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Parlez-vous séries #2 : le syndrome Bonanza

Pourquoi les héros et héroïnes de série sont-ils souvent solitaires ? C’est bien simple, les scénaristes adorent tuer leurs petit(e)s ami(e)s. Ça s’appelle le syndrome Bonanza. On vous explique tout dans cette vidéo (transcript ci-dessous) : 

Transcript :

Bonjour les addicts ! Bienvenue sur Le Binge Doctor.

Dans ma précédente vidéo, je vous ai parlé du syndrome du Cousin Oliver, une création stupide de scénaristes en manque d’idées. Aujourd’hui, on va parler d’un autre syndrome qui concerne les séries, et qui est pas piqué des hannetons. On va donc ouvrir le dossier « syndrome Bonanza ».

 

Le Syndrome Bonanza : quand les héro(ïne)s morflent

Le syndrome Bonanza est ce qui arrive quand tu es un héros ou héroïne promise à un grand destin. Le prix à payer pour être un héros, c’est que ton mec ou ta nana a plus de chance de se faire tuer que Sean Bean dans un film. La première fois que tu vois le syndrome Bonanza, tu pleures. A la 140e fois, tu as juste envie de passer les scénaristes à la moissonneuse-batteuse.

Franchement, le syndrome Bonanza ‘est un cliché qui est devenu si prévisible. Il y a quelques jours, je regardais le pilote de Hanna, sorti en mars 2019. A la seconde où j’ai vu la nana avec le héros, j’ai dit « c’est bon ok la nana est cuite »… eh ben ça a pas raté ! Ça gâche un peu le plaisir quand même.

 

Bonanza ou l’ode (involontaire) du célibat

Comme son nom l’indique, le syndrome Bonanza a été vu pour la première fois dans Bonanza, une série western de 1959. A chaque fois qu’un des fils Cartwright s’entichait d’une nana, elle repartait en pissant le sang par tous les orifices. Vu que la série a duré 14 saisons, j’espère que le croque-mort faisait un prix sur le 20e cadavre.

Les auteurs se disaient qu’une relation amoureuse aurait adouci le caractère des trois lascars, et les aurait dévié de leur quête de justiciers. Et ça a pris des proportions énormes : rien que Little Joe, le benjamin, a enterré à lui seul 10 petites amies !

 

Top 3 des Syndrome Bonanza les plus WTF

La liste des séries qui ont subi un syndrome Bonanza est très longue. Alors, je vais juste vous citer mon top 3 de mes Syndrome Bonanza favoris. Ce sont des exemples qui montrent à quel point ce syndrome peut aller loin.

 

Samantha Carter (Stargate SG-1) : quand ça veut pas, ça veut pas

En troisième position : Samantha Carter de Stargate SG-1. Alors Samantha, elle a tellement pas de chance avec les mecs que non seulement elle en a enterré 4. Mais en plus même dans les univers parallèles, ils se font quand même tuer. C’est pas de chance.

Les fans l’ont carrément surnommée « La Veuve noire », ce qui prouve que tu as beau être un perso génial, même tes fans les plus dévoués peuvent te comparer à une araignée dégueu qui bouffe la tête de ses partenaires après copulation. Nancy Botwin de Weeds a hérité du même surnom, ayant la particularité de tuer plus de maris qu’elle tue de gens avec la drogue.

 

Avon (Blake’s 7) : le running gag

En deuxième position : Avon de Blake’s 7.

Blake’s 7 est une série SF qui date de 1978. C’est la première série à faire du Syndrome Bonanza un running gag. En effet, chaque fois qu’Avon embrasse une femme, c’est-à-dire dans presque tous les épisodes, vous pouvez être certain que ladite femme va se faire tuer avant la fin de l’épisode. C’était tellement systématique que les fans ont baptisé Avon « The Kiss of Death ».

Quoique côté surnom qui déboîte, on a fait mieux depuis avec Supernatural. Les fans ont carrément appelé le pénis de Sam « The Penis of Death ».

 

Maggie O’Connell (Bienvenue en Alaska) : la malédiction génialement débile

Et enfin, mon Syndrome Bonanza préféré : Maggie O’Connell de Bienvenue en Alaska (Northern Exposure).

Bienvenue en Alaska, c’est une des plus belles séries des années 90, qui raconte la chronique des habitants de Cicely, un trou paumé dans l’Alaska. Maggie, un des personnages principaux, est atteinte d’une malédiction, y a pas d’autre mot, une malédiction. Tous ses petits amis périssent d’une manière toujours ultra débile et inattendue : ça va du missile atomique à la salade avariée en passant par mon préféré : l’astéroïde qui t’aplatit la gueule par surprise. Après The Penis of Death, The Clito of Death, et bon dieu, je veux un film d’horreur avec ce titre, là, maintenant, tout de suite !

Avant de conclure, je ne peux que mentionner la série The 100, qui est carrément un syndrome Bonanza généralisé. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais la grosse majorité des relations amoureuses dans cette série a tendance à se terminer dans le sang, la sueur, les larmes et les putains de morts inutiles de personnages !

 

Le syndrome Bonanza : un trope sur-utilisé

Finalement, le syndrome Bonanza n’est pas mauvais en soi. La mort d’un être aimé peut être un moteur indispensable au développement d’un personnage. C’est jusqu’à force de l’utiliser encore, encore et encore, c’est devenu l’archétype de l’écriture paresseuse.

Si vous connaissez des séries qui ont utilisé le syndrome Bonanza, je vous suggère d’en parler en commentaire. Je pense qu’il y a de quoi faire !

Bref, le syndrome Bonanza, où est-ce qu’on le met ? AU BÛCHER !!! Voilà.

 

Un avis, une réaction ? Dites-le en commentaire !

 

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Clément
Clément

Docteur en binge watching. Donne les Réponses aux Grandes Questions sur les Séries, les Films, l'Univers et le Reste (mais surtout les Séries et les Films).

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