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Dumbo, de Tim Burton : fais comme l’oiseau

4 out of 5 stars (4 / 5)
 

Quel cirque !

 
Pour Dumbo des studios Disney, Tim Burton revient à ses premières amours : le cirque, les artistes.
 
Dans Dumbo, on a un peu l’impression de retrouver le cirque de Big Fish. Danny DeVito est à nouveau le Monsieur Loyal, et il semble se tramer des choses pas nettes sous le chapiteau.
 
 
Danny DeVito en Monsieur Loyal dans Dumbo de Tim Burton (2019)

Danny DeVito en Monsieur Loyal dans Dumbo de Tim Burton (2019)

 
Burton reprend ses habitudes d’acteurs à gueule et de monstres de foire. Il parvient même, dans les dernières images, à coupler son amour du cirque à celui du cinéma. Cela grâce au cinématographe qui a immortalisé les exploits du jeune éléphant.
 

Dumbo, entre classique et moderne

 
La prouesse de Burton réside dans son amour du cirque. Il fait référence d’une part à des classiques du cinéma comme La Strada ou Freaks. D’autre part, il surfe sur une mode très contemporaine que l’on retrouve par exemple dans la série American Horror Story saison 4.
 
Le chapiteau du Freak Show de la saison 4 d'American Horror Story (2014), créée par Ryan Murphy & Brad Falchuk

Le chapiteau du Freak Show de la saison 4 d’American Horror Story (2014), créée par Ryan Murphy & Brad Falchuk

 
Il fait également écho au succès du livre The Night Circus D’Erin Morgenstern.
 
 
Burton, un peu freak lui-même, réussit à sublimer le monstre de foire bien mieux que la croûte récente The Greatest Showman.
 
On peut se demander, devant ce chapiteau nocturne, si Tim Burton n’a pas fait appel à son vieux complice Henri Selick, réalisateur de L’Étrange Noël de Monsieur Jack. En effet, les souris habillées en Monsieur Loyal ressemblent trait pour trait à celles de Coraline, film d’animation fabuleux réalisé par Selick.
 
Souris du cirque de Coraline, film d'Henry Selick (2009)

Souris du cirque de Coraline, film d’Henry Selick (2009)

 
À moins qu’il ne s’agisse, et ce serait logique, d’un clin d’oeil à la souris de Dumbo de 1941.
 
 
Le Dumbo de Tim Burton n'est pas seul : les personnages du Disney de 1941 veillent sur lui

Le Dumbo de Tim Burton n’est pas seul : les personnages du Disney de 1941 veillent sur lui

 

Dumbo : du très bon live action

 
Ne vous attendez d’ailleurs pas, avec Dumbo, à retrouver les mêmes défauts que dans les autres Disney live action sortis récemment. En effet, le film de Tim Burton n’est en rien un copié-collé du dessin animé de 1941 (eh oui, c’est le deuxième long métrage Disney après Blanche-Neige, qui date de 1939).
 
Tim Burton est cependant assez fin pour parsemer son film de clins-d’œil au classique d’animation : une petite cigogne sur le toit du train, des éléphants roses en bulles de savon lors d’une représentation, et surtout la berceuse « Mon Petit » reprise avec talent par des membres de la troupe.
 

 
Si je résume, heureusement que Burton n’a pas fait un copié-collé du dessin animé original. On imagine mal, y compris dans l’imagination fertile du cinéaste, une petite souris être le guide spirituel d’un éléphant en lui donnant des conseils à voix haute. Si le dessin animé était entièrement animalier (à l’exception, justement, du Monsieur Loyal), il est judicieux de la part de Burton d’introduire de nouveaux personnages autour de l’éléphant volant.
 
Eva Green dans Dumbo

Eva Green dans Dumbo

 
L’éléphant volant, parlons-en. De tous les dessins animés de Disney que Tim Burton aurait pu adapter en film, il a choisi celui avec un éléphant volant. Autant dire que ce n’était pas la facilité.
 
Or, ses effets visuels et sa mise en scène rendent tout à fait crédible cet éléphanteau magique. On voit dans les mouvements de Dumbo toute la maladresse d’un petit, toute la lourdeur d’un éléphant et tout le mérite de ses ailes.
 

Action et émotion

 
Les deux enfants témoins du prodige, leur père revenu de la guerre, le méchant Michael Keaton (encore lui) accompagné de la sublime Eva Green en artiste de cirque, permettent à Burton d’ajouter ce qui manquait au dessin animé des années 40 : de l’action.
 
 
En effet, le Dumbo de 1941, un peu à l’image de Bambi, est adorable et innocent. Mais il se laisse porter par les événements plutôt que de devenir le héros de sa propre histoire. Devenir le maître de sa propre vie.
 
Dumbo dans la version de 1941, studios Disney

Dumbo dans la version de 1941, studios Disney

 
 
Sans jamais trahir l’esprit Disney (poursuivre ses rêves et croire en la magie), Burton parvient à réaliser un film nocturne quand le dessin animé était très solaire. Il réussit également à faire de la séparation d’avec la mère un véritable élément de scénario.
 
Dans un clin d’œil malin, il se moque en passant de Disney et de ses peluches marketing. En effet, Dumbo est un charmant joujou qui rendra très bien dans la chambre du petit dernier.
 
Les acteurs font le job, même si l’on peut regretter qu’Eva Green ne soit là que pour sa beauté physique. En effet, la femme de tête, c’est davantage Milly, la petite fille du film.
 

Milly (Nico Parker) et Dumbo

 
En femme de sciences, Elle devient assez vite le cerveau de l’affaire.
 
Quant à Colin Farrell, il a connu de plus grands rôles. Michael Keaton fait  le strict minimum.
 
Avec Dumbo, Tim Burton a réussi avec brio à allier action et émotion tout en rendant hommage aux artistes et aux artisans du cirque. Si j’ai souvent été sévère avec ses derniers films, je suis ravie de le voir revenir en grande forme.
 
 
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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

1 commentaire pour l’instant

camarade totoff

camarade totoffPublié le 1:19 - Avr 29, 2019

Hélas, je ne partage pas cet enthousiasme bien qu’étant un fan de Tim Burton. La référence à Big Fish est très juste même si c’est un des plus faibles des films du réalisateur.
Le cirque est bien rendu certes mais on a l’impression qu’il ne s’y passe que des catastrophes et des accidents et que c’est la seule chose qui fait avancer l’histoire. Heureusement que Michael Keaton arrive pour créer un antagoniste sinon c’était la sieste assurée. Eva Green aurait pu apporter plus si elle ne s’était pas trouvé face à Colin Farell. Même elle ne parvient pas à mettre de la vie dans ce saumon mort. Toutes les scènes qu’ils partagent et qui auraient dû être fortes émotionnellement ne crépitent pas.
Au moins, à la réalisation, on sait que c’est Tim Burton. Et il y a le final qui ressemble à une vacherie envers Disney. Je mettrai 2.5.

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