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PARTISAN: L’UTOPIE PERVERSE DE VINCENT CASSEL

Affiche du film Partisan, avec Vincent Cassel
Par Sidonie Malaussène
Partisan de Ariel Kleiman nous plonge dans
un univers de banlieues dévastées. Gregori (Vincent Cassel) cherche à aider des jeunes
femmes maltraitées et isolées ainsi que leurs nourrissons. Il crée pour
eux une communauté secrète sur laquelle il règne en patriarche. 
Gregori a en réalité monté une secte qui ne dit pas son nom. Il en est le
seul homme et le gourou, mi-protecteur, mi-menaçant. L’un de ses
enfants préférés, l’aîné, Alexandre (Jeremy Chabriel) finira par l’affronter.

Un
cocon malsain


Dans
une scène d’ouverture quasi christique, on comprend vite que celui
qui cherche à se protéger, c’est le personnage de Vincent
Cassel, Gregori. Il s’érige en patriarche polygame, maître absolu
d’un harem indifférencié, entouré d’une ribambelle d’enfants
qu’il prétend éduquer et distraire.

Alexandre (Jérémy Chabriel) dans Partisan, de Ariel Kleiman
Alexandre (Jérémy Chabriel) dans Partisan, de Ariel Kleiman

Et
là, tout se détraque. Dans cet isolement, la vie est rythmée
par des distractions malsaines. D’étranges karaokés où chantent
les enfants évoquent l’ambiance morbide de Apocalypse Now. Ces
enfants sont utilisés de façon inhumaine pour subvenir
aux besoins de la communauté.
Gregori vit de manière fusionnelle les rapports charnels avec les femmes et les enfants de sa communauté afin de s’apaiser, mais il devient menaçant si cette toute-puissance est remise en cause.

Un
film décevant
Le
sujet posé est fort, les thématiques possibles étaient
prometteuses et pourtant, rien ne fonctionne. Avec Partisan, Ariel Kleiman tombe dans la
psychologie grossière. L’ambiguïté du « héros » aurait pourtant pu être davantage explorée et traitée plus
finement.

Vincent Cassel dans Partisan
Vincent Cassel dans Partisan
Les
comédiens paraissent flotter, sans volonté. Le manque d’idées
freine la progression du récit. Le final est carrément
grand-guignolesque. La naïveté des rapports humains est gênante,
les passages à l’acte peu crédibles. Tout s’écroule sous les
lieux communs, le sentiment de déjà vu, l’ennui. 
Filmé et
joué platement, Partisan ne dégage ni émotion ni réflexion.
Face
à la force et la complexité que pouvaient générer le thème de
vivre « hors société » et, au-delà, l’exploration du
fonctionnement sectaire, la fadeur du propos de Partisan
déçoit.

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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

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