par Tim Bullock

Du neuvième au septième art

Adapter une bande dessinée au cinéma n’est pas un exercice nouveau, mais il est toujours délicat. Si l’auteur travaille sur l’adaptation, les chances de ratage sont moindres (l’excellent Persépolis de Marjane Satrapi), mais pas inévitables. Sans l’auteur d’origine, le résultat est souvent décevant.

Pour rester dans la BD franco-belge, on a eu le désastre du Lucky Luke de Terence Hill ou le Blueberry avec Vincent Cassel. C’est en remaniant considérablement l’œuvre de Tardi, sombre et glauque, que Luc Besson est parvenu à faire des Aventures d’Adèle Blanc-Sec un film d’aventure lumineux, plein d’allant et d’humour (quitte à crier à la trahison). 

Pour Besson, l’échec retentissant de Valérian et la cité des mille planètes, calamiteuse adaptation de la BD originelle, n’en fut que plus rude.

Dane DeHaan et Cara Delevingne se demandent où est passé le scénario dans Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson (2017)
Dane DeHaan et Cara Delevingne se demandent où est passé le scénario dans Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson (2017)

Spirou et Fantasio à travers les âges

Les Aventures de Spirou et Fantasio a fort à faire avec son héritage : Spirou a 80 ans ! Il a été créé en 1938 par le Français Robert Velter (dit Rob-Vel) qui imagine un groom travaillant dans au Moustique Hôtel. « Moustique » deviendra le journal où travaille Fantasio. 

La création est ensuite rachetée par Dupuis en 1939. Après l’intérim de Jijé (1943-1946) qui imagine Fantasio, Dupuis confie le personnage à un dessinateur, un certain Franquin.

André Franquin, qui a amené la série à son âge d'or
André Franquin, qui a amené la série à son âge d’or
C’est à lui que Spirou doit tout, notamment l’univers qui l’entoure. Entre 1946 et 1968, Franquin invente la ville de Champignac avec son maire et son illustre comte (Il y a un sorcier à Champignac, 1950), le marsupilami (Spirou et les héritiers, 1952). Seccotine (La corne du rhinocéros, 1953), Zorglub (Z comme Zorglub, 1959). Les auteurs ultérieurs développeront cet univers sans rien y ajouter de spécial.
En 1968, lassé d’un personnage qui n’est pas le sien et qu’il considère comme une « coquille vide », Franquin s’efface. Il est remplacé par Fournier (1968-1980), qui fait du bon travail (L’Ankou, 1977), puis par le duo Tome et Janry (1984-1998) mais ceux-ci orientent la série vers trop de noirceur et de sérieux (on se pince pour croire que Machine qui rêve est une histoire de Spirou !) et ils seront remerciés. La série est toujours en cours aujourd’hui, avec le même duo depuis 2009 (Yoann et Vehlmann). Depuis la parution de la BD, on compte deux adaptations en série animée, mêlant adaptations et scénarios originaux, en 1993 et 2006. Avant que le réalisateur Alexandre Coffre s’empare à son tour de la BD.

Alexandre Coffre, réalisateur de Les Aventures de Spirou et Fantasio
Alexandre Coffre, réalisateur de Les Aventures de Spirou et Fantasio

Les Aventures de Spirou et Fantasio, le film : Un excellent casting

Si l’entreprise est viable, le choix des interprètes s’avère primordial. Sur ce plan, Les Aventures de Spirou et Fantasio convainc plutôt. Thomas Solivéres et Alex Lutz sont tout à fait crédibles dans les personnages iconiques que sont Spirou et Fantasio. Christian Clavier en Champignac était un choix un peu plus risqué, mais l’acteur s’en sort bien.
Géraldine Nakache – qui retrouve l’univers de Franquin après avoir joué dans Sur la piste du Marsupilami (2012) – se débrouille correctement dans le rôle de Seccotine. On se réjouit que ce personnage, trop peu présent dans la BD, ait une partition étendue. Hélas, sa présence dans l’action est trop accentuée et déséquilibre la deuxième partie du film.

