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Archives de catégorie SÉRIES

8 SECRETS DE TOURNAGE DE KAAMELOTT

Pendant que sa Majesté Alexandre Astier nous mitonne Kaamelott le film, que les fans attendent depuis plus de 10 ans, je vous propose une vidéo où je partage 8 anecdotes peu connues touchant à la série Kaamelott (transcript ci-dessous)

 

Transcript :

Bonjour les pécores. Laxativus dragei diarrhea donat. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton.

Si tu es fan de Kaamelott, tu sais que c’est comme la tarte aux myrtilles de Dame Séli, c’est patrimonial. Tu penses bien connaître Kaamelott ? Eh ben, j’te parie un neurone de Perceval que tu connais pas les 8 anecdotes concernant la série. Dans tous les cas, n’hésite pas à me poster en commentaire tes propres anecdotes sur Kaamelott. Et maintenant, les niquedouilles, ouvrez vos esgourdes !

1. En termes de blagues/minute, Kaamelott est la 2e série française la plus drôle.

Ça, ça ressort d’une étude menée par les journalistes de Slate qui ont compté de blagues par minute dans plusieurs séries françaises. Alors y a des pégus qui vont me dire que ça ne prend pas en compte la qualité des blagues. Peut-être, mais là au moins, on a des notions concrètes.

On prend en compte que les 4 premiers livres de Kaamelott, parce qu’après, c’est plus noir qu’un épisode de Calls, eh bien on arrive à 3.29 blagues par minute en moyenne. Bien devant les 2.86 de H, et les 2.11 de Un gars, une fille. Par contre, avec son montage plus agité qu’un gugus qui a la courante, Bref arrive à la bagatelle de presque 5 blagues/minute. Kaamelott n’est donc qu’en 2e position.

5 blagues par minute, c’est cool hein ? Ouais, ben avant d’égorger le veau gras, vous allez ranger vos slips et vous rappeler que des sitcoms comme Friends caracolent à 6 blagues par minute.

Allez, un p’tit cul de chouette pour se consoler ?


2. Le Perceval de Kaamelott est le même que le Perceval de la légende.

Eh oui, parce que la vraie table ronde, elle avait pas que des puceaux dans le genre de Lancelot, elle avait aussi de bonnes grosses tanches. Et le vrai Perceval, c’en était une de compétition.

Dans Kaamelott, Perceval est un enfant adopté promis à un grand destin qui ne connaît même pas son nom, comme dans la légende. Mais surtout, c’est un con fini qui n’ouvre la bouche que pour dire des conneries plus grosses que la première femme du Duc d’Aquitaine. 

Voici un extrait de Chrétien de Troyes à propos de Perceval :

Il n’est pas, Dieu me pardonne.

Bien dressé à nos usages.

Il ne répond comme il faut.

A aucune de mes questions.

Il a tout d’une bête.

Il faut être fou pour s’arrêter à lui.

A moins de perdre son temps en vaines sottises.

D’ailleurs le surnom de Perceval était « le nice ». Traduction : C’est juste ducon.


3. Kaamelott était au départ une anthologie qui se déroulait à différentes époques.


Dans une interview à France Info, Nicolas Gabion, qui joue Bohort, a lancé une sacrée bombe, qui heureusement… n’a fait aucune victime !

D’après Gabion, le projet était de faire une  « série sur les grandes réunions de l’histoire, d’abord les chevaliers de la Table ronde, puis Yalta, puis les frustrés du final de Game of Thrones », etc.

Alors, qu’est-ce qui s’est passé ? Ben, le tournage a été aussi calme qu’une réunion de la Table Ronde, avec zéro budget. Faire de nouveaux décors sans pognon, ça leur bavait les roupettes. Du coup, un seul épisode, Dies Irae, a été tourné. C’est là qu’M6 se pointe, zyeute le bousin, et on connaît la suite.

