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otis asa butterfield et maeve emma mackey dans Sex Education

Sex Education : parlons peu, parlons cul

4 out of 5 stars (4 / 5)
 
Les bonnes séries adolescentes sont rares. Sex Education est de celles-là. En effet, même si je suis ravie du succès de 13 Reasons Why, qui  a sensibilisé toute une génération au sujet du harcèlement scolaire, j’ai été très peu convaincue par la réalisation de la série et le jeu des acteurs.


Côté bonnes séries ados, je n’ai découvert Angela, 15 ans que très récemment, et c’est sans doute l’une des meilleures. Cependant, elle reste très prude.
 
Sex Education a un point de départ original est amusant : Otis, 16 ans, est timide est assez mal dans sa peau. Vous me direz que c’est le cas de tous les ados, et c’est assez vrai. Mais Otis a une particularité : il vit seule avec sa mère, qui n’est autre que… sexologue.
 
Les fans de série seront servis, car la mère épatante d’Otis est incarnée par… Roulement de tambour… Gillian Anderson ! On est loin de son rôle tout en beauté froide de Scully dans X-files. Cette mère faussement délurée lui vaut un rôle magnifique.

Gillian Anderson joue Jean, la mère sexologue d'Otis dans Sex Education

Gillian Anderson joue Jean, la mère sexologue d’Otis dans Sex Education


Un précédent dans Sex and the City

 
La dernière fois que j’avais vu un tel tandem mère-fils dans une série, c’était un épisode de Sex and the City appelé « Shortcomings ».

Carrie Bradshaw (Sarah-Jessica Parker) accompagnée de Vaughn Wysel (Justin Theroux) dans l'épisode "Shortcomings de Sex and the City (1999)

Carrie Bradshaw (Sarah-Jessica Parker) accompagnée de Vaughn Wysel (Justin Theroux) dans l’épisode « Shortcomings de Sex and the City (1999)


Dans cet épisode, le compagnon de Carrie du moment, Vaughn, était écrivain, et avait une mère étonnante qui parlait sexe comme parle météo. L’homme en question, lui, en était très gêné. Connaître le nom de ses parties génitales dès que l’on sait parler ? Parler sexe à table comme on parle de sa journée de boulot ? D’aucuns diraient que c’est la preuve d’une famille ouverte d’esprit et saine. Je le crois moi-même, car je pense à ma mère à moi, qui me dit encore lorsqu’elle parle de l’acte d’amour « Faire à dada. »


C’est drôle comme les parents ont toujours du mal à parler sexe, quand c’est la chose la plus naturelle au monde. 
 
Otis est comme Vaughn dans Sex and the City, il est embarrassé par sa mère un peu trop loquace sur la chose. Mais il va en faire une force.

 Le sexe, un peu. Le couple, beaucoup

 
Quand lui et son ami Maeve se rendent compte que leurs copains de lycée ne sont pas seulement obsédés par le sexe, mais ont un besoin impérieux d’en parler, ils décident de monter une clinique clandestine où Otis prodiguerait des conseils. Il apporte son « expertise » en matière de sexe, il est vrai, mais surtout en matière de relations amoureuses. A bien y regarder, Sex and the City parlait surtout de cela : les relations de couple.
 

Otis (Asa Butterfield) est le héros de Sex Education


On verra bien-sûr dans Sex Education tous les passages obligés d’une série du genre : le bal du lycée, l’amour non rendu, la difficulté d’être gay. Mais la série va plus loin : elle transcende les clichés.
 
Tout y passe, un peu comme un traité sociologique sur la sexualité des adolescents : avortement, lesbianisme, homosexualité refoulée, problème de bandaison et d’éjaculation, et même vaginisme. La première saison de Sex Education est prometteuse. Elle est pédagogique, mais pas dans le sens mega chiant du terme. Elle va vous faire rire et vous émouvoir. Les héros ont de vrais défauts, ils sont crédibles et attachants.

Acteurs étonnants, B.O. détonnante 

Asa Butterfield s’était surtout illustré au cinéma jusqu’ici, mais c’est le rôle d’Otis dans cette nouvelle série Netflix qui, je pense, va le révéler.
 
Ajoutez à cela une bande originale fabuleuse qui va vous faire découvrir des arcanes insoupçonnées du rock. J’ai branché mon équivalent de Shazam tout le long de la série.

 

L’interprète de Maeve, est également fantastique. Emma Mackey, d’ailleurs d’origine française, crève l’écran.

Maeve (Emma Mackey) dans Sex Education

Maeve (Emma Mackey) dans Sex Education


Les seconds rôles (la brute de l’école, l’obsédée sexuelle) dépassent les archétypes à mesure que la trame avance, à part peut-être les figures de peste – Aimee en tête – qui restent très sommaires.

Une série décomplexante

 
Je ne suis plus une ado depuis un moment, mais je sens que Sex Education a le mérite de décomplexer le spectateur ou la spectatrice adolescent.e en montrant que le sexe à cet âge, c’est surtout maladroit. Comme le dit le héros de Lord of War au début du film :
 
On a aucune idée de ce qu’on fait, et de toute façon ça se termine bien trop vite.
 
