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JANIS: BIG BAD BLUES

Est-ce parce que Bowie est mort que j’ai couru, l’autre soir, dans mon cher Quartier Latin, pour voir Janis ? Je me console toujours dans le coin de Notre Dame. J’ai choisi le blue Monday, jour le plus déprimant de l’année, pour aller voir ce documentaire blues, cette musique qui aide à aller mieux.
Janis est ma favorite. Sa voix rocailleuse qui crie à l’injustice, en amour et ailleurs, son petit corps d’où sort une énergie hors du commun. Son live à Woodstock. Le CD que j’ai fini par bousiller et qui m’avait accompagnée dans les bus anglais sillonnant le pays, le Leeds à Oxford, de Londres à York, de Canterbury à Stratford.
Janis est partout. Dans les bars où je chante avec les potes, dans un concert de Joan Baez en plein air, dans un docu sur les sixties, dans un film en réédition au creux de mon cher Quartier Latin.
Alors le docu m’a fait du bien. On suit avec plaisir son parcours, du Texas à Los Angeles, de l’ombre à l’anonymat, de la jeune fille complexée à la star du rock.
Janis, Little Girl Blue, remplit le cahier des charges du biopic, sans plus. On aurait aimé, peut-être, pour une telle artiste, davantage de folie. C’est cependant une joie d’entendre ceux qui l’ont connue, la décrire dans tous ses paradoxes, sans taire ses défauts, ses extravagances, sa dépendance, ses ambitions, sa grande gueule sur les plateaux télé. Les biopics musicaux se succèdent en ce moment sans forcément se ressembler. Certains ne manquent pas d’originalité, d’autres nous font regretter l’artiste partie trop tôt, mais tous ont le mérite de compiler les images d’archives à la valeur inestimable, et donnent envie d’en savoir plus.

Dans la bande-annonce, on entend que Janis a su donner une place aux femmes dans le rock. La plupart des chanteuses qui ont suivi dans le monde musical lui doivent en effet beaucoup. On retrouve son grain dans la voix de certaines, la grande gueule chez d’autres, le courage chez toutes.

Le rock au féminin

J’ai déjà longuement parlé des biopics musicaux. Je suis branchée soul et blues, mais j’aime le rock, aussi. Et oui, le rock peut être féminin.

Pour une fois, je me passerai de commentaires. La musique parle d’elle-même.

D’accord, pas d’accord avec l’article ? Dites-le en commentaire !
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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

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