 

4. L’épisode préféré d’Alexandre Astier est : « Poltergeist ».

Dans cet épisode, le 53e du livre III, Perceval et Karadoc tentent d’apprendre en vain le code des éclaireurs, qui communiquent en tapant sur des bouts de bois. On les aurait laissés seuls, ils auraient pris des bouts de haricots.

Alexandre Astier dit donc de l’épisode qu’il est son favori, je cite «  Celui-là, je le trouve bien bouclé, il est bien rond… ».


5. Le livre préféré d’Astier est le livre V.

Alexandre Astier, c’est pas une épaule d’agneau. En effet, il n’a jamais caché que le format shortcom de 3 minutes 30, c’est d’la fiente d’autruche. Car lui, c’qu’il veut, c’est le format américain de 40 minutes, point barre.

Astier a toujours pensé Kaamelott comme un drame avant tout. Dans ses conditions, le livre V est la vision la plus fidèle qu’il a de son projet. En fait, Astier est en train de nous dire que si on aime que les 4 premiers livres, c’est qu’on a rien capté à sa série.


6. Kaamelott se déroule tout entière dans la tête d’un jeune garçon.

Oui, je sais ça a l’air encore moins crédible qu’un récit de Perceval, mais c’est la vérité. C’est ce que les américains appellent le « Tommy Westphall Universe ». J’ai d’ailleurs fait une vidéo sur le sujet que je vous invite à regarder :

En gros, à cause du final d’une certaine série des années 80 (Hôpital St Elsewhere), la quasi totalité des séries américaines, plus quelques films, n’existent que dans la tête d’un enfant autiste appelé Tommy Westphall.

Or, Kaamelott fait pas mal de références à la culture américaine, notamment à Star Wars et à la porte des étoiles de Stargate. Or, Stargate et Star Wars sont des œuvres qui font partie du Tommy Westphall Universe.

Alors, un peu de logique : comment Kaamelott peut-elle faire référence à des œuvres qui n’existent que dans la tête d’un jeune garçon ? Ben, seulement si Kaamelott est elle-même dans la tête de ce garçon !


7. Kaamelott est la première série française tournée en Haute Définition.

Ça peut paraître bizarre, mais ouais, avant 2005, les séries françaises n’avaient ni caméra HD ni pognon ni scénaristes. D’après 20 minutes, Kaamelott fut filmée avec 2 caméras haute définition Sony HD Cam, et en 16/9 plutôt qu’en 4/3. Le but, selon Astier, était de se rapprocher d’une qualité cinéma.

Ainsi, M6 a dû cracher 20000 euros par épisode. C’est-à-dire 2 millions d’euros par saison, du jamais vu en France ! Bon, après, 2 millions, ça couvre même pas le budget en faux sang de Game of Thrones.

 

8. On sait si Kaamelott va se finir bien ou mal.

Le 9 janvier 2008, juste après la diffusion du livre V, Alexandre Astier était invité dans l’émission Nonobstant, d’Yves Calvi, sur France Inter. Là, il a parlé de ses influences en matière d’écriture, notamment de Joseph Campbell. Campbell a en fait proposé un schéma qui s’appelle « le voyage du héros », et qui est basiquement, le canevas de 95 % des scénarios de films aujourd’hui.

Or, Arthur est un héros Campbellien par excellence. Donc, Astier a dit « D’après Campbell, il faut que ça se finisse bien ». Et il ajoute « On ne va pas raconter l’histoire d’un héros qui ne se relève pas, quel enseignement triste pour la jeune génération ».

Bon, c’est possible qu’Astier ait changé d’avis depuis, mais perso, j’y crois pas trop. Vous pouvez me dire ce que vous en pensez en commentaire.

Allez, j’espère que les péteux que vous êtes ont récupéré quelques cases. Moi, je vous dis, à une prochaine vidéo ! Salut !

 

Un avis, une réaction ? Dites-le en commentaire !

