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Amanda : novembre

3 out of 5 stars (3 / 5)

J’ai déclaré à un ami, un jour : « Le mois le plus déprimant de l’année, c’est septembre. » Je lui décrivais cette sensation étrange du retour de vacances où l’on retrouve un Paris blanc après le bleu estival. Je pensais aux cahiers, aux crayons, aux murs de l’école qui ne changeaient jamais, que l’on soit en face du bureau ou derrière lui.

J’étais très fière de ma réponse, comme si ça avait la moindre importance d’argumenter sur le mois le plus navrant de l’année. Je lui demandais en retour quel était le mois qu’il trouvait le plus triste. Il répondit de sa voix discrète : « novembre. »

Il dit ça comme une évidence. Peut-être qu’il avait tant observé et écouté les gens qu’il se rendait compte que ce mois-là était plus lourd que les autres.

Il a quelque chose, ce mois de novembre. Il n’est pas gris, non, il est blanc, comme le brouillard enneigé que j’ai vu ce matin en allant au bureau.

Le mois glacé de 2015, pour moi c’était janvier. Je commençais tout juste d’être journaliste, et voilà que plusieurs de mes collègues mouraient d’avoir un peu trop ouvert leur plume.

Ceux qui restent

Le 13 novembre fut un drame pour nous tous, mais surtout pour quelques-uns. Et l’on oublie ces quelques-uns dans le deuil national.

Il y a ceux qui se prennent une balle et d’un coup ne souffrent plus du tout. Et puis il y a ceux qui restent. Amanda est de ceux-là.

Amanda, c’est la petite fille qui sera orpheline au lendemain du 13 novembre. Même si le film de Mikhaël Hers porte son nom, c’est bien sur son oncle, David, que le long-métrage se concentre.

On n’est pas sérieux quand on a 24 ans et on le devient soudainement en pareilles circonstances. Amanda a sept ans et elle est plus sage que lui.

Mikhaël Hers a la finesse de soigner son exposition, de montrer la famille de David et de sa soeur, Sandrine, victime du terrorisme. Cette famille est complexe, comme beaucoup d’autres, et bien loin du conformisme des feuilletons. Il s’agit presque d’une famille dysfonctionnelle que la mort vient ébranler, et peut-être pas d’une mauvaise manière.

Film sur le deuil, une époque qui bascule et l’espoir qui revient, Amanda est comme son héros, David : il ne paye pas de mine mais s’avère formidable si l’on prend le temps de s’y arrêter.

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Marla

Ancienne prof de cinéma en fac, je partage sur Marla's Movies mes analyses de films depuis 2014. Je sais parler de Shakespeare et de Harry Potter dans la même conversation. Je pleure devant les vieux films français et les animations Pixar. Venez discuter cinéma et séries, je vous aime d'avance.

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