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LE HOBBIT 3 – LA BATAILLE DES CINQ ARMÉES : PETER JACKSON SUR LE PIED DE GUERRE

Par Eder
Je
viens tout juste de sortir de la salle de cinéma et je peux vous
affirmer que le dernier volet du Hobbit porte bien son titre. En effet, la majeure
partie du film ne traite que de la bataille entre les cinq armées en
présence. Si elle peut déplaire à certains, j’ai
trouvé cette bataille tout à fait passionnante !

Une première séquence impressionnante 

Commençons
par le commencement… Nous avions laissé le film précédent (Le
Hobbit – La désolation de Smaug
)
avec le dragon qui partait en direction de Lacville. 

Dragon dans La Désolation de Smaug, de Peter Jackson (2013)

L’ouverture de
cet opus se fait donc in
medias res
,
avec l’attaque de la cité lacustre… Attaque qui aurait
parfaitement servi de climax final au film précédent. Et c’est peut-être là mon premier reproche
envers ce nouvel épisode. 

Petit
rappel des faits: la mise en marche de la saga du Hobbit fut plus
que laborieuse. D’abord, Peter Jackson quitte le projet pour laisser place à Guillermo Del Toro, puis il revient après le désistement de ce dernier.
Enfin, la décision de faire de Bilbo le Hobbit – livre en une seul volume – une trilogie, et non un diptyque, est
prise six mois seulement avant la sortie du premier film.

La
première séquence est tout simplement impressionnante, avec un
Smaug dont la lourde menace pèse sur toute la ville.

Smaug détruisant la ville lacustre

Malheureusement, le rythme du film est cassé par une petite séquence de
ré-exposition qui permet au spectateur n’ayant pas vu le film
précédent de comprendre le pourquoi du comment.

Puis
nous sommes plongés dans la bataille, maniée d’une main de maître
par Peter Jackson.

Peter Jackson, maître du cinéma d’action

Dans
le livre, la bataille ne dure que 6 pages, mais le réalisateur
néo-zélandais arrive à l’étirer sur presque deux heures,
sans pour autant faire de longueurs. Sa mise en scène ingénieuse et
l’enchaînement des phases de combat, parfois dignes d’un jeu vidéo,
prouvent qu’il reste encore l’un des maîtres du cinéma d’action. Il en arrive même à compenser les faiblesses du scénario…

Peter Jackson, réalisateur de la trilogie du Hobbit après celle du Seigneur des anneaux

C’est
simple, je pourrais vous résumer la bataille par un « ils se
sont battus, Machin, Truc et Bidule sont morts et les gentils ont
gagné » en vous révélant l’essentiel de l’intrigue. Mais le montage,
le rythme et la dimension épique de cette séquence, qui occupe
quasiment tout le film, offre un véritable spectacle aux amateurs du
genre.
En revanche, ne vous attendez pas à de gros rebondissements.
Le film est posé sur des rails et file tout droit. 

Le mal du dragon

Seule
l’évolution de certains personnages offre des moments intéressants,
car c’est ironiquement le film de la saga qui fait le plus évoluer
leur psychologie. En effet, le premier tiers du film casse le rythme
imposé par les séquences d’action, en introduisant les personnages avant de les laisser évoluer. C’est surtout le cas de Thorin qui, au moment de récupérer
le trésor, est atteint du « mal du dragon » (sorte d’avarice
associée à un paranoïa, le tout puissance 1000).

Thorin Ecu de Chêne (Richard Amitage) dans Le Hobbit -Bataille des cinq armées de Peter Jackson (2014)

Cela
introduit aussi l’un des grands thèmes de la mythologie de Tolkien : la
lutte entre la nature et l’industrialisation, entre l’oisiveté et la
productivité déshumanisante, entre l’éveil spirituel et l’envie
matérielle. Ici, le « mal du dragon » n’est autre qu’une
métaphore de l’avarice, causant la perte de ceux qui y succombent
(thème très récurrent chez l’auteur.)

Du livre au film, du film au livre

Attention
cependant, cet aspect, plus qu’important dans le livre n’est, dans
l’adaptation, que secondaire, car la narration du film
est vraiment axée sur l’action et les enjeux stratégiques qui en
découlent. Ce passage, très intéressant sur le papier, n’a donc
presque pas sa place dans l’adaptation cinéma.
Je
dirais enfin aux amateurs d’action, de la Terre du Milieu façon
Peter Jackson, et aux personnes qui cherchent un très bon
divertissement d’aller voir ce film. Quant aux amateurs de poésie et
de contes, je vous invite à le voir pour ce qu’il est, à savoir un
film fun, et vous conseille vivement de lire le livre d’origine, car
malgré l’aspect sérieux et guerrier des adaptations, il ne faut pas
oublier que Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien est avant tout un magnifique
conte pour enfants…

D’accord, pas d’accord avec l’article ? Postez un commentaire !

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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

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