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COMMENT TUER SON BOSS 2: Y A-T-IL TROIS CONS POUR TUER LE PATRON ?


Les
trois tueurs amateurs de Comment tuer son boss reviennent
pour Noël. Ô joie. Ils rappellent les Dalton, mais ne sont que
trois. Le cerveau de l’affaire, c’est Nick, accompagné de ses deux
copains, Kurt et Dale. Et les trois ont la finesse d’Averell.
Cette
fois, les z’héros ont inventé un gadget fascinant: le shower
buddy
 (en anglais, « copain de douche ») sorte de double pommeau
qui permet d’envoyer du shapooing dans les cheveux quand l’eau coule.
Ils présentent leur trouvaille dans une émission télé, parodie des émissions navrantes à l’américaine.

Le
rêve américain parodié

Sean
Anders tenait une bonne idée en voulant démonter le rêve
américain. Après avoir subi trois affreux boss, Nick, Kurt et Dale
veulent devenir leurs propres patrons. Quand une entreprise
gigantesque leur propose d’acheter leur produit, ils refusent,
désirant créer, selon le mythe du self-made man,
leur propre boîte.
Un
golden boy carnassier (Chris Pine, sexy et sans intérêt) ne
parvient pas à convaincre les lascars, mais son père (génial Christoph Waltz perdu ici on ne sait pourquoi) par un discours
attendu sur le travail acharné menant à tout, parvient à obtenir
les droits du pommeau magique.
La
meilleure réplique du film est celle, cynique, du jeune premier: « Votre rêve américain est
fabriqué en Chine. » Petite boutade aux grandes entreprises
(Nike, Apple entre autres) qui fabriquent leurs produits pour un prix
modique en Chine ou ailleurs, pour les revendre cent fois plus cher
en Occident.
Les
z’héros, bien sûr, se font avoir, et c’est là qu’ils préparent,
toujours avec autant de finesse, leur vengeance.

De
grands acteurs qui ont besoin du chèque

S’ensuit
une série d’aventures burlesques et incohérentes où l’on croise
plusieurs stars, avec plaisir ou désespoir. Comme dans le premier
épisode, on se demande ce que vient faire ici l’excellent Kevin Spacey. Le charme de Jennifer Aniston ne relève pas
cette farce vulgaire.
Tous
les acteurs du film méritent mieux: Jason Bateman est bien meilleur
dans les films indé de Jason Reitmann. Jamie Foxx, le génie de la
composition qui nous faisait croire que Ray Charles était à
l’écran, dans sa fière jeunesse, joue ici un escroc afro-américain
cliché.
Le
sexisme revendiqué du film est écœurant. Les trois « patrons »
embauchent des nanas sexy sans cervelle ou se laissent distraire par
elles dans un moment-clé du projet criminel.
Les
fans retrouveront sans doute avec plaisir des clins d’œil et l’humour graveleux qui ont fait le succès du premier volet (mention
spéciale pour la scène de la brosse à dents, d’une
grande délicatesse.)
Chose
étonnante: le film est incroyablement long. Si l’on rit un peu au
début, les gags s’essoufflent vite, l’amateurisme des trois nigauds
tourne court. C’est bien dommage, de nombreux films parlent avec
talent d’escrocs ratés.

Les
escrocs ratés au cinéma

Prends
l’oseille et tire-toi
, de Woody Allen, est un brillant exemple de ce
qu’on peut faire avec un braqueur maladroit dans une comédie. Dans
une scène d’anthologie, le personnage de Woody Allen peine à
braquer une banque (extrait en anglais):
Sa
tentative d’évasion est aussi savoureuse (extrait en français):

Woody
reprenait le thème de criminels à la petite semaine dans Escrocs
mais pas trop
, où il s’agissait de braquer une banque en
creusant (discrètement) un tunnel à l’arrière d’une
 boutique de cookies…

Tarantino
proposait lui aussi un braquage raté dans Reservoir Dogs,
en nous annonçant d’emblée l’issue malheureuse du braquage. C’est
un montage ingénieux qui nous faisait remonter le fil de l’intrigue.

Tout
récemment, dans un style plus coloré et burlesque, The Grand
Budapest Hotel
reprenait les canons du cinéma comique (Chaplin,
Buster Keaton) pour nous offrir une histoire de meurtre et de vol
d’oeuvre d’art.

Avec Comment
tuer son boss 2
, on est en droit de s’inquiéter de la bêtise
triomphant au cinéma, surtout si l’on sait que Dumb and
Dumber 2
 sort la semaine d’avant. Mais rassurez-vous, un tas
de films parlent d’imbéciles avec intelligence. J’attends le
prochain avec impatience.

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pas d’accord avec l’article ? Postez un commentaire!

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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

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