Slider

Titre

Autem vel eum iriure dolor in hendrerit in vulputate velit esse molestie consequat, vel illum dolore eu feugiat nulla facilisis at vero eros et dolore feugait

RÉGRESSION : HYPNOSE, QUAND TU NOUS TIENS

C’est pas parce que Ethan Hawke est présent dans un film qu’il est forcément bon.

Ethan Hawke pendant la promotion de American Nightmare, de James DeMonaco (2013)
Ethan Hawke pendant la promotion de American Nightmare, de James DeMonaco (2013)
La présence d’Emma Watson n’est pas une garantie non plus.
Emma Watson (au centre) dans The Bling Ring, de Sofia Coppola (2013)
Emma Watson (au centre) dans The Bling Ring, de Sofia Coppola (2013)
C’est pour ça que je me fie toujours au réalisateur. Si le réalisateur a fait de bonnes choses, il y a des chances pour que ça continue. Mais c’est pas certain, hein ?


Mais où est donc Amenabar ?

Pour Amenabar, je me suis dit: « Ouvre les yeux était extraordinaire. » 

Je me suis dit aussi: « Tesis valait le détour, et Les Autres entrait dans la lignée des meilleurs films à chute, façon Sixième Sens. »
Mais même Shyamalan ne garantit pas le chef-d’oeuvre. Alors que fait-on ? On y va, on espère, malgré les mauvaises critiques et une bande-annonce pas formidable.
Devant Régression, on ne s’ennuie pas une minute. On s’emmerde deux heures.
Le film est kitsch, malgré une photo qui voudrait nous rappeler les grands films noirs des années 50, avec des policiers intègres, des détectives  sceptiques, et des voitures qui roulent la nuit sous une pluie battante.

Un film qui frise le ridicule

Tout est brouillard, tout est brouillon. Un homme est accusé par sa fille (Emma Watson) d’un crime abominable. Il avoue mais ne se souvient plus exactement. Un inspecteur (Ethan Hawke) s’allie à un hypnotiseur (quoi de plus normal ?) pour lui faire recouvrer la mémoire.
Heureusement que l’hypnotiseur, c’est David Thewlis. Ça m’a gardé éveillée trois minutes.
Son pendule est un métronome en forme de croix chrétienne (véridique.)
Le film est plein de trous, ne tient pas debout une minute, malgré les efforts de cette pléiade d’acteurs. 
Les membres du rite satanique ressemblent aux musiciens du groupe Kiss.
C’est ballot: Amenabar visait sûrement les moines effrayants de Roger Corman dans Le Puits et le pendule (1961) et les scènes cultes de Rosemary’s Baby.
L’ensemble frise le ridicule. on ne croit pas un instant à ces rites sataniques. Deux heures pour expliquer que l’hypnose et le culte de Satan, c’est de la foutaise, ça fait long. Et dix euros la place, ça fait cher.
La fin est un mauvais twist, Amenabar n’est pas doué pour les histoires terre à terre, il ferait mieux de rester sur le fil du fantastique.
Bref, Régression est un film que l’on peut éviter cette semaine. Les bons films d’horreur sont rares, hélas, mais certains valent le coup. En ce jour de Halloween, regardez un autre film pour vous foutre les jetons.
D’accord, pas d’accord avec l’article ? Dites-le en commentaire !
Ça peut vous plaire:


      
Avatar
Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

1 commentaire pour l’instant

Avatar

tinalakillerPublié le 5:00 - Nov 2, 2015

Je serais un peu moins sévère que toi même si je comprends ton avis. Le twist, disons que je l'avais compris en partie mais pas forcément tout (enfin on se comprend, je ne vais rien dire, héhé). Après, je suis partagée dans le sens où il y a des clichés mais vu ce que nous savons (remember the twist), quelque part, je me dis que c'est fait exprès. En fait, il y a une sorte de mise en abyme qui marche bien, mais je trouve que la mise en scène paresseuse par contre.

Laisser un commentaire

shares
Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial