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Crawl : l’attaque des alligators tueurs

4 out of 5 stars (4 / 5)

 

Alors qu’un ouragan va s’abattre sur la Floride, Hayley va chercher son père. Mais elle se retrouve piégée dans sa maison de celui-ci. Voilà Hayley cernée à la fois par la tempête et par des alligators voraces.

 

Crawl : un survival de qualité

Le scénario de Crawl est assez simple mais c’est notamment cette simplicité qui va lui donner son efficacité. Crawl ne se disperse à aucun moment. Une fois qu’Hayley est arrivée sur place, on entre quasiment dans une tragédie classique par son unité de temps, d’action et de lieu. Autre élément d’efficacité, il n’y a que deux acteurs au générique : Kaya Scodelario et Barry Pepper. D’où un focus de l’attention sur eux.

Barry Pepper et Kaya Scodelario) dans Crawl, réalisé par Alexandre Aja (2019)

Dave Keller (Barry Pepper) et Haley Keller (Kaya Scodelario) dans Crawl, réalisé par Alexandre Aja (2019)

Crawl s’inscrit bien dans le sous-genre « survivaliste » du film d’horreur. Ici, l’objet est de savoir comment le héros (l’héroïne) va s’en sortir. Une inconnue subsiste sur le sort de la deuxième personne. Conséquence : tous les seconds rôles (absolument pas crédités au générique) sont, eux, destinés à mourir ; parfaits substituts au duo principal.

C’est dans la partie proprement « survivaliste » de Crawl que se niche la tension. Une tension qu’Alexandre Aja, spécialiste du genre, sait parfaitement entretenir. Ainsi les cadrages serrés sur l’héroïne laissant les deux côtés hors champ, ou les variations clair/obscur, sont autant d’idées visuelles efficaces. Quand Hayley allume sa lampe, qu’est-ce que l’on voit soudain à côté d’elle ? La tension, génératrice de la peur, se niche d’abord dans les efforts des personnages pour se mettre à l’abri.

Kaya Scodelario

Haley Keller (Kaya Scodelario) dans Crawl

Mais le vice du scénario est de priver progressivement ses héros de l’abri salvateur. Les frères Rasmussen, auteurs du scénario, et spécialisés dans les films d’horreur/survival (ils ont notamment écrit le dernier film de John Carpenter : The Ward) trouvent en Aja le réalisateur dont ils avaient besoin pour donner corps au suspense de Crawl.

 

Un excellent dosage entre peur et gore

Chaque scène donne lieu à une préparation angoissante suivie d’une brève mais violente poussée d’adrénaline quand l’alligator attaque ou passe à proximité. La sortie d’Hayley du conduit d’évacuation en est un bel exemple. Alexandre Aja se plaît à faire briller les yeux de l’alligator par ses jeux de lumière. Aussi le monstre de Crawl est comme nimbé d’une aura maléfique, doté d’une conscience et surtout d’un appétit féroce.

Un alligator

Un alligator dans Crawl

Cet appétit ne pouvant être satisfait sur les héros, il trouve son exutoire avec les seconds rôles dans la partie « gore » du film. De fait, les diverses morts, qui mélangent pillards et policiers dans une même ronde macabre, ne lésinent pas sur le sang. Ces attaques équilibrent la partie « survivaliste » comme un déversoir à la peur. Mourir dévoré est atroce mais c’est moins pénible (pour le spectateur s’entend) que de ne pas savoir si une mâchoire ne va pas surgir de la surface de l’onde qu’effleure votre lampe torche. Crawl a ainsi tous les atours d’une série B réussie (marque de fabrique du producteur Sam Raimi, à l’oeuvre depuis les Evil Dead)

 

Crawl : Les Dents de la mer version alligator ?

Kaya Scodelario est connue pour sa participation au Labyrinthe et au 5e opus de Pirates des Caraïbes. Elle a eu la bonne idée de se roder sur une production plus modeste au rôle principal. En effet, de tous les plans, la jeune actrice est parfaitement convaincante, entre angoisse et combativité. Des éléments annoncés dès le départ par le réalisateur. Lequel s’amuse en ouverture à filmer des jolies jeunes femmes comme dans Piranha. Une scène qui n’est pourtant absolument pas gratuite comme on le comprendra par la suite. La scène finale, qui la met une dernière fois en valeur, est une idée brillante. En s’arrêtant net, Crawl s’épargne une fin qui aurait pu sombrer dans la guimauve.

Kaya Scodelario et Barry Pepper dans Crawl

Haley Keller (Kaya Scodelario) et Dave Keller (Barry Pepper) dans Crawl

Alexandre Aja ne voulait pas renouer avec le côté « comédie d’horreur » de son film Piranha 3D (2010). En effet, il avait comme ambition – ainsi que le proclame une petite figurine sur le tableau de bord de la voiture d’Hayley (en tout début de film) – de réaliser « Les Dents de la mer du film de crocodile ». Difficile de dire s’il a réussi, faute d’avoir vu d’autres films du genre, mais c’est tout de même une pleine réussite.

 

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