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Le Grand chemin, avec Anémone : jeux interdits

4 out of 5 stars (4 / 5)

 

Anémone a tracé son grand chemin vers le ciel, et je me suis dit que j’allais la revoir dans le meilleur rôle de sa carrière. Pour Le Grand chemin, où Jean-Loup Hubert narre son enfance, elle a en effet obtenu le César, amplement mérité, de la meilleure actrice en 1987. Le César du meilleur acteur revenait alors à Richard Bohringer, son compagnon à l’écran.

 

Pelo (Richard Bohringer) Marcelle (Anémone) et Antoine Hubert (Louis) dans Le Grand chemin, de Jean-Loup Hubert

Pelo (Richard Bohringer) Marcelle (Anémone) et Antoine Hubert (Louis) dans Le Grand chemin, de Jean-Loup Hubert (1987)

 

Le Grand chemin, c’est le nom de l’arrêt de bus sur la route de Rouans, entre Nantes et Saint-Nazaire, où Louis et sa mère descendent au début du film. Claire, enceinte, laissera ainsi son fils aux soins de Pelo et Marcelle.

Moi, la citadine, parisienne jusqu’au bout des ongles, je me rends compte que mes films français préférés se déroulent tous à la campagne. Je pense surtout à Jeux Interdits, de René Clément.

Un village français

Le Grand chemin aborde les mêmes thèmes que le classique de 1952 : l’enfance, le deuil, la mort et les croix chrétiennes omniprésentes dans une petite campagne française; les jeux d’enfants qui tâchent de grandir au milieu des chagrins adultes.

Mais contrairement au film de René Clément et au Corbeau de Clouzot, Jean-Loup Hubert ne montre pas la laideur des villageois. Il essaie au contraire de montrer leur beauté, notamment la sagesse de Pelo quand il parle au jeune Louis des affres de l’amour.

Jean-Loup Hubert a filmé un drame sans complaisance : Claire se retrouve célibataire alors qu’un deuxième enfant est en route. L’abandon du père pour Louis, la perte du nourrisson pour Marcelle et Pelo, l’alcoolisme de ce dernier, rien n’est atténué ni tu. Aborder des thèmes aussi crus en 1987 n’était pas chose facile. Pourtant, le jeu des acteurs est si juste, et le regard de Jean-Loup Hubert si tendre et mélancolique que Le Grand chemin fit un succès à sa sortie et continue d’émouvoir à la télévision.

Le Grand chemin : un film profond

La première fois, je l’avais vu trop jeune pour en saisir toutes les nuances. Je me souvenais surtout de ce fameux grand chemin où le bus arrivait, et de la malice de Martine, avec qui Louis se lie d’amitié. 

Louis (Antoine Hubert) et Martine (Vanessa Guedj) dans Le Grand chemin

Louis (Antoine Hubert) et Martine (Vanessa Guedj) dans Le Grand chemin

L’alternance entre le drame et les moments plus légers – souvent aux frais de l’église – est très bien dosée. Le film est fort bien construit, surtout dans le parallèle entre l’enfant disparu et Louis, né la même année.

Le drame de Pelo et Marcelle m’a rappelé une réplique du père de Tom Pouce dans le film de 1958, avant que l’arrivée du petit garçon chamboule sa vie :

Des jouets sans un enfant, c’est presque aussi triste qu’un enfant sans jouet.

La scène terrible où Pelo détruit, fou de rage, la chambre d’enfant qu’il a lui-même bâtie, est bouleversante. La scène climatique de Louis sur le toit  de l’église également.

La fin, remarquable, nous donne envie de suivre le conseil de Pelo à Marcelle : pleurer un bon coup avant que la vie revienne.

 

Et vous, que pensez-vous du film ? Dites-le en commentaire !