Fantasio (Alex Lutz) et Seccotine (Géraldine Nakache) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio, réalisé par Alexandre Coffre (2018)
Fantasio (Alex Lutz) et Seccotine (Géraldine Nakache) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio, réalisé par Alexandre Coffre (2018)

En revanche, Ramzy Bédia en Zorglub est un atout maître pour Les Aventures de Spirou et Fantasio ! Physiquement, c’est bluffant, et l’acteur y met énormément d’énergie, quitte à en faire trop. Mais cela correspond à la (légère) mégalomanie du personnage !
Charlotte Gabris (Marie), Ramzy Bédia (Zorglub), et Vincent Desagnat (Claude) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Charlotte Gabris (Marie), Ramzy Bédia (Zorglub), et Vincent Desagnat (Claude) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Mention spéciale pour le tandem Charlotte Gabris-Vincent Desagnat dans leurs rôles de « personnes à tout faire » de Zorglub. Ils passent leur temps à se chamailler pour savoir qui est le préféré du patron. 

Placées au second plan, ces saynètes apportent une touche d’humour savoureuse (Franquin aimait placer des personnages récurrents dans des intrigues secondaires, comme le chat et la mouette rieuse de Gaston). 

Côté personnages, Les Aventures de Spirou et Fantasio coche donc la case avec brio. 

Encore une origin story  

Quelle histoire raconte-t-on ? Evoquer le passé des héros aurait pu être une bonne idée, car c’est un point qui est absent des albums. Le film raconte donc une histoire originale. Le scénario dit comment Spirou et Fantasio se sont rencontrés et ont été amenés à travailler ensemble. 


Les Aventures de Spirou et Fantasio tombe donc d’emblée dans un récit stéréotypé, avec les petits clins d’œil aux fans de la BD pour bien montrer où on est (une posture systématique des récents films de super-héros, qui peut marcher, mais finit par lasser).

Thomas Solivéres (Spirou) et Alex Lutz (Fantasio) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Thomas Solivéres (Spirou) et Alex Lutz (Fantasio) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio

Pourtant, l’ouverture était intéressante avec la peinture de caractères pas forcément laudatifs de nos héros. La situation initiale n’était pas non plus des plus réjouissantes pour chacun d’eux mais ça ne va pas très loin. Le début contient en germe le problème majeur de Les Aventures de Spirou et Fantasio : le spectateur passe donc un bon moment mais n’est jamais surpris.

Le Professeur Champignac (Christian Clavier) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Le Professeur Champignac (Christian Clavier) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Plus grave, certaines scènes sont trop longues, d’autres absolument pas drôles surtout parce qu’elles virent au ridicule voire au grossier. Pour le coup, nous ne sommes plus du tout dans l’atmosphère de Spirou ! Pour comparer avec une récente adaptation de BD franco-belge, Alexandre Astier avait peut-être rendu Astérix trop sérieux, mais il était resté fidèle à l’univers de la série.

Un gros manque d’originalité

Une fois la longue phase d’exposition terminée, quand Spirou et Fantasio décident finalement de faire équipe, Les Aventures de Spirou et Fantasio déroule un très banal récit d’aventure dans les décors du Maroc. Rien de désagréable certes mais pas de quoi ébouriffer un écureuil. Côté décors également, on a un flagrant manque de moyens avec la base de Zorglub qui se résume en une seule salle et à quelques couloirs. Bien fait là aussi sans plus.
Côté réalisation, Alexandre Coffre anime plutôt bien le récit de ses scénaristes, histoire de masquer son manque d’originalité et a quelques trouvailles pas désagréables (la chute du « champicoptère » à l’aéroport par exemple). Quelques effets spéciaux réussis également.
Thomas Solivéres (Spirou) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio
Thomas Solivéres (Spirou) dans Les Aventures de Spirou et Fantasio

Il y avait donc suffisamment d’ingrédients pour créer quelque chose d’intéressant, d’original et de captivant. Faute d’audace, Les Aventures de Spirou et Fantasio est un échec certain tant critique que commercial. La pression va être d’autant plus grande pour la prochaine adaptation de Gaston Lagaffe, série dérivée de Spirou et Fantasio, et autrement plus périlleuse à adapter (l’échec du film de 1981 l’a prouvé). Gaston réussira-t-il là où Les Aventures de Spirou et Fantasio ont été insuffisants ?
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STAR WARS VIII, LES DERNIERS JEDI : LUKE SKYWALKER FAIT UN RETOUR EN FORCE

