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La Reine des neiges 2 : du réchauffé ?

2 out of 5 stars (2 / 5)

Suite très attendue du premier, La Reine des Neiges 2 promettait beaucoup. A l’arrivée, ce sequel semble avoir bien du mal à égaler le film qui l’a précédé. Ziggy nous dit pourquoi en vidéo ! (Transcript ci-dessous)

 

Transcript :

Salut les nullards, c’est Ziggy ! Aujourd’hui, je vous parle de La Reine des neiges 2. Alors, au départ, quand on m’a dit :

– CLÉMENT : Hey Ziggy, tu veux voir La Reine des neiges 2 en VF ?

– ZIGGY : Euh… j’peux pas, j’ai aqua-poney.

La Reine des Neiges 2 : un festin visuel

Bon, pour être honnête, il faut dire que Disney, c’est souvent très beau. Et La Reine des Neiges 2, c’est beau. Le numéro 2, c’est un vrai festin visuel rarement égalé en animation au cinéma. Mention spéciale pour le cheval magique d’Elsa à la fin du film.

Le pouvoir des éléments n’est pourtant pas évident à mettre en scène. Surtout celui de l’eau. Mais Disney avait déjà réalisé cette prouesse
avec Vaiana.

Des chansons trop ostentatoires

Ce qui m’avait le plus séduit dans le premier épisode, c’était la voix de Idina Menzel, qui chante la fameuse chanson « Let It Go ». Kristen Bell, l’héroïne de Veronica Mars, se débrouillait aussi très bien. Alors dans le numéro deux, ça chante beaucoup aussi.  En fait, ça tombe bien, j’aime les comédies musicales quand elles sont réussies. Et parfois, les studios Disney font du bon travail de ce côté là. Mais il y a un problème.

Voilà ce qui me gêne : les chansons, dans leurs thématiques et leur ton, sont un copier/coller des chansons du premier épisode. Les deux sœurs sont éprises de liberté, Olaf est là pour faire marrer la galerie. Surtout, On a l’impression que les chansons ont été écrites pour être chantées par les candidats de The Voice, histoire d’épater la galerie.

Un scénario trop sage

Bon, dans La Reine des neiges 2, y a pas que les chansons qui clochent, malheureusement. Il y a aussi un problème de scénario. La recherche des origines et la menace qui pèse sur la forêt voisine du royaume d’Arandelle auraient pu donner une très bonne histoire, une sorte de pamphlet écologique comme Princesse Mononoké.

Si vous aimez les princesses guerrières qui sont conscientes de l’importance de la nature, vous pouvez revoir le premier épisode de La Caverne de la Rose d’or. Mais revenons à La Reine des neiges 2.

La guerre qui oppose les habitants d’Arendelle et les Northuldras était l’occasion d’une critique en creux de la soumission des Indiens par les Américains. Il faut dire que Disney n’a jamais été très doué avec la critique de l’Amérique ou de la société de consommation. En même temps, La Reine des neiges 2, c’est aussi l’occasion de vendre des tas de robes pour les petites filles et plein de Olaf en peluche…

La Reine des Neiges 2 plus conservateur que le premier ?

C’est dommage, parce que le premier épisode était vraiment progressiste. Les deux sœurs se sauvaient l’une l’autre, pas besoin de prince charmant. Dans le numéro 2, on retrouve des personnages forts féminins. C’est dommage que le film insiste un peu trop sur l’importance du mariage, comme s’il fallait rattraper le progressisme du premier film et rassurer les con-servateurs.

Un humour trop inégal

Ce deuxième opus est plus sombre que le premier, et pourtant c’est l’humour qui tire son épingle du jeu. En effet, on retient surtout du film la chanson de Christof, qui n’est pas sans rappeler les clips ringard des années 80. Olaf fait toujours rire, bien sûr. Enfin, je dis ça, mais l’un de ses principaux gags est en réalité pompé sur Shrek 2, où le personnage de l’âne fait également suer pendant un long voyage. Voilà pourquoi je pense que La Reine des neiges 2, c’est quand même un peu… du réchauffé.