 

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Je ne suis pas votre nègre : se réveiller noir aux USA

 
 
4 out of 5 stars (4 / 5)
 

Beaucoup de mal à écrire le titre du film d’aujourd’hui. La version originale, I am not your Negro, me semblait plus juste et plus appropriée. Je me disais que « Je ne suis pas votre nègre » n’était qu’une mauvaise traduction de plus dans l’univers du cinéma. Et puis j’ai vu le documentaire de Raoul Peck. À la toute fin, reprise dans la bande-annonce, James Baldwin dit bien « Je ne suis pas votre nègre » (« I am not your nigger ») aux Blancs qui voudraient le réduire à sa couleur de peau.

The N. word

Et voilà que j’écris le mot abhorré. Je ne le supporte même pas pour parler d’un écrivain de l’ombre, appelé en anglais, avec poésie, écrivain fantôme – « a ghost writer. »

James Baldwin nous invite à nous poser la question de ce terme, que l’on n’entend pas dans une conversation civilisée. Au point que la version originale choisira « Negro » pour le titre du docu, terme qui désignait les Noirs dans les années 60, et s’opposait, justement, au « nigger » des racistes.

James Baldwin, ami de Martin Luther King et Malcolm X

À l’époque, Martin Luther King Jr et Malcolm X se battaient pour les droits civiques. À leurs côtés se battait le moins connu et passionnant James Baldwin.


L'écrivain James Baldwin est à l'honneur dans Je ne suis pas votre nègre, de Raoul Peck (2017)
L’écrivain James Baldwin est à l’honneur dans Je ne suis pas votre nègre, de Raoul Peck (2017)
 

J’ai enseigné les droits civiques américains à mes étudiants de fac pendant des années. Je choisissais toujours deux textes : l’un de Martin Luther King Jr, l’autre de Malcolm X. Il pouvait s’agir du fameux discours « I Have a dream, » loin de se résumer à l’extrait Bisounours qui fait le bonheur des vendeurs d’affiches. En parallèle, je proposais le texte, plus militant encore, des House Negroes et Field Negroes, par Malcolm X.

James Baldwin : la poésie et l’action

Avant de voir Je ne suis pas votre nègre, je ne m’étais jamais posé la question de mon orateur préféré, ni de la meilleure façon de mener le combat. Aujourd’hui, j’ai ma réponse : c’est l’écrivain James Baldwin qui me transporte le plus. Je ne le connaissais pas avant le documentaire d’Arte, et je suis fière de l’avoir découvert. Avec son beau verbe et son regard mélancolique, il dit la condition des Noirs avec une vérité emplie de poésie.


L'affiche de Je ne suis pas votre Nègre
L’écrivain engagé James Baldwin s’est battu, comme Martin Luther King Jr et Malcolm X, pour les droits civiques dans les années 60

Certaines citations de Baldwin pourraient être apprises par cœur, au même titre que les poèmes de Langston Hughes. Voici ce qu’il dit, par exemple, de Malcolm X :

« Je lui portais cette immense estime qu’on a du mal à distinguer de l’amour, si même on le peut. »

 

L’Amérique a toujours peur du Noir

Au cœur du film, Baldwin tient un discours d’une ironie extraordinaire sur « un président noir qui pourrait bien être élu dans les 40 prochaines années, » selon Bob Kennedy. « Si l’on se tient bien », ajoute James Baldwin. Et voilà que je m’interroge. Barack Obama a souvent été critiqué. D’après ses détracteurs, il s’agit d’un Noir qui se comporte comme un Blanc. Les surnoms ont fusé, « Oreo, » « Bounty, » « Kinder, » tous ces chocolats qui sont blancs à l’intérieur. Cette insulte venait des Blancs comme des Noirs à l’encontre de Barack Obama. En 2017, serions-nous toujours dans un monde Cosby Show, où l’on accepte les Noirs seulement s’ils vivent comme des Blancs ?

Possible. On accepte seulement ce qui nous rassure.


