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Archives de catégorie Cinéma

Tanguy le retour : on connaît la chanson

1 out of 5 stars (1 / 5)
 
Vous avez déjà vu une comédie sans gags ? Eh bien c’est le cas de Tanguy le retour, suite de l’excellent film de 2001, qui avait donné un prénom à toute une génération un peu trop à l’aise dans le nid familial.
 
Le premier Tanguy était corrosif, il tapait avec justesse sur les maux de notre société. On y retrouvait la verve d’Etienne Chatiliez, habitué à la comédie acide, après La Vie est un long fleuve tranquille et Tatie Danielle
 
Point de méchanceté dans Tanguy, le retour. La cruauté qui faisait le sel du premier opus est absente ici.  Dans ce Tanguy 2, le quadra revient à la maison après une rupture amoureuse. Il débarque donc chez ses parents accompagné de sa fille sur le point de passer le bac.
 

Où est passé le comique de situation ?

 
Chatiliez n’est pas parvenu à trouver de nouvelles situations cocasses pour sa suite. Résultat, il reprend les mêmes gags que dans le premier et le spectateur, naturellement, n’est pas surpris. Il manque aussi au casting la regrettée Hélène Duc qui faisait tant rire par ses répliques sarcastiques dans le premier volet. Dans Tanguy 2, les parents ont une amie à la langue de vipère, mais dont les médisances tombent à plat.
 
Quelques surprises surviennent en fin de film, mais c’est trop tard pour le trouver réussi. Surtout, ces soi-disant « surprises » manquent de piquant.
 

Des personnages gâchés

 
Le personnage même de Tanguy a changé pour le pire. En 2001, c’était un charmant garçon qui ne se rendait pas vraiment compte d’exaspérer ses parents. En 2019, il devient un paresseux qui les manipule à coup de chantage affectif. La manipulation que l’on n’osait pas trouver à Tanguy il y a 20 ans s’affiche ici, sans en faire pour autant un personnage jubilatoire.
 
Il y aurait pourtant eu des possibilités de gags aisés : le fait que Tanguy et sa fille parlent chinois aurait pu donner lieu à des doubles dialogues qui auraient une fois de plus fait tourner en bourrique les personnages d’André Dussollier et Sabine Azéma.
 
À ce propos, même ce vieux couple de cinéma – savoureux dans le premier volume – ne parvient pas à faire rire. Les problèmes de prostate de Paul font un running gag vulgaire qui n’apporte rien à la trame.
 
Le couple est fatigué, comme le film. Le film est paresseux, comme son protagoniste. Il se traîne, on le suit les yeux mi-clos. On reste en salle grâce au souvenir du premier film que l’on espère retrouver, sans succès. 
 
Pourtant, Etienne Chatiliez s’y connaît en parents terribles.
 

Les parents terribles au cinéma

On se souvient tous de la famille Groseille dans La Vie est un long fleuve tranquille. Tatie Danielle est devenue un archétype de la méchante grand-mère.

Tsilla Chelton dans Tatie Danielle (1990)

Tsilla Chelton dans Tatie Danielle (1990)

Il existe sans doute comme une tradition des parents cruels en France. Tous les rôles d’Alice Sapritch en témoignent.

 

Alice Sapritch dans Vipère au poing, de Pierre Cardinal (1971)

Alice Sapritch dans Vipère au poing, de Pierre Cardinal (1971)

 
Chatiliez n’oserait-il plus être féroce ?

Une suite qui n’était ni faite ni à faire

 
Tanguy le retour aurait tout simplement dû ne pas sortir. Pourquoi aller gâcher de très bons personnages avec une suite qui non seulement est indigne d’eux mais en plus vient appauvrir leur caractère ?
 
Quant à l’espoir d’un troisième film, mollement suggéré dans la conclusion de Tanguy le retour, il est encore moins souhaitable.
 
 
 
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Mon Inconnue : ma vie sans moi

4 out of 5 stars (4 / 5)
 
Qui aurait cru qu’une rom-com française flirtant avec le fantastique me plairait autant ? Mon Inconnue est en effet l’un des meilleurs films que j’aie vus cette année.
 
 
Il se dégage une telle sincérité de l’ensemble, le couple est si touchant et le tout raconté avec tant de délicatesse qu’il serait un crime de ne pas voir Mon Inconnue en salle.
 
Raphaël et Olivia se rencontrent au lycée et tombent amoureux.
 
François Civil (Raphaël) et Olivia (Joséphine Japy) remarquables dans Mon Inconnue, d'Hugo Gélin (2019)

François Civil (Raphaël) et Olivia (Joséphine Japy) remarquables dans Mon Inconnue, d’Hugo Gélin (2019)

 
Raphaël écrit dans le même temps un roman de SF, Zoltan, super-héros sans peur et sans reproche. Olivia lui inspire un personnage féminin, Shadow, qui combattra avec lui les forces du mal.
 
Olivia, elle, et douée pour le piano. Très douée.
 

Un couple attachant

 
Hugo Gélin prend son temps pour nous présenter ses personnages, et l’on s’attache immédiatement à ce couple d’artistes.
 
Raphael et Olivia grandissent, deviennent adultes, s’installent, sont heureux. Pendant 10 ans.
 
Zoltan a du succès. Le premier roman devient une saga. Raphaël devient donc un auteur de best seller. Le lycéen modeste est devenu un homme imbu de sa personne. Olivia, elle, aurait pu être concertiste mais, selon ses dires, elle « s’est sacrifiée pour son homme. »
 
Elle est malheureuse en couple et Raphaël ne pense qu’à son succès. Dans le dernier opus de sa saga SF, Raphael tue Shadow, son personnage féminin.
 
Il se réveille le lendemain, sans Olivia. Elle a tout simplement disparu de sa vie. Il se rend compte qu’elle est devenue une grande pianiste et lui se retrouve dans une vie médiocre en prof de lettres frustré.
 
Bien sûr, il la cherche. Bien sûr, il y a des complications, dont un autre prétendant vilain pas beau, Marc.
 
 

De bons personnages secondaires

 
Les rôles secondaires de Mon Inconnue sont également très bien écrits. Félix, le meilleur ami de Raphael, charmant et un peu lourdaud, est parfaitement incarné par Benjamin Lavernhe.
 
Raphaël (François Civil) et Félix (Benjamin Lavergnhe) dans Mon Inconnue

Raphaël (François Civil) et Félix (Benjamin Lavergnhe) dans Mon Inconnue

 
 
La petite amie râleuse de Raphaël dans sa vie parallèle bénéficie également de scènes savoureuses. 
 
La grand-mère d’Olivia, jouée avec tendresse et malice par Edith Scob, est aussi un beau personnage.
 
Seul Marc l’impresario est un brin sommaire.
 

Si vous aimez Mon Inconnue

 
Qu’il est agréable de suivre et aimer ce couple dans ces deux vies possibles ! 
 
Mon Inconnue peut rappeler au spectateur une autre rom-com, Un Jour. Dans le film de Lone Scherfig, deux amis devenus amants intérimaires se croisent une fois par an seulement, au jour anniversaire de leur rencontre.
 

Tour à tour, l’un a du succès et l’autre non. La rencontre annuelle nous fait suivre l’évolution des personnages de manière fine et originale.
 
Mon Inconnue verse dans le fantastique et les mondes parallèles. C’est un hommage aux rêveurs éveillés. Il évoque, dans son traitement de la romance et de la mémoire, l’excellent film de Michel Gondry, Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Dans le film de 2004, le personnage de Kate Winslet décidait d’effacer de sa mémoire son ex petit-ami incarné par Jim Carrey (extraordinaire dans ce rôle dramatique.) En effet, elle ne supportait pas d’être quittée par son compagnon et choisissait, via une opération chirurgicale, de l’effacer de sa vie.
 

Mon Inconnue : fraîcheur et mélancolie

 
J’ai cependant eu comme un arrière goût amer en fin de séance pour Mon Inconnue : les deux membres d’un couple ne peuvent-ils pas réussir l’un et l’autre ? Faut-il fatalement que l’un d’eux se sacrifie afin que l’autre atteigne les étoiles ? Sans doute. C’est peut-être le seul aspect réaliste du film.
 
L’impression qui demeure après le visionnage de Mon Inconnue, c’est cette fraîcheur trop rare dans les films français et les rom-coms en général. En effet, les rom-coms donnent souvent l’impression de connaître la fin dès le départ.
 
Bien que la métaphore littéraire de Mon Inconnue soit attendue, la fin du film a l’intelligence de déjouer les clichés genrés. Le côté plan-plan de la 3ème partie des romances habituelles n’a pas lieu ici.
 
Mon Inconnue, dans son élan, sa générosité, sa célébration de l’amour, vous enchantera j’espère comme il m’a enchantée.
 
Si c’est le cas, racontez-moi.
 
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Concours : gagnez 5×2 places pour le film J’veux du soleil !

Marla’s Movies est fier de vous proposer de gagner 5×2 places pour le film J’veux du soleil de François Ruffin et Gilles Perret. Après le succès de Merci Patron, ce nouveau film sur les gilets jaunes est très attendu.

 

Synopsis : « J’ai changé les plaquettes de frein et le liquide de refroidissement. 350 € chez Norauto… » C’est parti pour un road-movie dans la France d’aujourd’hui! Avec leur humour et leur caméra, Gilles Perret et François Ruffin traversent le pays: à chaque rond-point en jaune, c’est comme un paquet-surprise qu’on ouvrirait. Qu’est-ce qui va en sortir ? Des rires ou des larmes ? De la tendresse ou de la colère ? De l’art ou du désespoir ? Les deux compères nous offrent des tranches d’humanité, saisissent cet instant magique où des femmes et des hommes, d’habitude résignés, se dressent et se redressent, avec fierté, avec beauté, pour réclamer leur part de bonheur.

 

 

POUR GAGNER, IL SUFFIT DE RÉPONDRE À LA QUESTION SUIVANTE :


Quel est le nom du groupe qui chante la chanson « J’veux du soleil » ?

Envoyez votre réponse exclusivement à l’adresse suivante avant le mercredi 9 avril 2019, 20 heures :

 

Merci d’indiquer vos nom, prénom et adresse postale dans votre message, et de mettre en objet du mail « Concours J’veux du soleil. » Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants ayant bien répondu.

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Retrouvez d’autres concours sur ledemondujeu.com et jeu-concours.biz/
 
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