3 out of 5 stars (3 / 5)
Par Clément
Alors que le Premier Ordre étend son ombre dans toute la galaxie, La Résistance continue de lutter. Rassemblée dans le vaisseau de son amirale Leia Organa (Carrie Fisher), elle tente d’échapper au Général Hux (Domhnall Gleeson). Hux possède un traqueur qui permet de poursuivre la Résistance partout. Piloté par Leia et sa vice-amirale Holdo (Laura Dern), le vaisseau sera à court de carburant tôt ou tard, synonyme de destruction sous le feu du Suprême Leader Snoke (Andy Serkis).
L'Empereur Snoke (Andy Serkis) dans Star Wars 8, Les Derniers Jedi, de Rian Johnson (2017)
Le Suprême Leader Snoke (Andy Serkis) dans Star Wars 8, Les Derniers Jedi, de Rian Johnson (2017)
Sur une idée du bouillant commandant Poe (Oscar Isaac), Finn (John Boyega), une technicienne du nom de Rose (Kelly Marie Tran), et BB8, partent en mission pour désactiver le traqueur.
Pendant ce temps, Rey (Daisy Ridley) se heurte au refus de Luke Skywalker (Mark Hamill) de l’entraîner, ce dernier ne voulant plus entendre parler des Jedi. Mais le temps presse, et Kylo Ren (Adam Driver) tente d’attirer Rey en pensée vers le côté obscur…

Un Star Wars qui porte la trace de son réalisateur

Quand on travaille pour LucasFilm et Disney, votre marge de manœuvre est limitée. Mais à regarder la filmographie de Rian Johnson, on comprend le choix de la productrice Kathleen Kennedy.

Rian Johnson, scénariste et réalisateur de Star Wars 8, Les Derniers Jedi
Rian Johnson, scénariste et réalisateur de Star Wars 8, Les Derniers Jedi

Brick, le premier film de Rian Johnson, s’amusait à reprendre les codes des romans noirs des années 40 et 50. Sur ces bases anciennes, Johnson dynamisait son propos par une mise en scène habile et fastueuse. Dans Looper, il traitait simplement la boucle causale, sujet très rebattu du voyage temporel depuis La Jetée de Chris Marker et son faux remake L’armée des 12 singes (Terry Gilliam). Mais c’est grâce au lien entre le héros et son double vieilli, et une réalisation très riche, que le film marchait.

Bruce Willis et Joseph Gordon-Levitt dans Looper de Rian Johnson (2012)
Bruce Willis et Joseph Gordon-Levitt dans Looper de Rian Johnson (2012)

Dans Breaking Bad, il transformait un médiocre huis clos (La mouche, 3.10) en démonstration de virtuosité. Et avec le culte Ozymandias (5.13), il élevait à des hauteurs vertigineuses un script qui reprenait les codes de la tragédie antique, scènes-chocs en sus.

Extrait de l’épisode Ozymandias (5.13) de la série Breaking Bad, réalisé par Rian Johnson (2013)

Scénario sans complexités, codes rehaussés par une mise en scène virtuose, attachement aux personnages plus qu’à l’histoire… Rian Johnson était un réalisateur rêvé pour Star Wars 8, les derniers jedi. L’action chez lui s’appuie plus sur les personnages que le scénario.

Star Wars : l’impossible dépassement du mythe

Claude Levi-Strauss, dans La Structure des Mythes, avait démontré qu’il n’existe pas de « bonne » version de mythe, mais que toutes ses versions se valent. Peu importe les différences entre les versions, un mythe donne toujours naissance à des versions similaires dans le fond et la forme. Nous touchons là à la force et la limite de la saga de Lucas, condamnée à chaque trilogie à adopter le même schéma mythologique, car c’est ainsi qu’un mythe se créé et se conserve.

George Lucas, créateur de la saga Star Wars
La première trilogie est une version d’un mythe connu, le récit initiatique de héros imparfaits en quête de pureté. Lucas s’est nourri des lectures de Joseph Campbell et son fameux Héros aux mille visages. La prélogie, bien qu’imparfaite, avait l’idée de raconter un récit d’initiation perverti. Un padawan faible mais pur (l’innocent enfant Anakin) cheminait vers son accomplissement ténébreux (Dark Vador). Mais cela restait le même schéma.
Alors, pourquoi s’étonner que la troisième trilogie reprenne les mêmes codes que les deux suivantes ? Le principal changement réside dans le budget et les avancées technologiques. Ce sera sûrement le cas lors de la quatrième trilogie.
Star Wars X
Est-ce vraiment une bonne nouvelle ?