Après tout, les ados font tout un fromage de leur première fois, et quand ils y sont, ils regrettent surtout de ne pas avoir mis de caleçon ou de soutien-gorge plus joli. Sex Education a le talent de remettre les choses à leur place. Sans atteindre le désenchantement du film Une Education, où l’héroïne était carrément déçu de sa première expérience sexuelle, la série montre le meilleur comme le pire.

L’Éducation sentimentale

 
Sex Education, malgré son titre tapageur, appelle surtout à la réflexion et aurait pu s’intituler L’Éducation sentimentale.
 
Alors, n’hésitez pas, regardez la série qui vous fera aimer le sexe pour de nouvelles raisons, vous faire découvrir des chansons dont vous ne connaissiez pas l’existence, et, comble de l’exploit : elle vous fera aimer ces adolescents que vous aviez envie de gifler sur les bancs du lycée.
 
Et vous, que pensez-vous de la série ? Dites-le en commentaire !

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Un Monde entre nous : allô la Terre ?

1 out of 5 stars (1 / 5)

Ah, une rom-com intergalactique. Ça nous avait manqué. 


Passengers était navrant, mais on pouvait au moins rigoler un bon coup. Et puis il y avait Jennifer Lawrence dedans. Dans Un Monde entre nous, c’est au tour d’un sosie de Jennifer Lawrence, Britt Robertson (héroïne de À la Poursuite de demain) et Asa Butterfield (le héros de Hugo Cabret a bien grandi) de s’aimer comme des fous.


Mars One au cinéma

Oui mais voilà, Asa Butterfield – alias Gardner dans Un Monde entre nous – est né sur Mars. Vous avez bien lu. Le pauvre chéri a perdu sa maman astronaute, venue coloniser la planète rouge avec une poignée de collègues. Voilà qui va faire plaisir aux supporters de la mission Mars One, censée envoyer les premiers colons sur Mars, même si l’argent manque cruellement, et que même la NASA considère que ce n’est pas crédible.

Gardner se retrouve donc élevé sur Mars par des scientifiques, sans rien avoir connu de notre amie la Terre.

Heureusement, grâce à la magie d’Internet (oui, il y a la wifi sur Mars) Gardner parvient à communiquer avec une terrienne.

Asa Butterfield (Gardner) et Britt Robertson (Tulsa) s'aiment malgré l'espace qui les sépare (hum) dans Un Monde entre nous, de Peter Chelsom (2017)
Asa Butterfield (Gardner) et Britt Robertson (Tulsa) s’aiment malgré l’espace qui les sépare (hum) dans Un Monde entre nous, de Peter Chelsom (2017)
C’est pas mignon, ça ?

La disparition de sa mère rappelle l’intro des Gardiens de la Galaxie : un peu de mélo, un peu d’espace, et le tour est joué. Les Gardiens de la galaxie, cependant, c’était fendard et très réussi.

Côté esthétique, Un Monde entre nous commence justement avec des décors et effets spéciaux à la Disney dans À la Poursuite de demain. Cela s’arrange en deuxième partie de film, où l’on se rapproche de Gravity au niveau visuel.


L’espace, pour quoi faire ?

Comme beaucoup de rom-com et nombre de blockbusters intergalactiques, ce qui pêche dans Un Monde entre nous, c’est le scénario.

Au final, on aurait pu obtenir la même histoire d’un garçon timide et surdoué qui ne se sent à sa place, avec un jeune homme né dans le fin fond de l’Ohio. Nul besoin d’être martien pour cela.

Tous les thèmes du film sont vus et revus : l’amour naissant, la recherche du père et des origines, tout aurait se passer sans la dimension spatiale. Cet alibi martien veut donner l’illusion de l’originalité. Raté. Le film ne raconte pas beaucoup plus que sa bande-annonce, et la fin est attendue, cliché, agaçante. On se demande bien ce que le génial Gary Oldman est allé faire dans cette galère.

Vous voyez, même Gary Oldman fait la gueule.
Vous voyez, même Gary Oldman fait la gueule.

Le contraste entre un martien qui ne connaît rien des relations sociales et une lycéenne lambda promettait de belles scènes comiques, mais elles ne viennent jamais. Les yeux candides d’Asa Butterfield ne suffisent pas, le joli minois de Britt Robertson ne sauve pas le film non plus.Il faut dire que le « réalisateur », Peter Chelsom, avait commis le film Hannah Montana  en 2009.

Mieux vaut (re)voir Les Ailes du désir ou Trois Jours chez les vivants, où un ange et la Mort, respectivement, choisissaient de vivre parmi les humains, juste pour voir ce que ça fait.

Un Monde entre nous : bluette sympathique

Ne soyons pas trop sévères. Je suis sûre que les midinettes de 14 ans vont trouver leur compte devant Un Monde entre nous.

Whouah, comment il est trop beau Asa Butterfield !!!
Whouah, comment il est trop beau Asa Butterfield !!!

Cette bluette sympathique alimentera sûrement leurs conversations téléphoniques palpitantes. Pour les autres, il y a de bien meilleurs films à voir.


Un avis, une réaction ? Dites-le en commentaire !

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