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8 SECRETS DE TOURNAGE DE KAAMELOTT

Pendant que sa Majesté Alexandre Astier nous mitonne Kaamelott le film, que les fans attendent depuis plus de 10 ans, je vous propose une vidéo où je partage 8 anecdotes peu connues touchant à la série Kaamelott (transcript ci-dessous)

 

Transcript :

Bonjour les pécores. Laxativus dragei diarrhea donat. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton.

Si tu es fan de Kaamelott, tu sais que c’est comme la tarte aux myrtilles de Dame Séli, c’est patrimonial. Tu penses bien connaître Kaamelott ? Eh ben, j’te parie un neurone de Perceval que tu connais pas les 8 anecdotes concernant la série. Dans tous les cas, n’hésite pas à me poster en commentaire tes propres anecdotes sur Kaamelott. Et maintenant, les niquedouilles, ouvrez vos esgourdes !

1. En termes de blagues/minute, Kaamelott est la 2e série française la plus drôle.

Ça, ça ressort d’une étude menée par les journalistes de Slate qui ont compté de blagues par minute dans plusieurs séries françaises. Alors y a des pégus qui vont me dire que ça ne prend pas en compte la qualité des blagues. Peut-être, mais là au moins, on a des notions concrètes.

On prend en compte que les 4 premiers livres de Kaamelott, parce qu’après, c’est plus noir qu’un épisode de Calls, eh bien on arrive à 3.29 blagues par minute en moyenne. Bien devant les 2.86 de H, et les 2.11 de Un gars, une fille. Par contre, avec son montage plus agité qu’un gugus qui a la courante, Bref arrive à la bagatelle de presque 5 blagues/minute. Kaamelott n’est donc qu’en 2e position.

5 blagues par minute, c’est cool hein ? Ouais, ben avant d’égorger le veau gras, vous allez ranger vos slips et vous rappeler que des sitcoms comme Friends caracolent à 6 blagues par minute.

Allez, un p’tit cul de chouette pour se consoler ?


2. Le Perceval de Kaamelott est le même que le Perceval de la légende.

Eh oui, parce que la vraie table ronde, elle avait pas que des puceaux dans le genre de Lancelot, elle avait aussi de bonnes grosses tanches. Et le vrai Perceval, c’en était une de compétition.

Dans Kaamelott, Perceval est un enfant adopté promis à un grand destin qui ne connaît même pas son nom, comme dans la légende. Mais surtout, c’est un con fini qui n’ouvre la bouche que pour dire des conneries plus grosses que la première femme du Duc d’Aquitaine. 

Voici un extrait de Chrétien de Troyes à propos de Perceval :

Il n’est pas, Dieu me pardonne.

Bien dressé à nos usages.

Il ne répond comme il faut.

A aucune de mes questions.

Il a tout d’une bête.

Il faut être fou pour s’arrêter à lui.

A moins de perdre son temps en vaines sottises.

D’ailleurs le surnom de Perceval était « le nice ». Traduction : C’est juste ducon.


3. Kaamelott était au départ une anthologie qui se déroulait à différentes époques.


Dans une interview à France Info, Nicolas Gabion, qui joue Bohort, a lancé une sacrée bombe, qui heureusement… n’a fait aucune victime !

D’après Gabion, le projet était de faire une  « série sur les grandes réunions de l’histoire, d’abord les chevaliers de la Table ronde, puis Yalta, puis les frustrés du final de Game of Thrones », etc.

Alors, qu’est-ce qui s’est passé ? Ben, le tournage a été aussi calme qu’une réunion de la Table Ronde, avec zéro budget. Faire de nouveaux décors sans pognon, ça leur bavait les roupettes. Du coup, un seul épisode, Dies Irae, a été tourné. C’est là qu’M6 se pointe, zyeute le bousin, et on connaît la suite.

 

4. L’épisode préféré d’Alexandre Astier est : « Poltergeist ».

Dans cet épisode, le 53e du livre III, Perceval et Karadoc tentent d’apprendre en vain le code des éclaireurs, qui communiquent en tapant sur des bouts de bois. On les aurait laissés seuls, ils auraient pris des bouts de haricots.

Alexandre Astier dit donc de l’épisode qu’il est son favori, je cite «  Celui-là, je le trouve bien bouclé, il est bien rond… ».