Le cast du Cosby Show, série télévisée de Bill Cosby
Le cast du Cosby Show, série télévisée de Bill Cosby

Déjà en 1967, dans Devine qui vient dîner, Sidney Poitier incarnait un médecin, tout comme Bill Cosby dans la série des années 80. Son statut social venait en quelque sorte « rattraper » sa couleur de peau, surtout aux yeux des parents de sa fiancée.

Sidney Poitier : adulé et détesté

Je viens de voir pour la première fois Devine qui vient dîner. Je l’ai trouvé archétypal, bien sûr, mais pédagogique, et dans un sens, utile. J’ai surtout apprécié le discours final de Spencer Tracy, où j’ai perçu la réconciliation dont parle James Baldwin au sujet de Dans la chaleur de la nuit. J’ai aussi été agréablement surprise par un film pas si manichéen, où les Noirs comme les Blancs se méfient de la famille d’en face.


La famille de Sidney Poitier face à sa fiancée blanche dans Devine qui vient dîner (1967)
La famille de John (Sidney Poitier) face à sa fiancée blanche dans Devine qui vient dîner, de Stanley Kramer (1967)

Je saisis aussi pourquoi Sidney Poitier pouvait être un objet de haine pour les Afro-Américains, sorte d’oncle Tom du cinéma, docile et souriant.

Dans Je ne suis pas votre nègre, on voit Sidney Poitier dans ses premiers films, avant Devine qui vient dîner, avant Dans la chaleur de la nuit, avant l’Oscar, à savoir la reconnaissance des Blancs privilégiés.

Deux idées de l’homme noir

La colère du fils dans le film Le Majordome envers Sidney Poitier lors du repas familial est sans doute justifiée. Sa mère, elle, dit « adorer » l’acteur. L’air de rien, dans cette scène familiale, ce sont deux idées de l’homme noir qui s’affrontent. La mère, épouse d’un majordome docile, et le fils, militant des Black Panthers.


Earl Gaines (David Banner) et sa fiancée dans Le Majordome, de Lee Daniels (2013)
Earl Gaines (David Banner) et sa fiancée dans Le Majordome, de Lee Daniels (2013)

À dire vrai, je n’avais pas aimé Le Majordome. Pour moi, il s’agissait justement d’un film fait par un Noir pour plaire aux Blancs, de ces films à Oscars qui rassurent et disent au public « Ne t’en fais pas, tu penses comme il faut. »

Que de chemin parcouru pour arriver aux séries comme The Wire ou au film Get Out, qui fait sensation outre-Atlantique. Je ne suis pas votre nègre, cependant, explique avec plus de talent la terreur irrationnelle de l’homme blanc envers l’homme noir.

Raoul Peck nous offre une réflexion subtile sur cette différence établie par la classe dominante entre le « bon » noir et le « mauvais. »

James Baldwin explique également la notion de self-hatred (haine de soi) et la dureté de se réveiller noir dans un monde blanc. Lui parle de John Wayne, et de la douleur de se regarder pour la première fois dans le miroir et découvrir que l’on est Indien, et non cowboy. Toni Morrison, dans The Bluest Eye, parlait du chagrin d’une petite fille noire de ne pas ressembler à Shirley Temple.


Shirley Temple

Shirley Temple


Le mensonge du rêve américain

Choix judicieux que Joey Starr pour la voix off française. Elle me rappelle celle, grave et lucide, d’Arnaud des Pallières dans son documentaire sur Disneyland, autre mensonge du rêve américain. La réflexion finale de James Baldwin sur l’impossibilité du rêve américain tant qu’un dixième de sa population n’y participe pas est très bien vue. On pense à la série Mad Men, qui déconstruisait aussi l’illusion publicitaire, vécue tout autrement par les personnages dans leur vie personnelle. C’est James Baldwin qui résume le mieux le paradoxe :

Même ceux qui bénéficient le plus spectaculairement de cette prospérité ne sont pas capables d’en supporter les avantages. Ils ne peuvent ni les comprendre ni s’en passer.

