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Archives de catégorie SÉRIES

Friends : quelle chanson de Phoebe est faite pour vous ?

D’autres tests de séries

Comment Sex and the City a changé ma vie 

4 out of 5 stars (4 / 5)
 
J’ai été une Bridget Jones. De ces trentenaires célibataires qui mangent un peu trop de chips. Qui disent ne pas aimer les rom-com mais vont quand même toutes les voir en salle.
 
A vingt-quatre ans, j’ai vaguement vu sur M6 un épisode de Sex and The City devenu l’un de mes préférés : « On achève bien les célibataires ». Dans cet épisode, Carrie fait la couverture d’un magazine qui devait titrer 
 
Célibataire et fabuleuse
 
Le titre devient
 
Célibataire et fabuleuse ?
 
Couverture célibataire et fabuleuse de sex and the city
 
Pendant tout l’épisode, les quatre héroïnes s’excusent à leur manière de ne pas être en couple. L’épisode finit sur une forme d’apaisement : Carrie est seule à la terrasse d’un café, sans bouquin, sans « armure » de célibataire.
 

Comment je suis devenue une célibattante

 
Je suis devenue, grâce à Carrie et ses copines, une celibattante : une célibataire qui ne s’excuse pas d’être seule.
 
Sex and The City a toujours été pour moi un feel-good formidable, qui me disait à la fois qu’être seule pouvait être fun, et que la possibilité de trouver quelqu’un n’était pas exclue.
 
Les quatre héroïnes de Sex and the City

Les quatre héroïnes de Sex and the City

 
Encore aujourd’hui, je me rends compte de la pertinence du propos de la série. La méfiance des gens en couple envers les célibataires, surtout quand elles sont femmes. Le slut-shaming envers Samantha et la difficulté pour elle d’être embauchée au vu de sa vie sexuelle très active. Les problèmes de couple de Miranda et Steve pour cause de différence de salaire et d’emploi du temps. Les réflexions conservatrices – et parfois bien senties – de Charlotte sur les rapports de classe dans la vie intime. Tous ces thèmes me parlaient. Je témoignais chaque jour dans ma propre vie de l’intelligence des scènes de Sex and The City et de ses dialogues.
 
Alors oui, l’épisode sur la bisexualité n’est pas fameux. Je déteste le discours qui dit de « choisir son camp » entre hétéro et gay. 
 
En même temps, le personnage de Stanford reste formidable, et si Anthony a un côté queer fan de mode devenu cliché aujourd’hui, son personnage demeure sympathique.
 
Carrie et Stanford

Carrie et Stanford

 
Surtout, le couple Samantha / Maria, cette artiste peintre sud-américaine au tempérament de feu, était très progressiste pour les nineties.
 

Argent trop cher

 
En réalité, l’un des gros défauts de Sex and The City réside dans le rapport des hommes et des femmes à l’argent. Il faut tout d’abord soulever l’incohérence de la vie de Carrie, petite pigiste d’un modeste magazine, qui parvient à se payer un loyer new-yorkais. En même temps, on retrouve cette bizarrerie dans Friends
 
Ce qui est gênant dans la série, c’est ce cliché des femmes dépensières qui dépendent fatalement des hommes. Carrie aime un peu trop les chaussures et, par deux fois, dépend des hommes pour lui sauver la mise : Aidan et Big. Même si c’est Charlotte qui lui offrira sa bague de fiançailles afin qu’elle gagne son indépendance, le rapport de Carrie aux hommes et à l’argent reste profondément cliché.
 
Mr Big dans Sex and the City

Mr Big dans Sex and the City

 
Mais pour ce qui est de la sexualité des femmes et surtout des rapports de couple, la série s’avère très bien vue. 
 

Une série qui fait (vraiment) du bien

 
Sex and the City fait du bien aux femmes célibataires, car en plus de les déculpabiliser de leur situation, elle décortique cette culpabilité sociale à travers quatre personnalités différentes. Carrie se demande si elle continue d’enchaîner les hommes juste pour valider son choix de vie, Miranda récite un petit discours pour se justifier de ne pas être en couple, Samantha affronte le slut shaming et a un problème avec l’intimité quand elle rencontre enfin Smith. Charlotte, elle, est celle qui complexe le plus. L’impératif à se conformer a plus d’impact sur elle que sur ses amies.
 
Une fois en couple, on peut se reconnaître aisément dans l’un des schémas proposés par la série : la peur de l’engagement, les différences de niveau de vie, les soucis avec les beaux parents, la pression du mariage et des enfants après un certain âge.  Même aujourd’hui alors que je suis en couple, je vois à quel point les personnages sont bien écrits. Les dialogues continuent de me faire rire voire de me surprendre.
 