Un héritage écrasant

Le talent d’auteur de Johnson, pour respecter le mythe, est étouffé par les trilogies précédentes. Pour que le mythe Star Wars perdure, il doit rester fidèle à la même histoire. Si le VII confirmait les thèses de Levi-Strauss en étant une copie conforme du IV, Star Wars 8, les derniers jedi persiste en étant un condensé des histoires du V (l’entraînement padawan-maître sur une planète perdue), du VI (le duel à trois Rey-Kylo-Snoke reprend le duel Luke-Vador-Palpatine), mais aussi de la prélogie avec Kylo, qui suit la même progression qu’Anakin. Snoke et Palpatine sont semblables, la force non maîtrisée de Rey est celle de Luke dans le V…

Rey (Daisy Ridley) dans Star Wars 8, les derniers jedi
Rey (Daisy Ridley) dans Star Wars 8, les derniers jedi

Rogue One était parvenu à se dégager de cet héritage. Son statut de spin-off, et surtout de film de guerre, plus rude et sombre que la saga originale, en faisait une pleine réussite. Émulé par ce succès, Johnson décide donc de reprendre les codes du film de guerre… mais ce n’est pas ce qu’est la saga principale. La création de George Lucas est épique, mais ne s’inscrit pas dans la tonalité plus noire du film de guerre. Cette volonté de Johnson est battue en brèche par la mise en scène qui vient constamment nous rappeler la vraie identité de la saga, d’où un entre-deux frustrant. Pourtant, Poe le commandant rebelle et l’inflexible Hondo sont de bonnes figures guerrières.

La vice-amirale Amilyn Holdo (Laura Dern) dans Star Wars 8, les derniers jedi
La vice-amirale Amilyn Holdo (Laura Dern) dans Star Wars 8, les derniers jedi

Johnson n’a aucune chance d’échapper au prévisible, les trois quarts du film se devinent à l’avance. Jusqu’à un dernier acte, mis sur orbite par trois twists consécutifs (d’une manière très similaire à l’écriture de J.J.Abrams, période Alias), plus un quatrième plus loin. Là, nous voyons enfin la touche personnelle de Johnson dans le scénario. La com’ autour de l’humour du film, soi-disant le plus drôle de la saga, me paraît toutefois exagérée. Par contre, Williams retrouve des couleurs après sa BO assez atone dans le VII.


Le crépuscule d’une idole ?

Si Rey était notre guide dans le VII, Star Wars 8, les derniers jedi est l’heure de gloire de Luke Skywalker. Certes, on l’aime d’amour depuis le IV, mais Luke, héros pur, incarné par un acteur loin d’être marquant, n’était pas la figure la plus intéressante de la saga.

uke Skywalker (Mark Hamill) dans Star Wars 8, les derniers jedi
Luke Skywalker (Mark Hamill) dans Star Wars 8, les derniers jedi

C’est donc avec une audace époustouflante que Johnson va révéler la part obscure de Luke. Son pêché d’orgueil, son désir de destruction du passé, se reflètent ironiquement dans le comportement de Kylo dans ce film. La confrontation finale est sans doute l’une des plus grandes scènes de la saga, pas en termes d’action mais d’émotion, où Mark Hamill nous sort le grand jeu. Ce zénith émotionnel n’est qu’un des morceaux de bravoure du film. Luke est bien l’atout maître de Star Wars 8, les derniers jedi.

Rey (Daisy Ridley) et Luke Skywalker (Mark Hamill) dans Star Wars 8, les derniers jedi
Rey (Daisy Ridley) et Luke Skywalker (Mark Hamill) dans Star Wars 8, les derniers jedi

Un épisode plus centré sur les personnages

Rey est logiquement en retrait (Daisy Ridley n’est d’ailleurs pas aussi marquante que dans le VII). Adam Driver, comédien de cinéma d’auteur, avait des difficultés dans le VII à rentrer dans le costume trop grand de Kylo. L’écriture plus « character-driven » de Johnson lui permet de mieux exprimer les tourments intérieurs de Kylo. Star Wars 8, les derniers jedi développe plus le suspense concernant les actions de Kylo. Il ne réalise qu’au fur et à mesure son destin, en même temps que le spectateur, qui guette ses réactions. Quand Vador était un génie du mal, Kylo est porté par un nihilisme absolu et semble-t-il sans espoir.