Par contre, Le résumé parodique d’Olaf du premier épisode est poilant, et prouve que les studios Disney savent enfin se moquer d’eux-mêmes. En même temps, le mieux, c’est de regarder Il Était une fois, vous aurez de la parodie tout du long, avec en prime un prince debile qui vaut le détour.

On est toujours dans l’autodérision quand Elsa, au cœur du film, voit le récit de sa propre histoire sous forme de statues de glace. Mais ce passage où elle revit les principales scènes de son existence se trouvait déjà dans un excellent film pour enfants, L’Histoire sans fin. En effet, Atreyu le guerrier voit sur son chemin, dessinée sur un mur, la fresque qui raconte ses aventures.

Pour le spectacle, seulement

En bref, La Reine des neiges 2, c’est quand même du beau spectacle, même si j’étais pas convaincu. Alors allez-y, faites-vous une idée !

 

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Jeune Juliette d'Anne Émond

Jeune Juliette : bienvenue dans l’âge ingrat

3 out of 5 stars (3 / 5)

Jeune Juliette est un teen movie québécois d’un charme et d’une drôlerie irrésistible. Retrouvez la critique (sans spoilers) de Ziggy sur ce petit bijou qui rafraîchit le paysage saturé des films ado ! (Transcript sous la vidéo)

 

Transcript :

Salut les nullards, c’est Ziggy ! Alors, l’autre jour, j’ai été à une projection à l’aveugle. Mais qu’est-ce que c’est que ça ? En fait, une projo à l’aveugle, ça veut dire que je ne savais pas quel film j’allais voir. Du coup, j’ai vu un film québécois. Heureusement, il y avait les sous-titres en français. Parce que c’est un peu comme pour les films de Ken Loach. Mais oui, vous savez, ils sont en anglais sous-titrés… en anglais. Parce que même les rosbifs, ils comprennent rien à l’accent écossais.

Un teen movie québecois sous nos latitudes

Bref, vous voulez sûrement savoir quel film j’ai vu. Alors, ça s’appelait Jeune Juliette. Si je résume, Jeune Juliette, c’est une nana de 14 ans un peu trop intelligente pour son âge, qui vit avec des ploucs. Heureusement qu’on m’avait rien dit sur le film, parce que…

– CLÉMENT : Hey, Ziggy, tu veux voir un teen movie québécois ce soir ?

– ZIGGY : Heu… J’peux pas, j’ai aqua-poney.

Alors une fois qu’on est dans la salle, c’est dur de se barrer, parce qu’y fait noir, on y voit que dalle. D’ailleurs, une marionnette qui s’enfuit d’un ciné des Champs Elysées, c’est pas discret… Du coup, j’ai r’gardé le film, y avait
qu’ça à faire. Eh ben c’était pas mal, et même pas maaaal du tout.

Jeune Juliette : une héroïne hors des canons habituels

Juliette, c’est une nana un peu ronde et ultraaaaaa complexée… Comment ça j’ai déjà parlé de ce film ? Mais non, mais non, mais ça c’était un film Netflix avec Amy Schumer.

Tout est sincère et tout sonne juste dans Jeune Juliette. En effet, l’héroïne, sa meilleure amie Léanne, sa bande de potes pas populaires mais vachement cools, la famille à côté de ses pompes, les cons du lycée… tout est plus vrai que nature. Y compris Liam, le mec soi-disant sexy du lycée qui chante comme une pioche.

Juliette, elle est un peu comme l’ado dans Le Monde de Charlie, y a que son prof de français qui l’aime.

A bien y réfléchir, c’est rare de voir des filles au cinéma qui ne correspondent pas aux canons habituels. Car la dernière fois que j’en ai vu une dans un film d’ados, c’était Dawn dans Bienvenue dans l’âge ingrat, en 1995, autant vous dire que ça date. L’héroïne, elle aussi, elle craque pour un chanteur nul, et son pote subit l’homophobie locale.

Anne Émond se tourne vers la comédie

Ah, et puis les réalisatrices, c’est pas fréquent non plus. Anne Émond propose une comédie. Ça doit lui changer. Parce qu’il Faut voir ses deux précédents films. Y a eu Nelly, qui parlait de l’écrivaine québécoise Nelly Arcan… qui s’est suicidée. Ensuite, Les Êtres chers, un mec qui fabrique des marionnettes – si si – et qui se pose des questions parce que son père s’est… suicidé.

D’excellentes influences

La réalisatrice a dit qu’elle avait beaucoup aimé Lady Bird. Dans le film de Greta Gerwig, il s’agit aussi d’une jeune fille qui s’ennuie dans son bled natal, et qui rêve de New York City. Au final, Jeune Juliette nous donne une nouvelle version de la morale de Judy Garland : « On n’est jamais mieux que chez soi ».

Une autre morale de Jeune Juliette tient dans une réplique du film :

Faudrait peut-être apprendre à aimer les gens qui vous aiment, et arrêter de courir après ceux qui vous aimeront jamais. 

C’était le même principe pour le type de La Face cachée de Margo, qui courait après Margo, insaisissable, et qui grandissait en route. Bon, d’accord, l’auteur de La face cachée de Margo, c’est le même que pour Nos Étoiles contraires. Mais La Face cachée de Margo, c’est vachement mieux.

C’est dur de trop en dire sans spoiler. Alors, on va dire que si vous aimez rire, si vous aimez Juno et les couleurs jaune et rouge, les films de John Hughes et les dialogues de Daria, vous allez adorer Juliette et ses potes.

 

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TOP 10 2019 : les meilleurs films de l’année

Chers amis cinéphiles, je n’ai pas été sage cette année. En effet, je n’ai pas vu assez de films. Est-ce parce que j’ai succombé aux sirènes de Netflix et que j’ai regardé plus de séries que de raison ? Je ne sais pas. En fait, il y a une réponse triste et simple à la question de mon absence en salles : trop peu de films m’ont tentée. Car j’ai beau avoir ma fameuse carte, habiter tout près du Louxor qui est une sorte de paradis posé en plein Barbès, j’ai beau avoir ce blog… Et je l’ai mis de côté, ce blog, pour cause de travail, car j’ai besoin de cinéma plus que de pain. Mais si je n’ai plus de pain, difficile d’aller au cinéma…
 
 
Le Louxor cinéma à Paris

Le Louxor, l’une des plus belles salles de cinéma de Paris

 
Donc, trop peu de films m’ont tentée. Pourtant, j’aime me nourrir de documentaires et de films d’auteur. Hélas, h’ai vu trop peu de films de la deuxième catégorie et pas un seul, je crois, du premier, si ce n’est sur Arte ou en rattrapage sur YouTube. Le dessin animé un peu rare J’ai perdu mon corps me tentait sans que j’ai le temps de le voir, par exemple.
 
Est-ce moi qui ne consomme plus le cinéma de la même manière ? Pourtant, j’en ai besoin de mon moment en salle, au point que cela me manque, quand, pendant une semaine, je m’occupe à autre chose.
 
 

2019 : une année terne pour le Cinéma ?

 
Cette année, parce que j’avais moins de temps à dédier au cinéma, j’ai décidé de ne pas trop le perdre. Ainsi, je me suis consacrée à plusieurs chefs-d’œuvre. J’ai par exemple vu pour la première fois Chinatown la semaine dernière. Moi qui ne suis pas très branchée film noir, J’ai été très séduite par celui-là. Alors, j’ai voulu voir des vieux films dont tout le monde parlait, des grands films contemporains conseillés par mes copains blogueurs. Si bien que j’ai vu moins de films sortis cette année. Et je vais écrire ce poncif qui dit que 2019 a été une année un peu morne pour le cinéma, puisque je le pense.
 
Certains films qualifiés de grands, toujours par mes copains blogueurs ou par des critiques de bon ton, m’ont laissée de marbre, notamment le dernier Tarantino. Pire, je n’ai pas été submergée par la vague d’enthousiasme autour du fameux Parasite, que j’ai trouvé bien fait sans être le chef-d’œuvre annoncé partout.
 
Non seulement je n’ai mis qu’une seule caméra d’or cette année, mais même mes flops sont un peu délavés. Pour tout dire, je n’en ai même pas 10 dans ma liste, quand j’aime tant à l’habitude être virulente sur les très mauvais moments passés dans mon endroit favori. Aussi, je ne ferai peut-être même pas de flop 10 cette année. Mais je fais tout de même un top 10, car ce serait triste de ne pas le faire après cinq ans de ce blog que j’aime tant et où j’ai hélas brillé par mon absence justement cette année. D’aucuns diront que mon top n’a rien d’extraordinaire. C’est exactement ce que je pense de 2019 en matière de cinéma. Voici donc mon TOP 10 2019 cinéma :
 
 

10. Stan et Ollie, de Jon S. Baird

 
Laurel et Hardy sont des artistes que l’on croit connaître. Le biopic sorti cette année (écrit par Jeff Pope, le scénariste de l’excellent Philomena) vous prouve le contraire. Même si l’on devine le clown blanc sous l’Auguste, On ne sait que trop peu la mélancolie des deux comiques les plus célèbres du cinéma. Émouvant, bien interprété, sobre et juste, Stan et Ollie était une bonne surprise.
 
Stan & Ollie de Jon S. Baird
 
 
 

9. Deux Moi, de Cédric Klapisch

 
Cela faisait longtemps que Klapisch ne me séduisait plus. Il faut dire que je n’ai jamais accroché à la fameuse série Dix pour cent, et que je suis, comme beaucoup, nostalgique de L’auberge espagnole et surtout d’Un air de famille. Deux moi m’a réconciliée avec Klapisch.
 
Parce que ce film, qui devrait être une romance mais n’en est pas une, nous rappelle que le couple, c’est d’abord deux personnes distinctes, singulières, qui auraient dû se rencontrer beaucoup plus tôt mais que le destin a unis au bon moment. Ça parle aussi psychanalyse, l’une de mes marottes, et puis il y a Camille Cottin dedans. Je suis amoureuse d’Ana Girardot depuis… et de François Civil depuis cette année. Deux amours en un seul film, c’est presque trop beau. Et ce film-là l’est, sans aucun doute.
 
Deux moi de Cédric Klapisch
 
 

8. Sibyl, de Justine Triet

 
Bon, ça parle encore de psychanalyse. Et l’interprétation est impeccable. Cette histoire de névrose, d’entraide féminine et du complexe d’acteur donne un très bon film, l’une des bonnes de surprises de cette année.
 
Sibyl de Justine Triet

LA CRITIQUE DU FILM

 
 
 

7. Mon inconnue, de Hugo Gélin

 
Quel plaisir de découvrir François civil dans ce film à mi-chemin entre la comédie romantique et la SF ! Il fallait oser. Pourtant, le pari est réussi.
 
 
Mon inconnue de Hugo Gélin

LA CRITIQUE DU FILM

 
 

6. Sorry we missed you, de Ken Loach

 
Le film de Ken Loach (sur un scénario de son fidèle comparse Paul Laverty) était définitivement la perle de Cannes. Si l’on parle à tout-va d’uberisation dans les médias et dans les milieux politisés, rien de tel que Ken Loach et sa caméra brute pour montrer à quel point ce livreur, ce chauffeur, ce mec que l’on ne connaît pas, se bat tous les jours dans un travail qui lui coûte, ironiquement, beaucoup d’argent, et peut-être sa vie. La claque de cette année, indubitablement.
 
Sorry We Missed You de Ken Loach

LA CRITIQUE DU FILM

 
 

5. Joker, de Todd Phillips

 
C’est l’histoire d’un homme désespéré qui devient criminel. Joaquin Phœnix reprend le rôle du joker avec un talent épatant. La caméra de Todd Phillips le suit dans son parcours d’antihéros, et l’on vibre à chaque instant devant ce pauvre type devenu assassin dans une société malade. Un film prenant et ultra-référencé.
 

 
 
 

4. Marriage Story, de Noah Baumbach (Netflix original)

 
J’étais jusqu’ici extrêmement sévère avec Noam Baumbach. En effet, je m’ennuyais ferme devant ses films, qui incluaient déjà Adam Driver. Mais cette fois, c’est comme s’il avait été touché par la grâce. Beaucoup de Bergman, beaucoup de Woody Allen (dont Bergman était l’un des modèles). La même trame que Kramer contre Kramer, des seconds rôles brillants en plus. Scarlett Johansson est bouleversante, Adam Driver est très convaincant. En fait, Marriage Story, c’est un peu le Scènes de la vie conjugale de 2019.
 
Marriage Story de Noah Baumbach
 
 

3. La Mule, de Clint Eastwood

 
Les films de Clint Eastwood sont toujours des événements pour moi. La Mule est à nouveau un très bon film où le réalisateur fait preuve de tout son talent. Ce vieux type devenu un peu malgré lui la mule d’un cartel de drogue mexicain est attachant et toujours juste. Vous connaissez beaucoup de road movies émouvants, vous ? Si vous doutez, vous devez voir La Mule.
 
La Mule de Clint Eastwood

LA CRITIQUE DU FILM

 
 

2. The Place, de Paolo Genovese

 
Difficile de vous vendre cet excellent film sans trop en dire, alors je serai brève. Un huis clos fantastique avec une galerie de personnages criants de vérité: tantôt lâches, tantôt salauds, tantôt faibles. Un gars mystérieux dialogue avec eux et leur fait d’étranges propositions. Au final, une anatomie des rapports humains et de notre responsabilité au monde.
 
Philosophique et passionnant.
 
The Place de Paolo Genovese

LA CRITIQUE DU FILM

 
 
 

1. Ma vie avec John F. Donovan, de Xavier Dolan

Je sais que je vais m’attirer les moqueries et peut-être les foudres de certains en mettant ce film de Dolan à la tête de mon top (sachant que j’ai trouvé Matthias et Maxime très mauvais.) Il faut dire que Ma vie avec John F. Donovan a franchement divisé à Toronto lors du festival et aux États-Unis à sa sortie. Le thème du film : il est difficile de comprendre un artiste quand on n’en est pas un.
 
Ma vie avec John F. Donovan de Xavier Dolan

LA CRITIQUE DU FILM

 

Et vous, quel est votre top 10 ? Dites-le en commentaire !
 

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Star Wars 9

Star Wars 9, L’ascension de Skywalker : comment Disney a tué la saga ?

2 out of 5 stars (2 / 5)

 

Marla’s Movies vous parle de Star Wars 9 L’Ascension de Skywalker qui clôt la fameuse saga. Star Wars 9 analyse -t-il les conséquences des problèmes des 2 précédents films ou non ? Ziggy revient sur l’influence négative de Disney sur le film dans cette vidéo (transcript ci-dessous).

Transcript :

J’ai une confession à vous faire. Je suis le fils caché de Chewbacca.

Salut les nullards, c’est Ziggy. Aujourd’hui, je vous parle de Star Wars 9, L’Ascension de Skywalker, qui vient clore la fameuse saga dont la légende a commencé en 77. Je n’avais pas aimé Star Wars 8 : Les derniers Jedi  (même si mon co-rédacteur Clément l’a bien défendu)

 

Une très bonne première heure

C’est pourquoi la première partie de Star Wars 9, L’Ascension de Skywalker, m’a agréablement surpris. On retrouve les anciens personnages mêlés aux nouveaux, ça fait plaisir ! Et on est curieux de connaître le destin des nouveaux héros.

Mais malheureusement, ça se casse la gueule dès la deuxième partie. On s’amuse bien pendant une heure, on est presque enthousiaste, et puis Disney reprend le dessus. Attention les potes, c’est 100 % spoilers à partir de maintenant.

Star Wars 9, L’ascension de Skywalker : Disney s’enferme dans une narration aseptisée (attention : spoilers à partir d’ici)

Ça y est ? Vous êtes barré(e)s ? Très bien !

Alors, la première déception du film, c’est le premier face-à-face entre Rey et Kylo Ren. L’objet de la bataille, c’est un vaisseau dont Chewie est prisonnier. Ren et Rey se battent comme des gosses, jusqu’à l’explosion du joujou. On croit un moment à la mort de Chewbacca, si si.

Mais c’est sans compter le défaut épouvantable de Disney des dernières années : l’impossibilité de prendre une vraie décision narrative qui tue un personnage. Et surtout que cette mort fasse vraiment sens dans la trame générale. Pour ceux qui ont vu La Reine des neiges 2... attention, c’est encore un spoiler, Olaf « meurt » à la fin de La Reine des neiges 2… mais en fait non. il meurt pas vraiment, il disparaît pour mieux revenir.

Disney a du mal depuis quelques années à tuer ses personnages. Non pas que la mort d’Olaf aurait eu un grand sens dans La Reine des neiges 2, le scénario étant justement le point faible de la suite. Il aurait tout au plus provoqué un choc émotionnel chez les enfants, et peut-être les plus grands, sans avoir la grandeur de la disparition terrible au cœur de Vice-Versa

 

Star Wars 9, L’ascension de Skywalker : une guerre sans morts ?

En bref, Disney ne sait plus raconter quelque chose d’essentiel : l’irréversible. C’est assez ironique que pour cette fin, Disney ne sache pas raconter la finitude. Le définitif. Le on part et on ne revient pas. La mort pour de vrai.

Pourtant, c’est une « guerre des étoiles » pas vrai ? Mais y a un problème. Vous avez déjà vu une guerre sans morts, vous ? Euh si y a un mort dans un vaisseau, on connaît pas son nom, on sait pas qui sait, on s’en fout royalement.

À aucun moment un personnage-clé ne meurt dans ce film, ne serait-ce que pour montrer de la dangerosité de la guerre, la cruauté de l’Empereur. Oui, parce que l’Empereur revient, ils avaient pas d’idée pour un nouveau méchant, ils en ont repris un vieux.

Les morts dans Star Wars 9, L’Ascension de Skywalker ne sont jamais véritables : Chewbacca ne meurt pas vraiment, la mémoire de C3PO revient quand même. Ren, qui devrait se faire tuer par Rey au cœur du film est finalement soigné par elle. Rey est censée mourir aussi à la fin de Star Wars 9, L’Ascension de Skywalker, mais elle est sauvée in extremis par Ren, finalement passé du bon côté. Ce bond en arrière est d’autant plus frustrant que Rogue One : A Star Wars Story, spin-off de la saga, n’avait pas reculé devant un body count de héros très élevé (et une héroïne bien plus ambivalente).

Ajoutez qu’entre la résurrection de Rey et la mort de Ren, on a droit à un baiser franchement ridicule.

 

Disney refuse la modernité des méchants jubilatoires

Si Disney avait été logique, et avait accepté une tendance moderne plutôt bienvenue, Rey serait devenue la nouvelle méchante de la saga. Rey aurait commis l’erreur que Luke ne n’a pas commise dans sa jeunesse, elle serait devenue une méchante passionnante. Au lieu de cela, elle reste lisse et fade de n’avoir jamais commis d’erreur depuis son introduction dans le 7e volet.

Elle apparaît dans le numéro 9 comme une sorte de super héroïne, jamais blessée, jamais dans l’erreur, jamais humaine en somme. Résultat, on ne s’attache jamais à elle. A aucun moment, on avait peur pour elle, et c’était fatal à son personnage.

 

Le trope du héros (ou de l’héroïne) orphelin

Pourtant, les scénaristes ont voulu faire de Rey un personnage intemporel et universel. Notamment, elle revendique d’être née nulle part, et donne l’impression de s’être engendrée toute seule. Le héros sans origine, c’était déjà une marotte chez Shakespeare, dans Macbeth ou Coriolan. C’est une habitude qu’on trouvait déjà chez les Grecs.

Anakin Skywalker. Anakin était présenté par sa mère comme n’ayant pas de père, au point qu’elle apparaissait comme une vierge qui l’avait enfanté par l’opération du Saint-Esprit. En même temps, le Héros orphelin, c’est aussi un grand classique de la littérature et du cinéma. Et c’est là que j’en arrive à un second grand défaut de Star Wars 9 L’Ascension de Skywalker

 

Star Wars 9 : L’ascension de Skywalker, échoue là où Harry Potter a réussi

L’orphelin le plus célèbre de ces dernières années en fiction, c’est Harry Potter. Eh bien Rey et Harry Potter ont plein de choses en commun. Harry Potter non plus ne tombe jamais du côté obscur, pourtant, il y aurait de quoi. Mais non, Harry reste droit dans ses bottes tout au long. C’est ce qui fait dire à certains fans que finalement c’est l’un des personnages les moins intéressants de la saga Potter, comparé notamment à Rogue, dont l’ambivalence est passionnante.

Vous remarquerez surtout que la toute fin de Star Wars 9 : L’Ascension de Skywalker est très proche de la fin d’Harry Potter : dans les deux cas, le héros et l’héroïne sont « réveillés par les personnages aimés qui ont disparu mais vivent encore dans leurs coeurs ».

Si vous vous souvenez de Harry Potter et la Coupe de feu, à la fin, ça ressemble carrément à un duel de sabre laser sauf que ça se passe à coup de baguettes magiques. D’accord, J.K. Rowling avait repris des tropes de Star Wars, tout comme elle avait repris des archétypes de l’univers du Seigneur des anneaux, Gandalf en tête.

Voilà un autre parallèle qu’on peut faire avec Harry Potter : dans la guerre de Poudlard, au moins, on tremble pour les personnages. Et on fait bien. J. K. Rowling n’hésite pas à les tuer, y compris des personnages-clés, ne serait-ce que pour montrer l’horreur de la guerre et le courage de ses héros.

Rien de tout cela dans Star Wars 9 L’Ascension de Skywalker. On n’a pas le temps de s’attacher à Ren – il faut dire que le charisme de hamster d’Adam Driver n’aide pas. De toute façon, sa mort apparaît comme tellement ridicule qu’elle n’a pas vraiment d’impact. Et puis il meurt en se sacrifiant pour l’héroïne, apparemment par amour et en dernière minute, alors on est pas traumatisés.

Et c’est bien le problème. Disney ne veut pas traumatiser ses spectateurs. C’est ce qui plombe ses films récents. Il faut l’impulsion positive de Pixar pour que Disney tente de vrais risques et les assume.

 

Pour le grand spectacle (et encore…)

Bref, comme toujours avec Disney, vous pouvez aller voir Star Wars 9 : L’Ascension de Skywalker pour le grand spectacle qu’il propose. C’est tout de même du grand divertissement.

Mais Star Wars 9 : L’Ascension de Skywalker a l’air de donner raison à ces intellos un peu conservateurs qui ont peur que Disney ne prenne effectivement le monopole de toutes les fictions au cinéma et ailleurs. Une homogénéisation générale des histoires. Plus de surprises, plus de chocs, plus de scènes qui vous feront violence au cinéma et dont vous parlerez pendant des heures à vos amis, vos collègues, à tous ceux qui auront vu le même film que vous.

C’est peut-être ça la magie de Disney : la faire disparaître, pour de vrai.

 

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Joker

10 films et séries à voir après Joker

4 out of 5 stars (4 / 5)

Vous avez aimé Joker ? Moi aussi ! Pour faire durer le plaisir, je vous propose une sélection de films à voir après Joker. Mais aussi de séries à voir après Joker. Si vous avez aimé le film de Todd Phillips, l’interprétation de Joaquin Phoenix, et la brillante origin story sur le grand ennemi de Batman, vous aimerez ce nouveau numéro de Ziggy crève l’écran (Transcript ci-dessous) :

 

Transcript : 

Salut les nullards, c’est Ziggy ! Aujourd’hui, je vous parle du phénomène d’octobre 2019. On l’attendait tous. Il est enfin là. Le Joker !

Alors y a plein de youtubeurs qui vous ont déjà dit tout ce qu’ils pensaient du Joker, en bien, en mal, en pas terrible, en ça dépend des jours. Moi, aujourd’hui, je parle des films que vous pouvez voir après Joker si vous avez aimé.

Alors, le Joker, c’est un type qu’on pourrait croiser tous les jours dans le métro : il fait la gueule, il a un rire flippant, il porte des fringues dégueu. Comment expliquer un tel succès pour ce clown tueur, ennemi juré de Batman ? Déjà, les clowns effrayants ont le vent en poupe au cinéma en ce moment, avec le retour du Ça de Stephen King sur les écrans.

C’est parce que, justement, le film, le Joker, a su mêler des questions d’actu à de multiples références au cinéma, qu’il a séduit à la fois les cinéphiles et les amateurs de films grand public. Alors évidemment, en regardant Joaquin Phoenix, dur dur de pas le comparer aux autres Joker vus au cinéma. Non, pas Jared Leto, celui-là, on n’en parle pas.

Pour sa description de la folie/du génie clinique : Vol au-dessus d’un nid de coucou et Amadeus

Le Joker de Heath Ledger est resté une référence fabuleuse, bien sûr. Joaquin Phoenix a l’air de faire une composition à mi-chemin entre Heath Ledger et Jack Nicholson. En plus, le fait que le film commence et se termine dans un hosto psychiatrique rappelle l’excellent film de Milos Forman, Vol au-dessus d’un nid de coucou, avec un certain… Jack Nicholson.

Son perso dans le film de Forman, un mec pas fou qui veut juste éviter la taule, se rend compte des mauvais traitements subis par les malades dans les asiles.

Par le même réalo, Milos Forman, on peut aussi penser à Amadeus, qui commence et se termine aussi à l’asile. Et puis le héros du film a un drôle de rire, aussi.

Pour la mise en scène et l’obsession de la mère : Shining et Psychose

Toujours pour Jack Nicholson, Todd Philips propose plusieurs références à Shining, surtout côté décors et ambiance : le papier peint, la moquette de la maison du Joker et de sa mère… rappellent la fameuse moquette de Shining, dans l’hôtel. La mère, d’ailleurs, n’est pas sans rappeler la mère d’Anthony Perkins dans Psychose, un autre film d’horreur. Et c’est la véritable obsession du héros dans les deux films.

Pour la révolte populaire et la corruption d’une ville : V pour Vendetta et Sin City

Joker peut rappeler le ton et le propos de V Pour Vendetta. V pour Vendetta, c’était d’abord une BD anti-Thatcher, elle a été adaptée en film en 2006 avec beaucoup de talent. Vous reconnaîtrez dans les deux films le peuple qui reprend le masque du héros en guise de révolte contre un système corrompu et un certain goût pour l’anarchie.

Mais attention, V est un vrai héros national, c’est un rebelle juste. Alors que le Joker, c’est juste un criminel fou furieux.

Si vous aimez les héros qui symbolisent la corruption d’une ville et une esthétique sombre façon BD, vous avez aussi Sin City : personnages désabusés, politiciens véreux, criminels sadiques dans une ville au bord de l’apocalypse. On retrouve tous ces ingrédients dans Sin City.

Pour l’esthétique moderne du film de super-héros : Incassable

Dans Joker, Todd Philips adopte une esthétique ultra réaliste plutôt qu’une esthétique BD, à part à la toute fin du film avec le costume du Joker.

C’était un peu le cas dans Incassable de Shyamalan. Le réalo avait choisi une esthétique plutôt grise, avec quelques touches de couleurs primaires pour rappeler la bande dessinée.

Surtout, un moment du film, le Joker déclare :

« Toute ma vie, je n’étais pas sûr d’exister ».

C’est exactement le même sentiment d’Elijah dans Incassable :

« Maintenant que nous savons qui tu es, je sais qui je suis »

 

Pour les comiques désespérés : Man on the Moon, Kidding, et La Quatrième Dimension (2019)

Eh ouais, pas facile de trouver sa place pour un comique qui fait pas rire. La dimension désespérée de Joker peut faire penser à Jim Carrey dans le très bon biopic d’Andy Kauffman, qui provoque le rire, mais surtout le malaise. Ça s’appelle Man on the Moon. Si vous préférez les séries aux films, vous pouvez regarder Kidding, toujours avec Jim Carrey, qui parle aussi d’un comique dépressif.

Sur le même thème, plus récemment, Jordan Peele, le mec de Get Out, nous a offert un épisode de Twilight Zone (2019) sur un comique prêt à tout pour faire rire, avec des conséquences terrifiantes.

Voilà, j’espère que cette vidéo sur Joker vous donnera envie de quitter ce petit écran pour le plus grand. Si vous aussi, vous pensez à des films et des séries qui rappellent Joker, allez-y, commentez, ça nous fera plaisir !

 

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