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PRIDE : LA CAUSE GAY EN SOL MINEUR

Hourra ! Retour des films sociaux à l’anglaise ! Après la sortie tardive (28 ans de retard) du Comrades de Bill Douglas, véritable chef-d’œuvre du genre, voici un nouveau film qui allie deux causes : celle, bien connue, des mineurs sous Thatcher, et celle, trop souvent réservée aux films dits « gays  » de la lutte pour les droits homosexuels. 

Casting brillant

Casting britannique de choix, puisqu’on retrouve deux acteurs majeurs, Imelda Staunton (déjà présente dans Comrades) et Bill Nighy, présent partout, de la charmante comédie Il était temps, à l’hilarant Indian Palace, en passant, comme Imelda Staunton, d’ailleurs, par la saga Harry Potter.

Pour vous réconcilier avec Dolores Umbridge, vous pouvez aller voir cette jolie comédie solidaire, où elle incarne une anglaise déterminée face à l’intolérance de son temps. 

Imelda Staunton est une habituée des films sociaux à l’anglaise, puisqu’elle a incarné avec brio Vera Drake, dans le bouleversant film de Mike Leigh sorti en 2004, et qui lui a valu le lion d’or à Venise.
Les jeunes acteurs sont également très bien, même si certains personnages, homosexuels ou mineurs, tombent dans la caricature (c’est le cas de la jeune lesbienne et de la femme acariâtre.)

Deux causes en une

J’ai déjà parlé des films sociaux traitant de la grève des mineurs. Celui-ci est à voir, même si ce n’est pas le meilleur. Il manque de drôlerie, peut-être, là où The Full Monty était tordant. Billy Elliot et Les Virtuoses résonnaient d’émotion. 
C’est d’ailleurs dans une scène musicale que Pride devient splendide. Le chœur des femmes sur Bread and Roses, chanson engagée notamment interprétée par Joan Baez, permet au film d’atteindre un moment de grâce, aussi beau que la chanson « Farewell He » dans Comrades
Relatant une histoire vraie, Matthew Warchus nous propose un film vivant et sympathique. On y retrouve cependant les préjugés attendus entre mineurs et homosexuels, et le film tombe parfois dans le manichéisme et le moralisme. Des films comme Harvey Milk ou Dallas Buyers Club étaient mieux documentés et plus convaincants.
Mais la sincérité de l’ensemble, l’hommage à ceux qui luttent et la scène finale très émouvante font de Pride un joli film, qui a l’intelligence de lier deux causes en une, et de faire la preuve que l’union est victorieuse, quelque soit le combat, pour le respect et les droits de tous.

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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

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