Kylo Ren (Adam Driver) dans Star Wars 8, les derniers jedi
Kylo Ren (Adam Driver) dans Star Wars 8, les derniers jedi

Bien sûr, on ne peut oublier l’immortelle Leia, et la fabuleuse Carrie Fisher, qui nous a quittés fin 2016. Leia nous émeut et nous ravit toujours dans Star Wars 8, les derniers jedi. Elle manquera dans le IX. Le générique de fin lui rend hommage.

La Princesse Leia Organa (Carrie Fisher) dans Star Wars 8, les derniers jedi
La Princesse Leia Organa (Carrie Fisher) dans Star Wars 8, les derniers jedi

BB8 est fidèle au poste, donnant de sa personne comme jamais. Les mignons Porg sont bien partis pour être les successeurs des Ewoks, mais demeurent à la périphérie. Leurs apparitions, soigneusement calculées, provoquent rire et attendrissement. On les a comparés aux Totoros de Mon voisin Totoro de Miyazaki. Ils m’ont surtout rappellé le Chat Potté de Shrek dans leur manière d’ouvrir des grands yeux à faire fondre le coeur de n’importe qui.

Porg dans Star Wars 8
T’as de beaux yeux, tu sais ?
Côté fan service, quelques figures tutélaires apparaissent, sans parasiter le récit. Souvent avec humour.

Morceaux de bravoure

Si le Rian Johnson scénariste ne peut grand-chose, le réalisateur vient à la rescousse, mais pas de la manière attendue. Star Wars 8, les derniers jedi est sans doute le plus sobre des Star Wars côté action. Les combats sont peu présents, tout se joue sur le suspense des trois arcs principaux. Sa réalisation toute en fluidité, son montage tranquille, sont à rebours de la débauche visuelle parfois vaine du VII et de la prélogie, au risque d’être dans l’excès inverse.

Finn (John Boyega) et Captain Phasma (Gwendoline Christie) dans Star Wars 8, les derniers jedi
Certains plans sont superbes, comme le travelling compensé du gouffre du côté obscur, venant du Vertigo d’Hitchcock, le travelling avant dans la scène du casino, qui rejoint ceux de Panic Room de Fincher, ou les reflets infinis de Rey dans la caverne de l’île. Rian Johnson est un redoutable technicien, aussi virtuose qu’Abrams, tout en renonçant à son emphase visuelle, parfois creuse.

Quand il faut faire des courses-poursuites un poil fêlées ou des missions-suicides, il fait le job. On retiendra certaines séquences-chocs qui sont comme autant de coups d’échecs : coup de desperado, sacrifice de déviation, gambit, voire un swindle en deux temps de Luke (qui a déclenché un immense éclat de rire dans la salle, suivi de deux salves d’applaudissements)… Sur l’échiquier galactique, chaque coup fait pencher la balance. Star Wars 8, les derniers jedi est autant un récit épique qu’un film à suspense, rejoignant les premiers essais de Johnson.

Finn (John Boyega) et Rose Tico (Kelly Marie Tran) dans Star Wars 8, les derniers jedi
Finn (John Boyega) et Rose Tico (Kelly Marie Tran) dans Star Wars 8, les derniers jedi

Un huitième volet digne

Star Wars 8, les derniers jedi frappe de plein fouet les limites narratives de la saga. Mais en lui-même, ce blockbuster sobre et en tension constante, est une superbe réussite technique et émotionnelle. Certes loin de la première trilogie, il marque une amélioration évidente par rapport au Réveil de la Force.

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PIRATES DES CARAÏBES 5, LA VENGEANCE DE SALAZAR : SOS FANTÔMES


Par Clément

Les Experts : Caraïbes


« Mon business, c’est le transport ; mon job, c’est de transporter le public d’un endroit à un autre. » Ainsi se résume Jerry Bruckheimer, plus grand producteur d’Hollywood en termes de films à gros budget (et de fortune personnelle).

On pourrait critiquer Bruckheimer d’avoir financé d’immondes navets aux côtés de bons blockbusters et de séries qui ont marqué la télévision (la franchise des Experts, notamment). Cependant, il est toujours resté fidèle à son credo. 

Il souhaite produire les films qui représenteront la quintessence d’un genre populaire. Ainsi, il ressuscite les films d’avion, genre très aimé d’Hollywood dans les années 40-50, avec Top Gun. Il dope le buddy movie à l’adrénaline pure avec Bad Boys et suites. Il reste le producteur du film-phare du genre « l’Amérique sauve le monde » avec Armageddon, et de la comédie musicale 80s avec Flashdance.

Armageddon, réalisé par Michael Bay (1998), un des plus célèbres poulains de l'écurie Bruckheimer
Armageddon, réalisé par Michael Bay (1998), un des plus célèbres poulains de l’écurie Bruckheimer
Pirates des Caraïbes représente le meilleur du style Bruckheimer, son cocktail, souvent déséquilibré au profit de l’action abêtissante, est ici mieux dosé : scènes trépidantes, romance accrocheuse, humour percutant, spectacle visuel permanent, Pirates des Caraïbes est une vraie réussite. Si les 1er et 3e volets remplissaient le contrat, le 2e négociait mal son virage sombre, tandis que le 4e se prenait trop au sérieux : la franchise oubliait qu’elle était parodique. 

Après la déconvenue de ce dernier volet, on se posait la question : était-ce le combat de trop ?



Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar balaye les doutes : la franchise sait encore envoyer du bois, et massivement ! Le spectateur néophyte y trouvera son plaisir sans problème.

Henry Turner (Brenton Thwaites) fils de Will et Elisabeth, jure qu’il délivrera son père et son équipage de la malédiction qui l’a frappé dans le 3e film. Seul le Trident de Poséidon, artefact magique caché au fond de l’océan, peut briser toutes les malédictions maritimes. 

Henry cherche à recruter le fameux Jack Sparrow (Johnny Depp) pour l’assister. Sur leur chemin, ils croisent Carina Smyth (Kaya Scodelario, héroïne de la dystopie adolescente Le Labyrinthe). C’est une astronome trop brillante pour la société machiste de son temps. Les hommes veulent la voir pendue. Elle veut percer le mystère de son père qu’elle n’a jamais vu, et cela pourrait les mener au fameux Trident.

Mais Jack a malencontreusement libéré un ancien ennemi, Armando Salazar (Javier Bardem) capitaine devenu fantôme. Salazar s’est juré de tuer Jack par vengeance. 

La chasse au trésor peut commencer…

Un grand tour de manège


La force du film, c’est le scénario en béton armé (à quelques raccourcis près) de Jeffrey Nathanson. Premier point, il respecte la règle de Samuel Fuller « Si la première scène ne provoque pas d’érection, il faut tout recommencer ». Grâce à un incipit gothique, on est pris directement dans un tour de manège géant, sans temps mort pendant 129 minutes.

Armando Salazar (Javier Bardem) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar, réalisé par Joachim Rønning et Espen Sandberg (2017)
Armando Salazar (Javier Bardem) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar, réalisé par Joachim Rønning et Espen Sandberg (2017)

On retrouve la virtuosité dont le scénariste faisait preuve dans Attrape-moi si tu peux de Spielberg. Les péripéties stupéfient par leur imagination débordante : on commence par l’un des braquages de banque les plus hallucinés de l’histoire du cinéma, puis pêle-mêle, une attaque de sélaciens morts-vivants, un remake d’un célèbre passage de la Bible, une guillotine-grand huit (si, si)… Jack Sparrow étant le pirate le plus malchanceux du monde, il faut y ajouter les abordages, les pièges, les explosions et les négociations débiles…

Jack Sparrow (Johnny Depp) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
Jack Sparrow (Johnny Depp) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar

Un film flamboyant

Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar, grande aventure picaresque, est non seulement très rapide, mais aussi remplie à ras-bord. La mise en scène du duo Joachim Rønning-Espen Sandberg, en longs panoramiques de caméra, en plans larges, et au montage agréable, forment un film flamboyant. À l’ère des blockbusters aux scènes d’action illisibles, le film revendique fièrement d’être « vieille école », et s’avère plus efficace.

Si le film est si réussi, c’est parce qu’il maîtrise le récit choral. Jack Sparrow, moteur central des films précédents, n’a plus le rôle principal. Il partage équitablement la vedette avec le jeune couple Henry-Carina, Barbossa, et Salazar.