5. Le livre préféré d’Astier est le livre V.

Alexandre Astier, c’est pas une épaule d’agneau. En effet, il n’a jamais caché que le format shortcom de 3 minutes 30, c’est d’la fiente d’autruche. Car lui, c’qu’il veut, c’est le format américain de 40 minutes, point barre.

Astier a toujours pensé Kaamelott comme un drame avant tout. Dans ses conditions, le livre V est la vision la plus fidèle qu’il a de son projet. En fait, Astier est en train de nous dire que si on aime que les 4 premiers livres, c’est qu’on a rien capté à sa série.


6. Kaamelott se déroule tout entière dans la tête d’un jeune garçon.

Oui, je sais ça a l’air encore moins crédible qu’un récit de Perceval, mais c’est la vérité. C’est ce que les américains appellent le « Tommy Westphall Universe ». J’ai d’ailleurs fait une vidéo sur le sujet que je vous invite à regarder :

En gros, à cause du final d’une certaine série des années 80 (Hôpital St Elsewhere), la quasi totalité des séries américaines, plus quelques films, n’existent que dans la tête d’un enfant autiste appelé Tommy Westphall.

Or, Kaamelott fait pas mal de références à la culture américaine, notamment à Star Wars et à la porte des étoiles de Stargate. Or, Stargate et Star Wars sont des œuvres qui font partie du Tommy Westphall Universe.

Alors, un peu de logique : comment Kaamelott peut-elle faire référence à des œuvres qui n’existent que dans la tête d’un jeune garçon ? Ben, seulement si Kaamelott est elle-même dans la tête de ce garçon !


7. Kaamelott est la première série française tournée en Haute Définition.

Ça peut paraître bizarre, mais ouais, avant 2005, les séries françaises n’avaient ni caméra HD ni pognon ni scénaristes. D’après 20 minutes, Kaamelott fut filmée avec 2 caméras haute définition Sony HD Cam, et en 16/9 plutôt qu’en 4/3. Le but, selon Astier, était de se rapprocher d’une qualité cinéma.

Ainsi, M6 a dû cracher 20000 euros par épisode. C’est-à-dire 2 millions d’euros par saison, du jamais vu en France ! Bon, après, 2 millions, ça couvre même pas le budget en faux sang de Game of Thrones.

 

8. On sait si Kaamelott va se finir bien ou mal.

Le 9 janvier 2008, juste après la diffusion du livre V, Alexandre Astier était invité dans l’émission Nonobstant, d’Yves Calvi, sur France Inter. Là, il a parlé de ses influences en matière d’écriture, notamment de Joseph Campbell. Campbell a en fait proposé un schéma qui s’appelle « le voyage du héros », et qui est basiquement, le canevas de 95 % des scénarios de films aujourd’hui.

Or, Arthur est un héros Campbellien par excellence. Donc, Astier a dit « D’après Campbell, il faut que ça se finisse bien ». Et il ajoute « On ne va pas raconter l’histoire d’un héros qui ne se relève pas, quel enseignement triste pour la jeune génération ».

Bon, c’est possible qu’Astier ait changé d’avis depuis, mais perso, j’y crois pas trop. Vous pouvez me dire ce que vous en pensez en commentaire.

Allez, j’espère que les péteux que vous êtes ont récupéré quelques cases. Moi, je vous dis, à une prochaine vidéo ! Salut !

 

Un avis, une réaction ? Dites-le en commentaire !

 

A voir aussi : 

Astérix, le domaine des dieux : parlons politix !

2 out of 5 stars (2 / 5)

 
Quand j’étais môme, ma sœur m’emmenait chaque année au cinéma voir le dernier Disney. Pour faire bonne figure devant ses amis, elle disait « Oh, tu sais, c’est pour faire plaisir à ma p’tite sœur. » Mais la plus excitée des deux dans la file d’attente, c’était elle, même si elle le cachait bien.
 
Pour Astérix, même principe : les parents se servent des enfants comme alibi pour retomber avec bonheur dans la potion magique.
 
Mais dans Astérix, Le Domaine des dieux, la potion magique opère-t-elle?
 

Pamphlet écologix

 
L’intérêt de ce nouvel opus, c’est sans aucun doute son ton engagé, comparé aux dessins animés, plus naïfs, et aux films, carrément potaches.
 