 

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Quand les séries tuent trop de personnages LGBT : le syndrome Bury your gays

Quand les séries tuent trop de personnages LGBT

Le Binge Doctor revient aujourd’hui sur le syndrome « Bury your gays ». Depuis la mort de la lesbienne Julie Solkin dans la série Executive Suite (1976), les personnages LGBT – et spécialement les femmes LGBT – meurent plus souvent (et de manière souvent maladroite) que les persos hétéros. Cela renvoie un message négatif à la communauté, mais a aussi pour effet de baisser la qualité de la série. Heureusement, des solutions existent. Pour tout savoir sur ce syndrome, cliquez sur la vidéo (transcript ci-dessous)

 

 

Transcript :

Bonjour les addicts ! Bienvenue sur cette nouvelle vidéo. Si tu as envie de tout savoir sur les séries, avec des analyses, des blind tests, des réponses aux questions que tu ne t’es jamais posées, je t’invite à cliquer sur le bouton abonnement et sur la cloche pour ne rien manquer de mes dernières
vidéos.

Aujourd’hui, une vidéo un p’tit peu plus sérieuse, parce qu’on va parler des morts de personnages LGBT+ dans les séries américaines. Alors, je suis comme toi, je hais les spoilers. Donc si je dois spoiler, je vous mettrai à l’avance des balises qui vous permettront de sauter la partie spoiler.

 

Le syndrome « Enterre tes gays »  dans les séries

Le syndrome « Enterre tes gays » ou « Bury your gays » est la tendance à tuer de manière excessive et ratée les personnages LGBT+ dans les séries.  C’est un cas particulier d’un autre syndrome de séries qu’on appelle « Le syndrome Bonanza »

Alors, si je vous dis ça, votre première réaction va sans doute être « Non, mais ça va, y a beaucoup de persos hétéros qui meurent aussi, hein ! »
Alors oui, y a beaucoup plus de persos hétéros qui meurent que de personnages LGBT+… mais c’est peut-être parce qu’il y a 50 fois plus de persos hétéros que de personnages LGBT+. Non, le problème, c’est qu’un perso LGBT a 4 fois plus de chances de mourir qu’un perso hétéro.

4 fois plus de chances de mourir pour un personnage LGBT+

Selon le rapport du GLAAD (Gay & Lesbian Association Against Diffamation), sur la saison 2015-2016, il y a eu 271 personnages LGBT+ réguliers et récurrents. Or, en 2015-2016, il y a eu 409 séries américaines.

Une série américaine a en moyenne 20 personnages réguliers et
récurrents. Il y a donc eu grosso modo, 271 personnages LGBT et 7909 personnages hétéros (409 x 20 – 271) cette année-là.

Et, c’est là qu’ça commence à puer du cul, mais violent.

Trois journalistes ont compté le nombre de personnages réguliers et récurrents morts durant la saison 2015-2016, en prenant en compte leur orientation sexuelle. Sur 271 personnages LGBT, 29 sont morts. Ça fait à peu près 10.7 %. Sur environ 8000 personnages hétéros, 213 sont morts. Ça fait 2.6 %. Donc 4 fois moins.

 

Bury your gays : un fléau qui touche surtout les femmes

Pire, cette année-là, sur les 29 personnages LGBT morts, 22 étaient des femmes. 3 personnages LGBT morts sur 4 sont des femmes ! D’ailleurs, le premier nom du « bury your gays » était le « Dead Lesbian Syndrome ». Mais pourquoi donc ? Car le patriarcat les considère comme dangereuses.

Et comme par hasard, selon une étude menée par Variety, 3 producteurs américains sur 4 sont des mecs. Pourtant, ces producteurs sont souvent des mecs attachés aux droits des LGBT. Mais je vais revenir plus tard sur ce paradoxe.

 

Le syndrome « Bury your gays » : un impact négatif sur la communauté LGBT+

On peut se dire « Ouais, OK, c’est pas génial, mais ça va, c’est que de la fiction. » Faux !

