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Star Wars 9

Star Wars 9, L’ascension de Skywalker : comment Disney a tué la saga ?

2 out of 5 stars (2 / 5)

 

Marla’s Movies vous parle de Star Wars 9 L’Ascension de Skywalker qui clôt la fameuse saga. Star Wars 9 analyse -t-il les conséquences des problèmes des 2 précédents films ou non ? Ziggy revient sur l’influence négative de Disney sur le film dans cette vidéo (transcript ci-dessous).

Transcript :

J’ai une confession à vous faire. Je suis le fils caché de Chewbacca.

Salut les nullards, c’est Ziggy. Aujourd’hui, je vous parle de Star Wars 9, L’Ascension de Skywalker, qui vient clore la fameuse saga dont la légende a commencé en 77. Je n’avais pas aimé Star Wars 8 : Les derniers Jedi  (même si mon co-rédacteur Clément l’a bien défendu)

 

Une très bonne première heure

C’est pourquoi la première partie de Star Wars 9, L’Ascension de Skywalker, m’a agréablement surpris. On retrouve les anciens personnages mêlés aux nouveaux, ça fait plaisir ! Et on est curieux de connaître le destin des nouveaux héros.

Mais malheureusement, ça se casse la gueule dès la deuxième partie. On s’amuse bien pendant une heure, on est presque enthousiaste, et puis Disney reprend le dessus. Attention les potes, c’est 100 % spoilers à partir de maintenant.

Star Wars 9, L’ascension de Skywalker : Disney s’enferme dans une narration aseptisée (attention : spoilers à partir d’ici)

Ça y est ? Vous êtes barré(e)s ? Très bien !

Alors, la première déception du film, c’est le premier face-à-face entre Rey et Kylo Ren. L’objet de la bataille, c’est un vaisseau dont Chewie est prisonnier. Ren et Rey se battent comme des gosses, jusqu’à l’explosion du joujou. On croit un moment à la mort de Chewbacca, si si.

Mais c’est sans compter le défaut épouvantable de Disney des dernières années : l’impossibilité de prendre une vraie décision narrative qui tue un personnage. Et surtout que cette mort fasse vraiment sens dans la trame générale. Pour ceux qui ont vu La Reine des neiges 2... attention, c’est encore un spoiler, Olaf « meurt » à la fin de La Reine des neiges 2… mais en fait non. il meurt pas vraiment, il disparaît pour mieux revenir.

Disney a du mal depuis quelques années à tuer ses personnages. Non pas que la mort d’Olaf aurait eu un grand sens dans La Reine des neiges 2, le scénario étant justement le point faible de la suite. Il aurait tout au plus provoqué un choc émotionnel chez les enfants, et peut-être les plus grands, sans avoir la grandeur de la disparition terrible au cœur de Vice-Versa

 

Star Wars 9, L’ascension de Skywalker : une guerre sans morts ?

En bref, Disney ne sait plus raconter quelque chose d’essentiel : l’irréversible. C’est assez ironique que pour cette fin, Disney ne sache pas raconter la finitude. Le définitif. Le on part et on ne revient pas. La mort pour de vrai.

Pourtant, c’est une « guerre des étoiles » pas vrai ? Mais y a un problème. Vous avez déjà vu une guerre sans morts, vous ? Euh si y a un mort dans un vaisseau, on connaît pas son nom, on sait pas qui sait, on s’en fout royalement.

À aucun moment un personnage-clé ne meurt dans ce film, ne serait-ce que pour montrer de la dangerosité de la guerre, la cruauté de l’Empereur. Oui, parce que l’Empereur revient, ils avaient pas d’idée pour un nouveau méchant, ils en ont repris un vieux.

Les morts dans Star Wars 9, L’Ascension de Skywalker ne sont jamais véritables : Chewbacca ne meurt pas vraiment, la mémoire de C3PO revient quand même. Ren, qui devrait se faire tuer par Rey au cœur du film est finalement soigné par elle. Rey est censée mourir aussi à la fin de Star Wars 9, L’Ascension de Skywalker, mais elle est sauvée in extremis par Ren, finalement passé du bon côté. Ce bond en arrière est d’autant plus frustrant que Rogue One : A Star Wars Story, spin-off de la saga, n’avait pas reculé devant un body count de héros très élevé (et une héroïne bien plus ambivalente).

Ajoutez qu’entre la résurrection de Rey et la mort de Ren, on a droit à un baiser franchement ridicule.

 

Disney refuse la modernité des méchants jubilatoires

Si Disney avait été logique, et avait accepté une tendance moderne plutôt bienvenue, Rey serait devenue la nouvelle méchante de la saga. Rey aurait commis l’erreur que Luke ne n’a pas commise dans sa jeunesse, elle serait devenue une méchante passionnante. Au lieu de cela, elle reste lisse et fade de n’avoir jamais commis d’erreur depuis son introduction dans le 7e volet.

Elle apparaît dans le numéro 9 comme une sorte de super héroïne, jamais blessée, jamais dans l’erreur, jamais humaine en somme. Résultat, on ne s’attache jamais à elle. A aucun moment, on avait peur pour elle, et c’était fatal à son personnage.

 

Le trope du héros (ou de l’héroïne) orphelin

Pourtant, les scénaristes ont voulu faire de Rey un personnage intemporel et universel. Notamment, elle revendique d’être née nulle part, et donne l’impression de s’être engendrée toute seule. Le héros sans origine, c’était déjà une marotte chez Shakespeare, dans Macbeth ou Coriolan. C’est une habitude qu’on trouvait déjà chez les Grecs.

Anakin Skywalker. Anakin était présenté par sa mère comme n’ayant pas de père, au point qu’elle apparaissait comme une vierge qui l’avait enfanté par l’opération du Saint-Esprit. En même temps, le Héros orphelin, c’est aussi un grand classique de la littérature et du cinéma. Et c’est là que j’en arrive à un second grand défaut de Star Wars 9 L’Ascension de Skywalker

 

Star Wars 9 : L’ascension de Skywalker, échoue là où Harry Potter a réussi

L’orphelin le plus célèbre de ces dernières années en fiction, c’est Harry Potter. Eh bien Rey et Harry Potter ont plein de choses en commun. Harry Potter non plus ne tombe jamais du côté obscur, pourtant, il y aurait de quoi. Mais non, Harry reste droit dans ses bottes tout au long. C’est ce qui fait dire à certains fans que finalement c’est l’un des personnages les moins intéressants de la saga Potter, comparé notamment à Rogue, dont l’ambivalence est passionnante.

Vous remarquerez surtout que la toute fin de Star Wars 9 : L’Ascension de Skywalker est très proche de la fin d’Harry Potter : dans les deux cas, le héros et l’héroïne sont « réveillés par les personnages aimés qui ont disparu mais vivent encore dans leurs coeurs ».

Si vous vous souvenez de Harry Potter et la Coupe de feu, à la fin, ça ressemble carrément à un duel de sabre laser sauf que ça se passe à coup de baguettes magiques. D’accord, J.K. Rowling avait repris des tropes de Star Wars, tout comme elle avait repris des archétypes de l’univers du Seigneur des anneaux, Gandalf en tête.

Voilà un autre parallèle qu’on peut faire avec Harry Potter : dans la guerre de Poudlard, au moins, on tremble pour les personnages. Et on fait bien. J. K. Rowling n’hésite pas à les tuer, y compris des personnages-clés, ne serait-ce que pour montrer l’horreur de la guerre et le courage de ses héros.

Rien de tout cela dans Star Wars 9 L’Ascension de Skywalker. On n’a pas le temps de s’attacher à Ren – il faut dire que le charisme de hamster d’Adam Driver n’aide pas. De toute façon, sa mort apparaît comme tellement ridicule qu’elle n’a pas vraiment d’impact. Et puis il meurt en se sacrifiant pour l’héroïne, apparemment par amour et en dernière minute, alors on est pas traumatisés.

Et c’est bien le problème. Disney ne veut pas traumatiser ses spectateurs. C’est ce qui plombe ses films récents. Il faut l’impulsion positive de Pixar pour que Disney tente de vrais risques et les assume.

 

Pour le grand spectacle (et encore…)

Bref, comme toujours avec Disney, vous pouvez aller voir Star Wars 9 : L’Ascension de Skywalker pour le grand spectacle qu’il propose. C’est tout de même du grand divertissement.

Mais Star Wars 9 : L’Ascension de Skywalker a l’air de donner raison à ces intellos un peu conservateurs qui ont peur que Disney ne prenne effectivement le monopole de toutes les fictions au cinéma et ailleurs. Une homogénéisation générale des histoires. Plus de surprises, plus de chocs, plus de scènes qui vous feront violence au cinéma et dont vous parlerez pendant des heures à vos amis, vos collègues, à tous ceux qui auront vu le même film que vous.

C’est peut-être ça la magie de Disney : la faire disparaître, pour de vrai.

 

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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

2 commentaires pour l’instant

camarade totoff

camarade totoffPublié le 1:54 - Jan 14, 2020

Je suis on ne peut plus d’accord à 100% avec toi.

J’ajoute un problème d’incarnation dans cette trilogie : tous les personnages (j’aime bien Rey quand même) et en particulier les méchants n’ont aucune profondeur, aucune réalité. On ne croit jamais au Premier Ordre quand l’Empire faisait peur. Et puis l’Empire a eu comme serviteurs Tarkin (Peter Cushing) et Dooku (Christopher Lee). Le Premier Ordre a Adam Driver ! Quelle ambition ! Quand on a un charisme de mouette morte, on ne peut pas voler haut !

    Avatar

    MarlaPublié le 3:07 - Fév 7, 2020

    Tout à fait d’accord, Totoff ! Même rey, je la trouve franchement fade. A aucun moment on pleure ou tremble pour elle, et ça gâche tout. elle est trop douée d’avance, comprend en cinq secondes ce qui a valu aux autres Padawan des années d’entraînement, etc. Comment la rendre crédible ? Quelle est sa faiblesse ? Aucune idée.

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