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COMME UN AVION: LA PARENTHESE ENCHANTÉE

Par Caroline
Comme un avion raconte l’histoire de Michel, la cinquantaine, mordu d’aéropostal. Un jour, il tombe sur des photos de kayak qui le passionnent. Son amour pour les avions se mue alors en étrange fascination pour les canoës. Michel pagaie pendant des
heures sur son toit, voit des kayaks partout où son regard se pose,
et en rêve même la nuit. 

Une envie d’aventure

Cette drôle d’obsession rappelle celle du héros du Potentiel érotique de ma femme, collectionneur compulsif, tour à tour fasciné par les timbres, les capsules de bouteilles, les premières pages des livres.
Michel, dans Comme un avion, aspire à de longues traversées en
solitaire, à des paysages bucoliques. Poussé par son envie
d’aventure et le soutien inattendu de sa femme, il décide d’assouvir
son désir d’évasion en partant, seul sur une rivière, porté par
le courant.
Pour son nouveau film, le
réalisateur Bruno Podalydès ose une réalisation sobre, simple et
efficace qui contraste avec la fantaisie de son scénario farfelu.
Avec son côté décalé, le film, très léger, est un véritable
feu d’artifices de poésie et de tendresse. Drôle,
avec ses dialogues savoureux et ses situations cocasses, l’œuvre
sait aussi se faire touchante, et nous émouvoir de sa finesse.
Si son écriture fluide fonctionne, on peut également saluer le jeu
des acteurs, notamment celui de Bruno Podalydès, qui se sied à
merveille dans le rôle de Michel, ainsi que celui de Sandrine
Kiberlain, ou encore d’Agnès Jaoui.
Tous les personnages, qu’ils
soient principaux ou secondaires, apportent à cette œuvre une dose
de fraîcheur et de rêverie revigorante. Le film possède une folie douce qui semble dans l’air du temps pour les films français récents, comme Dans la cour, de Pierre Salvadori, sorti l’an dernier. Cependant, Comme un avion est plus léger et bucolique.

Le thème et la réalisation ne sont pas sans rappeler Peindre ou faire l’amour, d’Arnaud Larrieu, sorti en 2004.

Hilarant et touchant

A la manière d’un avion dans un
ciel sans nuage, ou d’un kayak sur une rivière tranquille, le rythme
du film peut parfois présenter
quelques longueurs. Mais elles sont vite oubliées grâce à une
multitude de moments hilarants et de scènes touchantes, aussi
réjouissantes qu’inattendues. L’humour du film de Podalydès peut évoquer celui de 9 Mois ferme, d’Albert Dupontel, où jouait déjà Sandrine Kiberlain.

Le film fait aussi preuve d’un humour plus naïf et nostalgique avec, par exemple, cette référence au Manuel des Castors Juniors, manuel de bons scouts des neveux de Donald, Riri, Fifi et Loulou.

En
bref, Comme un avion excelle
aussi bien dans sa drôlerie que dans l’émotion qui en ressort. Le film séduit, comme auréolé par sa délicatesse.
Cette œuvre vous laissera rêveur, de son décollage à son
atterrissage. À voir absolument.

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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

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