En 2011, deux chercheurs ont conclu à un lien direct entre la représentation médiatique des LGBT+ et l’impact psychologique sur ce public. Une représentation négative produit un effet négatif sur la communauté. Si en plus vous êtes LGBT+ et non-blanc, c’est pire. Mais alors, d’où vient cette tendance à tuer les personnages LGBT+ dans des proportions suspectes dans les fictions ? Eh ben, elle date pas d’hier. Une mort en particulier a fait parler d’elle, dans Buffy contre les vampires.

 

 

Bury your gays : Le cas Buffy contre les vampires (DÉBUT DES SPOILERS)

Buffy contre les vampires, série fantastique culte, a médiatisé l’un des premiers couples LGBT+ de la télé. A la fin de la saison 4, Willow tombe amoureuse de Tara. Dans l’épisode Orphelines, Joss Whedon convainc la chaîne The CW, pourtant frileuse sur la question, de diffuser un baiser entre les deux femmes. Whedon poussera même plus tard l’audace à suggérer un cunnilingus de Willow sur Tara dans un épisode musical. Voilà un couple lesbien positif et lumineux.

Arrive l’épisode « Rouge Passion » (6.19).


Dans cet épisode, Warren, l’un des méchants, tire sur Buffy avec une arme à feu. L’une des balles la rate et atteint Tara en plein cœur qui meurt dans l’instant. Plusieurs fans s’émurent du traitement réservé à Tara, dont la mort ne sert qu’à donner une storyline de vengeance à Willow.

FIN DES SPOILERS

 

Les LGBT+ ont-ils pris la place des Noirs ?

Quand on y pense, on peut faire un parallèle avec les minorités raciales, notamment les noirs. La tradition de tuer un personnage noir, pour laisser un personnage blanc accomplir sa quête existe encore aujourd’hui, même si c’est moins fréquent. On pourrait dire avec cynisme que les personnages LGBT+ ont pris la place des noirs.

Mais il fallait une mort de personnage LGBT+ particulièrement ratée pour réveiller le grand public sur la question. Et ce triste privilège est revenu à la série The 100.

 

Bury your gays : Le cas The 100 (DÉBUT DES SPOILERS)

Le 3 mars 2016, le 7e épisode de la saison 3 de The 100 est diffusé sur The CW. Dans cet épisode, Clarke et Lexa, l’un des couples favoris des fans, fait l’amour pour la première fois. Quelques minutes plus tard, Lexa est tuée à bout portant par une balle en réalité destinée à Clarke.

 

FIN DES SPOILERS

The 100 : Un backlash foudroyant des fans

Et cette mort a déclenché un shitstorm du feu de dieu ! En quelques minutes, le hashtag #LGBTfansdeservebetter est en trending, un site portant le même nom voit le jour, les réseaux sociaux commentent négativement l’événement, fans hétéros, homos, bi, trans, etc. se retrouvent tous pour dénoncer une mort mal écrite et nuisible. Les fans lèvent même des fonds pour le projet Trevor, qui soutient les LGBT en détresse psychologique. La réaction a été aussi épique que la série. Mais alors pourquoi cette mort a été si mal reçue ?

 

Bury your gays : Des morts spectaculaires pour un effet facile

Dans son article sur l’historique du « Bury your gays », Haley Hulan y voit un exemple de plus de « mort LGBT montée en spectacle ». C’est le gros problème du « bury your gays » : les personages LGBT+ dans les séries meurent souvent de manière spectaculaire et choquante, c’est pour ça que non seulement elles sont mal écrites, mais en plus, il y en a trop.

Jason Rothenberg, le créateur de The 100, s’est défendu en invoquant que dans sa série « tout le monde peut mourir ». (Attention, lien spoiler). Ouais ma couille, c’est le cas ! Mais cette mort sonne trop forcée pour être convaincante. Mais il y a pire !

Cet acharnement sur les personnages LGBT est hélas très commun. Pour ne citer que des séries populaires, Vampire Diaries, Blindspot, Boardwalk Empire, Supernatural… sont devenus des tombeaux pour des personnages LGBT+. Pourtant la plupart des auteurs sont certes hétéros mais gay-friendly. Alors pourquoi, souvent, ça pue la merde quand ils tuent un perso LGBT ? Ben, y a 2 raisons.

 

Les raisons du Bury your gays

1. Une mort de perso LGBT+ aura plus d’impact qu’une mort de perso hétéro.

Faites le calcul : les LGBT+ vont être émus de la disparition d’un de leurs représentants. Tandis que les hétéros gay-friendly, conscients des oppressions que subissent les LGBT+ dans la vie réelle, seront paradoxalement encore plus émus encore que si c’était un personnage hétéro.

2. La romantisation absurde des morts des personnages LGBT+.

Les auteurs ont tendance à romantiser leur mort. Oh, la balle perdue qui tue une lesbienne, oh ce suicide déchirant… Tout ça, c’est de la romantisation de mes deux ! Bon ok ok je râle. Mais il existe des solutions.

 

Les solutions au syndrome Bury your gays

La première solution au « Bury your gays », c’est, ben, simplement, arrêter de bâcler les morts de personnages LGBT+. La répartition des morts sera plus égalitaire, et l’histoire sera meilleure.

Et puis il y a des techniques toutes bêtes. Si vous faites une série où tout le monde peut mourir, ben, on ne va pas s’étonner qu’un perso LGBT meurt, du moment que sa mort est bien écrite (ex. Game of Thrones).

Ou alors vous proposez une série avec un cast LGBT, dans ce cas, l’orientation sexuelle d’un perso décédé n’a plus d’importance (ex. Orange is the New Black).

Et puis, la mort n’est pas forcément nécessaire. On peut faire disparaître un perso sans le tuer. Une série comme MI-5 a aussi bien maîtrisé les morts que les départs de personnages.

Et puis, il y a la production. Si on met plus de showrunners LGBT+ dans les séries, eh ben le risque sera moins grand. J’ai dit moins grand parce que ça n’immunise pas. Les fans de l’Arrowverse savent de quoi je parle.

Si vous voulez en débattre, si vous voulez partager vos propres exemples de morts LGBT+ ratées, je vous invite à en parler en commentaires. Quant à moi, je vous dis à une prochaine vidéo. Salut !

 

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Dead Pixels : les gamers dans les séries

Dead Pixels : les gamers dans les séries

4 out of 5 stars (4 / 5)

Dead Pixels, épatante sitcom britannique sur 4 joueurs de MMORPG, vaut le coup d’oeil. Entre humour irrésistible, vision acide et réaliste des gamers, et références à foison, la série fonctionne très bien. Je vous dis quelle est sa place en regard des autres séries sur les jeux vidéo, et ses qualités propres dans cette vidéo (transcript ci-dessous) :

 

Transcript : 

Bonjour les addicts ! Bienvenue sur cette nouvelle vidéo. Je suis un fan de jeux vidéos. Et c’est donc en tant que gamer que j’ai aussi envie de vous parler de cette série qui est Dead Pixels.

Dead Pixels, c’est une sitcom britannique en 6 épisodes de 25 minutes. Elle a été créée par Jon Brown, elle a été diffusée sur la chaîne E4, mais on la trouve très facilement en streaming.

Dead Pixels raconte les journées de 4 joueurs de MMORPG, Meg, Nicky, Usman et Russell, le petit nouveau, qui jouent à Kingdom Scrolls, un MMORPG (fictif) qui fait fureur. Ils ne font que ça de leur vie, et ils en sont fiers. Et c’est à mourir de rire. Sérieusement, c’est la série
qui m’a fait le plus rire depuis le début de l’année. Si toi aussi, tu es un gamer ou si tu as juste envie de te taper une bonne grosse poilade, Dead Pixels, c’est LA série à voir.

 

Les premières séries sur les jeux vidéo

Mais si j’ai envie de parler de Dead Pixels, c’est aussi parce que pour moi, elle est révélatrice de comment les séries voient les gamers. En fait, il y a deux manières d’approcher les jeux vidéo dans les séries. La première manière c’est de faire une série qui se déroule dans un jeu vidéo fictif.

Il y a eu d’abord l’épisode d’X-Files « Maitreya », sur des joueurs prisonniers d’un RPG pouvant les tuer pour de vrai. Maitreya a d’ailleurs été co-écrit par William Gibson, le fondateur du courant Cyberpunk. Mais c’est à partir
de 2002 qu’il y a eu des séries consacrées au jeu vidéo, dont pas mal dispo sur Youtube. Si ça vous intéresse, je vous mettrai les liens en description. Il y a eu le manga Sword Art Online, la websérie française Lost Levels, dont la géniale Noob est le reboot. Et plus connu peut-être, Code Lyoko, que tous les ados des années 2000 ont dû voir sur France 3. Mais, vers le milieu des années 2000, il y a eu comme un revirement.

 

Les gamers, héros de webséries

On a commencé à parler davantage des gamers que des jeux vidéo. Et c’est à cette dernière catégorie qu’appartient Dead Pixels. Alors, je n’ai jamais été très convaincu en général par les séries qui prétendent parler des
gamers.

L’une des toutes premières, je crois que ça a été Nerdz, l’une des webséries-phares de la chaîne Nolife. Ah, Nolife… Dans Nerdz, les héros ne font que glandouiller dans leur appart, rivés sur leur écran, du moins dans les premières saisons. C’est très caricatural, notamment avec le perso assez lourd de Régis-Robert. Et puis, ce sont des persos assez mous. Je ne sais pas vous, mais moi, quand je joue à un jeu vidéo, je me sens excité en permanence, que je joue seul ou à plusieurs.

En fait, c’est plutôt The Guild qui est la série-modèle pour les gamers. The Guild suit un groupe de joueurs de MMORPG tantôt in-game tantôt IRL (In Real Life). Contrairement à la très potache Nerdz, The Guild a un regard tendre envers la communauté gamer. Les persos sont drôles, décalés, surexcités. C’est de l’humour bienveillant, qui marche très bien.

Il y a aussi VGHS, qui se passe carrément dans une école de gamers, mais qui pour le coup, est dans l’inverse : elle est efficace, mais manque d’empathie. Et c’est là que Dead Pixels vient tuer le game dans le genre.

 

Dead Pixels : un regard double sur la communauté gamer


Dead Pixels a un double regard, enthousiaste et critique. Tendre et acide, et c’est toujours drôle. Les dialogues sont totalement pétés, c’est rapide, c’est trash, c’est brillant, ça marche du tonnerre de Zeus.

Dead Pixels semble d’abord copier The Guild. Surtout au niveau des personnages. On a la nana volubile en manque d’affection, le nerd asocial, le parent qui oublie sa famille, le nouveau-venu concon. Mais Dead Pixels est bien plus vachard.

Il y a pas mal de scènes de Dead Pixels qui sont des reflets perturbants de ce que j’ai vécu, moi, en tant que gamer. Et que ça engueule les joueurs AFK (Away From Keyboard : qui s’absentent du jeu), et que ça bouffe de la merde en ligne, et que ça fait du livestreaming pour tenter de s’faire un peu de thunes… Et quand on s’emmerde, on aime bien trucider 326 vaches rien que pour le plaisir.

On rit non-stop, et en même temps, on grince des dents devant certaines réactions de joueurs aussi violentes que débiles. Il y a aussi des scènes qui révèlent le snobisme de certains joueurs. Il y a aussi une scène où Meg démolit une nana au look geekette alors qu’elle ne l’est pas. Parfois, cela
rappelle la sitcom Spaced, Les Allumés, avec ses geeks asociaux totalement frappés.

Mais Dead Pixels va assez loin quand elle parle d’un fléau qui touche pas mal de nolifes, vous savez, ces personnes qui sont H24 sur leurs passions (quitte à ne plus avoir de vie sociale). Eh bien, ce fléau, c’est la déconnexion au monde réel. Et Dead Pixels le fait sans être moralisatrice. Chacun des joueurs tente de trouver dans le jeu vidéo un remède au vide existentiel qu’il ressent. Un vide existentiel qui existait déjà bien avant le jeu.

 

Dead Pixels : Par des geeks, pour les geeks


Pourtant, Dead Pixels est une ode aux gamers. Jon Brown, le créateur, est un geek fini. On aime les personnages malgré tout. Surtout, les gamers ont construit leur propre culture, qui n’est pas la culture mainstream. Le quatuor d’héros a donc forcément une distance, voire une indépendance face aux normes sociétales. C’est très bien montré dans le 3e épisode qui reprend le ton des comédies romantiques Hollywoodiennes, mais qui en subvertit absolument tous les codes, y compris le happy end. Il y a aussi un autre épisode où Meg se lance dans un monologue incroyable où elle fustige
le mépris des non-gamers. Pour elle, la réalité du jeu vidéo vaut bien la « vraie réalité », d’autant plus qu’elle est bien plus active et créative dans le MMORPG que dans le monde réel. On est dans la morale inverse de Ready Player One et son « Only reality is real ».

Les gamers qui m’écoutent, vous n’avez jamais eu la sensation que l’espace de quelques heures, la réalité ce n’était pas la Terre ? C’était Warhammer, Gaïa, Nirn, ces mondes qui nous ont tant enchanté… Eh bien, tous ceux et celles qui pensent comme ça, Dead Pixels vous entend et vous salue.


Voilà, pour tout cela, regardez Dead Pixels, c’est fun, c’est à se rouler par terre, les acteurs sont déchaînés. Et on tient enfin, ce que je pense être la première série réaliste sur les gamers.

 

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Quand les fans de séries pètent un câble

Quand les fans de séries pètent un câble

Bonjour les addicts ! Après avoir parlé de problèmes récurrents dans les séries, allant du gosse-boulet qui plombe tout à la disparition inexpliquée de personnages, on s’intéresse aujourd’hui au public. Certaines séries ont eu un effet bizarre sur leurs publics. Au point qu’une grosse communauté de fans a adopté un comportement que les créateurs n’avaient certainement pas prévu. Cette vidéo « Quand les séries pètent un câble » vous propose un top 5 des réactions les plus bizarres des fans (transcript sous la vidéo).

 

 

Transcript :

Bonjour les addicts ! Bienvenue sur cette nouvelle vidéo. J’ai parlé récemment de séries qui ont adopté des choix aussi bizarres que la carrière de Nicolas Cage. Mais il existe des cas où ce n’est pas la série qui délire, mais ses fans. Alors, je vous propose mon top 5 des syndromes, des réactions les plus bizarres qu’a pu avoir un public à cause d’une série. Notre dossier : Quand les séries pètent un câble.

 

Le syndrome Beverly Hills : comment traumatiser son enfant ?


En 5e position : le syndrome Beverly Hills

Des beaux gosses, des belles nanas, du fric, du cul (enfin pas trop…), le soleil californien, les aventures de Brandon et Brenda… sérieux, Brandon
et Brenda… Mais justement, c’étaient des persos tellement cultes, que plein de parents des années 90 ont décidé d’appeler leurs enfants Brandon ou Brenda. J’vous dis pas la gueule quand ils ont vu que leurs enfants ne seraient jamais aussi sexy que Shannen Doherty et Jason Priestley.


Aujourd’hui, on parle davantage du syndrome Game of Thrones, vu que depuis le début de la série, il y a eu une explosion de Daenerys donnés partout. Khaleesi fait aussi fureur chez les nouveaux parents. Ce qui est juste complètement débile vu que Khaleesi n’est pas un prénom, mais un statut, qui désigne la femme du Khal, le chef de guerre Dothraki.

 

Le syndrome Tais-toi et danse : la webcamophobie

En 4e position : Le Syndrome Tais-toi et danse.

