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MAD MAX FURY ROAD: SILENCE, MOTEURS, ACTION !

MAD MAX FURY ROAD AFFICHE
Par Eder
30 ans… Voilà 30 ans
que l’on attendait un nouveau Mad Max.
Et la tâche n’était
pas facile : il fallait égaler voire surpasser cette trilogie
qui, au-delà de révéler l’acteur Mel Gibson, aura surtout servi
de mètre-étalon pour le genre Action/Post-Apocalyptique. »
Si vous connaissez le
manga Ken le Survivant, vous savez maintenant de quoi il
s’inspire.
George Miller,
réalisateur de la première trilogie, des Sorcières d’Eastwick
et de Babe 2, nous
livre avec Mad Max Fury Road une nouvelle aventure qui garde
l’ADN de la saga, tout en lui offrant un renouveau. On ne peut pas
vraiment parler de reboot, car on ne revient pas sur l’origine du
personnage, et son passé n’est pas expliqué. Mais, comme chaque
film de la saga, il se suffit à lui-même et n’est donc pas une
suite directe de Mad Max: Au-delà du dôme du tonnerre. Il
s’agit davantage d’une suite spirituelle de Mad Max 2. En
effet, dans cet opus, on assistait à une magnifique séquence de
course-poursuite en camion.

Une course-poursuite
d’1h45

Dans Mad Max: Fury
Road
, cette course-poursuite représente 1h45 du film: c’est là
le tour de force de George Miller. Alors que la configuration des
scènes est quasiment la même, à savoir « les Méchants attaquent
le camion des Gentils , » la mise en scène et le cadrage
regorgent d’inventivité et de justesse. Pas un seul plan raté
dans Mad Max: Fury Road. C’est aussi maîtrisé qu’un film
d’animation !
La direction de la
photographie est splendide et la mise en scène est vraiment prévue
pour la 3D. Les effets de profondeur et de jaillissement sont très
bien utilisés.
La bande originale
deviendra peut-être un classique comme le sont devenues celles de
Gladiator ou Star Wars.
Le montage nous maintient
en haleine pendant tout le film, on ne s’ennuie pas une seconde !
Même les passages plus posés pour présenter un nouveau personnage
ou une nouvelle situation ne cassent pas le rythme du film, ce quiétait, pour rappel, le gros défaut de Avengers 2: Age ofUltron.

Place à l’action !

Action : voilà le
maître-mot du film. Après une première scène nous qui nous plonge
dans l’univers de la saga, Max démarre sa voiture, et c’est
parti pour 2 heures quasi non-stop. Si certaines scènes
ralentissent le rythme, c’est toujours pour repartir de plus belle.
Nous pouvons également saluer le réalisateur d’avoir si bien
utilisé les effets techniques. Les cascades et les explosions du
film sont bien réelles. Ne sont utilisés les effets numériques que
pour de l’embellissement, une sorte de cache-misère, et
éventuellement ajouter un personnage au milieu d’une cascade (il
parait que ça ne se fait pas de tuer un cascadeur dans une scène.)

Tom Hardy dans Mad Max Fury Road, de George Miller (2015)
Tom Hardy dans Mad Max Fury Road, de George Miller (2015)

Mad Max: Fury Road
nous dépeint un monde violent, cruel, rock, voire punk. Chaque
personnage possède un look digne d’un roman pulp ou d’un comics.
Le personnage du méchant Immortal Joe est superbement dessiné, et
son masque le rend surhumain, il semble le déifier auprès de ses
sujets.
Furiosa, personnage
féministe ?
Mais le personnage à
retenir est celui de Furiosa, interprété par Charlize Theron. Le
film mériterait presque de s’intituler « Mad Furiosa »
tellement elle crève l’écran. À la fois animale et pleine
d’empathie, c’est elle qui fait avancer le scénario, Max ne fait
que l’accompagner et l’aider.
Si certains y voient une
ode au féminisme, j’y vois surtout l’histoire d’une femme
forte que la vie n’a pas épargnée. Notons que le film n’explique
pas tout (notamment comment Furiosa a perdu son bras) ce qui est rare
dans un blockbuster. Le personnage est tellement intéressant que
des rumeurs voudraient qu’elle revienne dans une sorte de spin-off,
quand d’autres films Mad Max seraient prévus pour une nouvelle
trilogie.

Tom Hardy et Charlize Theron dans Mad Max Fury Road, de George Miller (2015)
Tom Hardy et Charlize Theron dans Mad Max Fury Road, de George Miller (2015)


Un film jubilatoire

Bien
que le scénario ne soit qu’un prétexte à une avalanche d’action
et de cascades, le film n’est jamais long et nous embarque dans une
balade déjantée. On vit ce film comme un tour de montagne
russe, on est chahuté dans tous les sens. La fin provoque un
sentiment de jouissance. George Miller nous offre du cinéma pop-corn
comme on devrait en voir plus souvent, à la fois beau et
jubilatoire.  

D’accord, pas d’accord avec l’article ? Dites-le en commentaire !
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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

3 commentaires pour l’instant

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Emmanuel CalafiorePublié le 8:36 - Mai 22, 2015

Oh oui du cinéma véritablement jubilatoire : un rêve éveillé de 2 heures.
On est comme en apnée totale et à la fin on a pris un pied monstrueux !

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