Quant au sexe à proprement parler, c’était en effet une révolution dans les années 90 d’évoquer l’importance du plaisir féminin, en raillant ce soi-disant mystère par la voix sarcastique de Miranda.
 
C’est mon clitoris, pas le sphinx, disait-elle après avoir connu un amant malhabile.
 

Les questions sociales et raciales dans la série

Enfin, sur la question des minorités, je trouve, malgré ce que j’ai lu ailleurs, que la série n’était pas si mal. J’ai parlé des couples gays et lesbiens, mais la question raciale se pose également. C’est vrai, il y a peu de Noirs dans Sex and the City. le Manhattan de la série est un peu celui de Woody Allen : blanc, riche, cultivé. Il faut savoir recontextualiser une série : Friends, là encore, ne faisait pas mieux, et même plutôt pire, à la même époque.
 
Cependant, dans Sex and the City, Miranda sort pendant pas mal de temps avec Robert, médecin des Knicks, rien que ça. Merveilleusement interprété par Blair Underwood, Robert est celui qui fera complexer Steve.
 
Robert (Blair Underwood) dans Sex and the City

Robert (Blair Underwood) dans Sex and the City

 
Le temps d’un épisode, Samantha sort avec un charmant patron de boîte de nuit. C’est à cause de la soeur de ce dernier que le couple cassera, justement autour de la question raciale.
 

Ce que l’on doit à Sex and the City

 
Bref, Sex and the City a fait beaucoup pour les femmes, et pour les séries également. Y aurait-il eu Girls sans Sex and the City ? Qu’en est-il de  Broad City, Girlfriends, The Bold Type, Girlboss ?
 
Sex and the City a fait du bien à la télévision et la fiction en général. Il est rare de pouvoir dire d’ure série qu’elle a vraiment fait bouger les lignes.
 
 
Et vous, que pensez-vous de la série ? Dites-le en commentaire !
 
 
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Parlez-vous séries #3 : Le Syndrome Chuck Cunningham

Parlez-vous séries #3 : Le syndrome Chuck Cunningham

Le « syndrome Chuck Cunningham » est né dans les séries dans les années 70. C’est la marque ultime du manque de respect d’un scénariste pour son personnage. Hélas, ce syndrome arrive fréquemment depuis son apparition. Découvrez donc dans cette vidéo ce qu’il est, avec quelques exemples notables (transcript ci-dessous) :

Transcript :

Bonjour les addicts ! Bienvenue sur Le Binge Doctor.

Aujourd’hui, je vous parle d’un nouveau syndrome qui touche des séries. On pourrait l’appeler le « syndrome de la grosse feignasse » parce que niveau « waouh je suis scénariste, mais je m’en bats les steaks de mes persos », ça se pose là.

Mais comme nous sommes entre gens civilisés, on va l’appeler par son vrai nom : le syndrome Chuck Cunningham.

 

Le syndrome Chuck Cunningham : la paresse d’écriture à son paroxysme

Qu’est-ce qui se passe quand vous créez un personnage, et qu’ensuite vous savez plus quoi en faire ? Ben, il y a plusieurs solutions : tu l’envoies se dorer la pilule au Chili, tu l’envoies en séminaire de méditation au Tibet, tu le fais tomber d’une cage d’ascenseur… Enfin bref, la moindre des choses, c’est quand même de trouver une excuse bidon.

Mais non, pourquoi se casser le cul quand on peut simplement supprimer le personnage sans explication ? Et tant pis si ça devient aussi cohérent qu’un scénario dans Lost.

Ainsi, le monde continue de tourner sans que personne ne s’aperçoive de la disparition du personnage… personne sauf le public.

 

Les premières apparitions du Syndrome Chuck Cunningham

Ce phénomène date au moins de 1971 avec la sitcom The Doris Day Show. A la fin de la saison 3, Doris Day n’a plus envie de jouer une mère de deux enfants qui vit à la campagne. Du coup, en saison 4, elle devient une femme active à la ville… et sans enfant.

Mais alors, où qu’elle est la cohérence scénaristique ?

COLONEL TRAUTMAN (RAMBO 3) : Dans ton cul !

Toutefois, ce syndrome tire son nom de la sitcom Happy Days qui date de 1974. A l’origine, la famille Cunningham a trois enfants : Chuck l’aîné, Richie le cadet, Joanie la benjamine. Sauf que les auteurs ne savent pas quoi foutre du frère aîné. Par conséquent, en plein milieu de la saison 2 : Pouf ! Envolé sans explication !