Celui-là, moi-même, j’y suis tombé dedans. Le syndrome Tais-toi et danse nous vient de la série Black Mirror, une anthologie SF qui a plus d’une fois laissé son public en PLS, en regrettant le temps béni des Teletubbies.

Dans le 3e épisode de la saison 3, intitulé « Tais-toi et danse », un adolescent subit un horrible chantage : on le force à faire des actes inhumains sous peine de dévoiler une vidéo de lui en train de se masturber devant du porno. Chantage rendu possible grâce au piratage de sa webcam.

Du coup, après l’épisode, beaucoup de spectateurs ont décidé de coller une pièce, un bouton, un billet pour un spectacle de Kev Adams, enfin bref quelque chose d’inutile, sur leur webcam. La masturbation est un sport très dangereux.

 

Le syndrome Les Experts : la série préférée des criminels

En 3e position : le syndrome Les Experts.


Les Experts, série policière qui a cartonné 15 ans sur tous les écrans, nous a donné un aperçu des méthodes de la police scientifique. Il se trouve que Les Experts décrit aussi des méthodes utilisées par des criminels pour effacer leurs traces… ce qui a permis à pas mal de criminels dans la vraie vie d’échapper à la police en reproduisant les mêmes méthodes.

D’ailleurs, il est arrivé une histoire assez énorme à propos du violeur en série Jonathan Haynes. Fan des Experts, Haynes forçait systématiquement
ses victimes à nettoyer toute trace de ses crimes, Jusqu’au jour où une de ses victimes a eu le réflexe d’arracher une poignée de ses cheveux à elle et à les jeter dans la voiture. Et c’est comme ça que la police a réussi à l’arrêter. Détail qui tue : quand on a demandé à la jeune femme, comment elle avait eu cette idée, elle a répondu qu’elle avait vu ça dans un épisode… des Experts.

 

Le syndrome Perry Mason : comment saboter la justice américaine

En 2e position : Le syndrome Perry Mason.

Ah, grande tendresse pour celui-là. Perry Mason est une des premières séries judiciaires. Dans les années 50-60, Perry Mason incarnait l’avocat idéal par excellence : droit, efficace, génial, En fait, il était chiant.

Le public a tellement adoré Perry Mason qu’ils ont cru qu’ils savaient maintenant tout du système judiciaire. Du coup, à l’époque, beaucoup d’accusés ont refusé de prendre un avocat. Parce qu’ils se disaient que pour être acquitté, il suffisait de parler comme Perry Mason.

Mieux, Mason parvenait toujours à forcer le coupable à avouer son crime en plein procès. Du coup, dans certaines affaires de la vraie vie, le jury a carrément condamné des accusés… juste parce que personne d’autre n’avait confessé de crime durant le procès.

 

Le syndrome de l’Ours Ben : un ours c’est tout mimi

Et enfin, mon coup de coeur, en 1re position : le syndrome de l’Ours Ben.

Si vous pensiez avoir atteint les tréfonds de la connerie humaine, je vous prépare une petite surprise.

En 1967, la série Mon Ami Ben, sorte de Flipper le dauphin sans Flipper sans Dauphin mais avec un ours, fait un carton. Au point que un grand nombre d’enfants et adultes se sont dit qu’un ours, sauvage ou pas, c’était tout mignon. En fait, ils se sont pris pour Elmyra dans les Tiny Toons.

Par conséquent, quand une famille voyait un ours, que ce soit en forêt, dans un parc, en réserve, ils pensaient que c’était le même qu’ils avaient vu à la télé, vous savez, le même, celui qui est tout mignon, là.

Du coup, fuck la sécurité, ils s’approchaient trop près des ours et repartaient en saignant de partout.


Cette vidéo sur le sujet « Quand les séries pètent un câble » est terminée, n’hésitez pas à la liker et à partager vos anecdotes en commentaires. Quant à moi, je vous dis à une prochaine vidéo. Salut !

 

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