 

Carina Smyth (Kaya Scodelario) et Jack Sparrow (Johnny Depp) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
Carina Smyth (Kaya Scodelario) et Jack Sparrow (Johnny Depp) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar

La plupart du temps, Jack subit les événements plus qu’il ne les provoque. Cette bande de (anti-) héros qui se lancent des vannes est jubilatoire. En cela, le film suit la même recette que Les Gardiens de la Galaxie. Le mélange action-humour-romance-aventures est explosif. Je vous laisse la surprise d’un caméo pour l’oncle de Jack.

La malédiction du Black Pearl 2.0


Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar réussit là où Jurassic World avait échoué : faire un faux remake du film fondateur de la saga. En effet, on retrouve de nombreux thèmes de La malédiction du Black Pearl.

Affiche du film Pirates des Caraïbes, premier du nom, réalisé par Gore Verbinski (2003)

On retrouve dans Pirates des Caraïbes 5 l’équipage frappé par une malédiction, un trésor à chercher, un jeune couple de comédie américaine qui se fera des bisous après s’être envoyé des piques, et une vendetta. Même la musique, signée Geoff Zanelli, imite clairement le style d’Hans Zimmer dans le premier film de la franchise. Et si on trouve des coïncidences gênantes dans les deux scénarios, le souffle aventureux emporte tout.

  

Une recette efficace

Le scénario parvient chaque fois à nous proposer ces thèmes de manière innovante : plus d’humour, avec des mailles sémantiques tordantes, et du slapstick de cartoon, plus poussé que dans les volets précédents. Chapeau bas pour les décors, notamment l’incroyable tombe de Poséidon, et des fantômes toujours plus effrayants. 

Si Elisabeth était une femme d’action, Carina surclasse ses partenaires masculins en intelligence vive. Kaya Scodelario retrouve avec bonheur l’ironie sarcastique, et la froideur de son personnage d’Effy dans la série Skins (UK).

Elizabeth Stonem, dite Effy, dans Skins de Jamie Brittain et Bryan Elsley (2007-2013)
Elizabeth Stonem, dite Effy, dans Skins de Jamie Brittain et Bryan Elsley (2007-2013)

On s’autorisera tout de même à préférer Keira Knightley. Il était de toute façon difficile pour l’actrice de 24 ans de passer après un tel personnage.

Javier Bardem, époustouflant derrière son maquillage d’horreur, investit après No country for old men et Skyfall son écrasante présence physique dans un rôle de méchant jouissif. Son épouse, Pénélope Cruz, n’était pas si mémorable dans le film précédent. Lui tient la comparaison avec Barbossa.

Armando Salazar (Javier Bardem) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
Armando Salazar (Javier Bardem) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
Vieillissant, l’ancien rival de Jack se révèle émouvant alors qu’il cherche une rédemption.

Hector Barbossa (Geoffrey Rush) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
Hector Barbossa (Geoffrey Rush) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar

Des personnages archétypaux

Les personnages sont plus archétypaux : le couple Henry-Carina n’a pas la flamme de Will-Elisabeth. Si le stand-up continu de Johnny Depp est un délice, il a tendance à gommer le côté rusé qui fait le sel du pirate Sparrow. Le personnage s’auto-parodie toujours plus, au point de ressembler à son pastiche Jack Céparou dans l’amusante web-série Noob.

Un sacrifice, pour que Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar tourne sur cinq moteurs au lieu d’un ou deux. La comparaison avec Star Wars VII (également un remake décevant d’un film fondateur) est d’autant plus justifiée que Carina partage avec Rey le traumatisme de l’absence du père (comme c’est original…), mais impulse au film son élan. 
Carina Smyth (Kaya Scodelario) et Henry Turner (Brenton Thwaites) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
Carina Smyth (Kaya Scodelario) et Henry Turner (Brenton Thwaites) dans Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
Hollywoodien jusqu’au blanc des yeux, Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar se paie même une fin très satisfaisante, qui gonflera de joie le cœur des fans de la première heure…

 

La saga est relancée


Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar, en revenant aux sources du succès de la saga, accomplit l’exploit difficile de déchaîner l’enthousiasme quand on croyait la franchise perdue. Maintenant que la saga a utilisé son joker, il va lui falloir se réinventer pour le sixième film. Après un tel coup d’éclat, on a confiance. 
Jack Sparrow, juste après avoir appris qu'il allait rempiler pour un sixième film
Jack Sparrow, juste après avoir appris qu’il allait rempiler pour un sixième film
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