Baldwin partage aussi un point de vue passionnant sur la sexualité mal assumée de l’Amérique des années 60, qui semble encore, de nos jours, étouffer de puritanisme.

 Stephen Baldwin a le blues

Ajoutez à cela de superbes photographies et une très bonne BO de blues. Mention spéciale pour « The Ballad of Birmingham, » qui rend hommage à quatre innocentes tuées dans une explosion. Des membres du Ku Klux Klan ont en effet, le 15 septembre 1963, fait sauter… une église.



On apprend plein de choses dans Je ne suis pas votre nègre, notamment l’engagement pour la cause des Noirs de Harry Belafonte, et plus étonnamment… de Charlton Heston (par ailleurs accro à la gâchette, puisqu’il a été président de la NRA pendant cinq ans.)

Je ne suis pas votre Nègre : essentiel dans le contexte actuel

Quant à la résonance de Je ne suis pas votre nègre aujourd’hui…

Le passage à tabac de Rodney King en 91 illustrait déjà la scène d’ouverture du biopic sur Malcolm X.


On revoit ces images dans Je ne suis pas votre nègre avec une amertume nouvelle : l’Amérique n’a-t-elle pas changé ? Après qu’un Noir a vécu pendant huit ans dans leur chère Maison Blanche, un autre lui succède, et tout les oppose. Trump s’érige en symbole effrayant de la suprématie blanche : riche, inculte, haineux. 150 ans après l’esclavage, le sang des Afro-Américains n’a pas fini de couler.

Je ne suis pas votre nègre est un documentaire essentiel dans le contexte de racisme policier aux Etats-Unis. Impossible de ne pas penser aux événements de Ferguson.
 
Mais le film s’avère aussi essentiel en France, à l’heure où une élection présidentielle pourrait bien porter le racisme au pouvoir.

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Marion, 13 ans pour toujours : les années noires


4 out of 5 stars (4 / 5)

C’est la première fois que j’écris au sujet d’un téléfilm. Le témoignage diffusé hier soir sur France 3, Marion, 13 ans pour toujours, vaut la peine qu’on en parle, qu’on le diffuse et le commente. Vous pouvez le voir gratuitement et légalement en Replay sur le site de France 3.

Marion, 13 ans pour toujours : Un téléfilm d’utilité publique


Il est parfois des programmes télévisés d’utilité publique. Marion, 13 ans pour toujours, est de ceux-là. Le harcèlement scolaire existe depuis que l’école existe. Il y a vingt ans, j’ai aussi entendu le mot « intello » qui résonnait comme une insulte, et des surnoms idiots. J’ai vu l’intérieur de mon sac aspergé de Tipp-Ex, et des injures sur mon agenda. C’était il y a 20 ans. Aujourd’hui encore, je nomme cette période mes années noires. Nul besoin de Facebook pour que le harcèlement fasse mal.
Le cyber-harcèlement fait entrer le fléau scolaire dans une nouvelle dimension, celle du numérique. Google n’oublie jamais rien. Ce qui restait à une époque au sein d’un établissement, éventuellement entre une poignée de familles, se retrouve maintenant sur la toile, et y reste pour longtemps.

La responsabilité de l’Education Nationale


Quand j’avais 14 ans, ma mère a essayé de voir la conseillère principale d’éducation au sujet d’un collégien qui me menait la vie dure. Réponse que m’a adressée la responsable scolaire : « C’est parce qu’il t’aime bien. » On se demande ensuite pourquoi certaines femmes ont intégré que les hommes leur faisaient du mal par amour. Je n’en évoquerai pas les conséquences ici.
Oui, l’Education Nationale a la tête dans le sable concernant tout ce qui peut nuire à la réputation d’un établissement.