La série est donc réécrite : en fait, désolé les auteurs se sont trompés, les Cunningham n’ont que deux enfants, haha, c’est con hein ?

Alors les fans se sont dit « mais, euh, où qu’il est passé Chuck Cunningham ? »

COLONEL TRAUTMAN (RAMBO 3) : Dans ton cul !

 

Top 4 des Syndrome Chuck Cunningham les plus WTF

De Erica Hahn de Grey’s anatomy aux soap opera spécialistes de l’exercice, la liste de persos tombés dans un wibbly wobbly wimey timey stuff est énorme.

Néanmoins, il existe un truc bizarre avec ce syndrome : c’est que les scénaristes l’utilisent souvent plusieurs fois au cours de la même série. Par conséquent, la tradition veut qu’on donne un nouveau nom au syndrome chaque fois qu’une série l’utilise.

Pour vous donner un aperçu, je vais vous citer mon top 4 de mes suppressions favorites de personnages.

 

Mandy Hampton : le personnage de trop

En quatrième position : Mandy Hampton de A la maison blanche.

En saison 1, elle est la chargée des relations publiques de l’administration Bartlet. Sauf qu’elle était aussi utile qu’un scénario de film porno. Finalement, elle disparaît sans explication après la saison 1.

Ça a tellement marqué les fans que depuis, quand un personnage disparaît comme ça, on dit qu’il a « pris le train pour Mandyville ».

 

David E. Kelley : le Thanos des personnages de séries

En troisième position : la moitié des personnages de David E. Kelley. J’adore ce mec, il a créé des séries extraordinaires comme Big Little Lies, récemment. Mais c’est un peu le spécialiste des persos biodégradables. Au point qu’on a inventé un nouveau terme : la « Kelleyisation ».

Prenez Renée de Ally McBeal, Alan Lowe de The Practice, ou la plupart du cast de Boston Justice. Ils se sont tous fait « Kelleyisés ».

 

Degrassi : le trou noir 

En deuxième position : tout le cast de la série ado Degrassi. Ah oui, non, là ce n’est même plus un syndrome, c’est une épidémie : à peu près TOUT le cast disparaît sans explication au fur et à mesure des saisons.

C’est ce qu’on a appelé chez les fans le « triangle des bermudes de Degrassi« 

 

Tori Scott : le tour de passe-passe foireux

Et je ne peux terminer cette chronique sans parler du cas le plus WTF du syndrome Chuck Cunningham. En première position : Tori Scott de Sauvés par le gong.

Alors là, on touche au sublime. C’est le triple double piqué salto arrière du foutage de gueule. Lors de la dernière saison de Sauvés par le gong, les acteurs jouant Kelly et Jessie quittent la série. Du coup, que font les producteurs ? Ils créent Tori, un personnage qui est en fait Kelly et Jessie, mais en une seule personne.

MARLA : C’est complètement nul !

Attends, t’as pas vu la suite : lors du final de la série, Kelly et Jessie reviennent. OUAIS !!! Et Tori ? Quoi Tori ? Quelle Tori ? Elle n’existe plus Tori, elle n’a jamais existé Tori.

 

Le syndrome Chuck Cunningham comme conséquence d’une série trop en avance sur son temps

Après il arrive que ni le scénariste ni l’acteur ne soit à l’origine du syndrome. En 1967, le soap opera Love is a many splendored thing a causé une sacrée controverse. C’était un soap qui se centrait sur une femme asiatique qui vivait une histoire d’amour avec un mec blanc. Mec blanc qui en plus est un docteur qui pratiquait des avortements.

Je ne sais pas si vous percutez, mais en 1967, parler de couple mixte et d’avortement, ça a suffi pour transformer les censeurs en Terminator, et à éliminer le personnage et la showrunneuse d’un coup d’un seul sans discussion.

L’anthologie Armchair Theatre avait présenté un baiser mixte dès 1959, et le soap opera Another World en 1964, un avortement. Mais les deux à la fois, c’était une première !

 

Et si on arrêtait d’utiliser le syndrome Chuck Cunningham ?

Si vous avez en tête d’autres séries victimes du syndrome Chuck Cunningham, je vous suggère d’en parler en commentaire.

Bref, le syndrome Chuck Cunningham, qu’est-ce qu’on en fait ?

ARTHUR (KAAMELOTT) : Je lui ouvre le bide de là à là, j’lui sors les boyaux, et je file sa langue à bouffer aux chiens.

Voilà.

 

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