Uderzo et Goscinny ont toujours aimé les anachronismes chez nos ancêtres les Gaulois, dans les noms des personnages, notamment. Il était du goût des auteurs de la BD de faire de multiples clins d’œil à leurs contemporains, par des jeux de mots ou gags de situation. Le film d’Alexandre Astier et Louis Clichy perpétue cette tradition, avec, entre autres, un légionnaire nommé « Travailler Plus pour Gagner Plus. »
 
Changement d’époque oblige, Guilus (Guy Lux) qui rendait hommage au célèbre présentateur télé, a disparu dans l’adaptation de 2014.
 
Dans Le Domaine des dieux, il s’agissait de dénoncer, déjà, l’économie de marché, les habitations en toc venues polluer le paysage, et l’exploitation des ouvriers. César, plutôt que d’appliquer la recette habituelle en envoyant ses légions envahir nos irréductibles, décide d’envoyer des civils. Voilà l’idée ingénieuse qui paralyse le village gaulois: on tape sur les soldats, pas sur les familles.

 

La question de l’assimilation des « sauvages » gaulois plutôt que la soumission par la force résonne curieusement dans l’actualité.

 
César déclare d’ailleurs dans la BD: « J’ai décidé de les forcer à accepter cette civilisation ! »
 
Le dialogue entre Anglaigus, architecte, et le centurion Oursenplus, raille les réflexions anti-immigrés trop souvent entendues sur les ondes, dans une réplique très drôle:
 
 
Les Gaulois, plutôt que d’être soumis par la force, se laissent séduire en douceur, et prennent goût, au grand dam d’Astérix et Obélix et le druide, à la vie à la romaine.

 

Une allégorix du monde du travail

 
Les esclaves affranchis transformés en travailleurs exploités est une juste parabole du monde du travail aujourd’hui. Dans Astérix et Cléopâtre, déjà, Uderzo et Goscinny tentaient de dénoncer l’exploitation des employés, aidés par la potion magique dans leur dur labeur, mais pas, comme dans Le Domaine des dieux, pour exiger de meilleures conditions de travail.
 
 
Astérix, Obélix, et l'esclave numide Duplicatha dans Le Domaine des dieux

Astérix, Obélix, et l’esclave numide Duplicatha dans Le Domaine des dieux

 
On peut déplorer, cependant, que l’esclave numide ne soit que le Duplicatha de la BD, qui date de 1971. Uderzo, s’il n’a pas, bien sûr, le point de vue condescendant d’Hergé dans Tintin au Congo (1931) a tout de même représenté l’esclave selon les clichés coloniaux: grosses lèvres et boucles d’oreilles. Un lifting de ce personnage aurait été bienvenu dans un film de 2014.
 

Anglaigus est l’architecte du Domaine des dieux, au même titre que Nuémrobis, dont les maisons s’écroulent, doit ériger un palais en trois mois dans Astérix et Cléopâtre.

 
 
Maison de Numérobis dans Astérix et Cléopâtre (1965)

Maison de Numérobis dans Astérix et Cléopâtre (1965)

 

 Un film tragi-comix

 
Ce ton plus sérieux a peut-être desservi la drôlerie du film, et il est vrai que la BD est plutôt moins amusante que celles qui laissent de côté le débat social (Astérix chez les Belges, par exemple.)
 
Ajout par rapport à la BD originale, le petit garçon, Applejus, qui apporte une touche d’émotion et des rebondissements au scénario. Il aide, sans doute, à étoffer le film.
 
Oui, mais voilà, on ne rit pas assez. Les gags proposés par Astier ne font pas d’Astérix une Kaamelott, mais on se pose par moments la question, tant certaines répliques, assez lourdes, tombent à plat. On le remarque dès la bande-annonce:
 
Le passage au numérique est plutôt réussi, quand on aurait pu craindre qu’Astérix perde son âme dans la modernité, à l’instar des villageois face à la nouveauté romaine. Le doublage n’est pas trop mal, Laurent Lafitte est étonnant en Duplicatha, mais Guillaume Briat l’est moins dans le rôle d’Obélix, et nous fait un peu regretter Pierre Tornade. Astérix, lui, n’a pas changé de voix depuis ses débuts. Roger Carel, qui prête également sa voix à Casimir, lui donne vie une fois encore en 2014.
 
En somme, c’est surtout l’engagement politique, écologique et anti-capitaliste, que l’on retiendra de cet opus, qui se terminait, dans la BD originale, sur une note douce-amère:

D’accord, pas d’accord avec l’article ? Postez un commentaire ! 

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