La politique de l'autruche : quand l'éducation nationale a la tête dans le sable concernant le harcèlement scolaire

Ce collège bourgeois que j’ai fréquenté a, quelques années plus tard, étouffé une affaire de viol dans les toilettes.
Une fois que je suis devenue professeur, j’en ai vu de belles aussi. Quand une élève de troisième a fait une tentative de suicide dans les toilettes de l’établissement, nombre d’entre nous ont vu des surveillants porter le corps inanimé de la jeune fille à travers la cour.
Le proviseur avait alors expressément demandé à l’équipe enseignante en salle des profs de ne pas piper mot. Cette jeune fille et ses camarades auraient pourtant eu besoin d’une cellule psychologique.
Quand j’ai remarqué qu’une élève de 5ème était moquée par ses camarades et que je l’ai dit en conseil de classe, mes collègues reprochaient à la victime « d’être mal dans sa peau. » À aucun moment les harceleuses n’ont été inquiétées.
Il est d’autres victimes, sans doute, que l’on ne remarque pas. Souvent accaparés par les plus agités, les professeurs ne repèrent pas forcément le mal-être chez une bonne élève du premier rang.
Pour le corps enseignant et les parents, comment différencier le malaise adolescent ordinaire d’un cas de violence ? Quant à la victime, il est très difficile, comme dans le monde du travail, de prouver un cas de harcèlement.

Le harcèlement scolaire à la télévision et au cinéma


Pas facile de parler harcèlement scolaire dans une fiction. Il est encore moins évident d’évoquer le suicide des enfants et adolescents. C’est un autre téléfilm qui a traité ce thème en 1999. Il s’agissait d’un épisode de L’Instit, intitulé naïvement « Personne m’aime. » Le jeune héros de l’épisode, Cédric, était lui aussi le souffre-douleur de ses camarades.
La scène la plus frappante de harcèlement au lycée est la scène d’ouverture de Carrie de Brian de Palma. Carrie, qui découvre ses premières règles dans les douches du lycée, est prise de panique car on ne l’a jamais informée sur le sujet. Des camarades lui balancent alors au visage des tampons trouvés dans les distributeurs. Stephen King dénonce, dans son roman, le fléau de ces adolescents dont la cruauté pousse parfois au crime.

Tommy Ross (William Katt) au premier plan, et Carrie (Sissy Spacek) prostrée au fond de la classe dans le film de de Palma (1976)
Tommy Ross (William Katt) au premier plan, et Carrie (Sissy Spacek) prostrée au fond de la classe dans le film de de Palma (1976)

Bienvenue dans l’âge ingrat est un film particulièrement bien vu sur le sujet.

Dawn Wiener (Heather Matarazzo) dans Bienvenue dans l'âge ingrat
Dawn Wiener (Heather Matarazzo) dans Bienvenue dans l’âge ingrat

Dans un registre plus léger, Lolita malgré moi se mettait du côté des geeks, des nerds et autres marginaux, pour dénoncer les pestes adolescentes qu’on a tous rencontrées. Le titre original Mean Girls (méchantes filles) annonçait la couleur (plutôt rose ou mauve, d’ailleurs.)

Affiche française de "Mean Girls," Lolita Malgré Moi (2003)
Affiche française de « Mean Girls, » Lolita Malgré Moi (2003)

Toujours dans les couleurs acidulées, Romy et Michelle dix ans après met en scène deux femmes prenant leur revanche sur les garces qui ont gâché leurs années lycée.


Des solutions du côté britannique


J’ai enseigné pendant un an en Angleterre. Dans le collège-lycée, on voyait sur chaque porte des dessins d’élèves représentant le harcèlement scolaire. Des monstres poilus s’attaquaient aux faibles, des slogans prévenaient du risque du suicide en cas de violence scolaire.

Dessin sur le harcèlement scolaire

À quand des campagnes de sensibilisation en France, au même titre que les journées banalisées pour l’éducation sexuelle et la prévention Sida ?
Pour un début de réflexion, voici le documentaire diffusé par France 2, où témoigne justement la mère de Marion, Nora Fraisse.


Et vous, que pensez-vous du téléfilm ? Dites-le en commentaire !

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